mardi 11 novembre 2025

Culture et Tourisme : Pobè, première escale de l’Agence de Sauvegarde de la Culture Yoruba.

 



Créée par décret n°745 du 31 janvier 2024, l’Agence de Sauvegarde de la Culture Yoruba (ASCY) a entamé une tournée de vulgarisation de ses missions et attributions dans les communes de l’aire socioculturelle Yoruba. La première étape de cette campagne de sensibilisation s’est tenue ce lundi 10 novembre 2025 à Pobè, dans la salle de conférence de la mairie, en présence du Maire Simon Adébayo Dinan, des élus communaux, des acteurs culturels et touristiques ainsi que des têtes couronnées de la localité.


Pobè ouvre le bal


Conduite par son Directeur général, Aboudou Fatai Fadeyi, la délégation de l’ASCY a présenté aux participants les grandes orientations de l’agence, ses objectifs et ses attentes vis-à-vis des collectivités locales.

Fidèle à son engagement pour la promotion culturelle, le maire Simon Adébayo Dinan a salué l’initiative et exprimé sa fierté de voir Pobè être la première commune à accueillir la mission « Nous sommes totalement en phase avec la vision du Chef de l’État. Depuis 2020, nous avons formé des guides touristiques, convaincus que la culture et le tourisme peuvent révéler notre commune », a déclaré le maire Dinan. Il a également réaffirmé la disponibilité du Conseil communal à accompagner l’agence dans la mise en œuvre de sa mission de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.


Une vision présidentielle pour le patrimoine


Le Directeur général Aboudou Fatai Fadeyi a, pour sa part, salué les efforts du maire et du conseil communal en faveur de la culture. Il a rappelé que la création de l’ASCY traduit la volonté du Président Patrice Talon de faire de la culture un levier stratégique de développement.

Selon lui, l’agence travaillera avec les communes et les acteurs locaux pour identifier, préserver et promouvoir le patrimoine culturel immatériel des peuples Yoruba et apparentés. Des missions concrètes et inclusives. Le Directeur du patrimoine culturel immatériel, Samuel Idohou, a détaillé les chantiers de l’agence : Identifier et inventorier les éléments du patrimoine culturel immatériel ;Préserver et promouvoir les savoirs et pratiques culturelles ; Contribuer au développement touristique ; Favoriser la cohésion sociale et le dialogue interculturel. La Responsable du patrimoine culturel, Régina Balley, a enrichi la rencontre par une communication interactive sur la richesse du patrimoine immatériel Yoruba, suscitant l’intérêt et la participation active des acteurs présents.


Une initiative nationale en quatre volets



Le gouvernement a institué quatre agences régionales de sauvegarde culturelle : ASCY : pour les peuples Yoruba, Nagot, Idatcha, Ifè, Anago et Mokolé ; ASCA (Adja-Tado) : pour les peuples Adja, Tado, Ouémé, Mono, Couffo et Zou ; ASCG (Grand Borgou) : pour les peuples Bariba, Peulh, Dendi, Gando et Gourmantché ; ASCM (Montagnes) : pour les peuples Somba, Otammari, Ditammari, Bètammaribè, Waama et Wèmbè.


À travers cette démarche, le Bénin franchit une nouvelle étape dans la préservation de son identité culturelle et la valorisation du tourisme local, faisant de Pobè un symbole d’engagement pour la sauvegarde du patrimoine immatériel.



 Jean-Paul O.G. ODJO

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Assemblée nationale : Les travaux budgétaires 2026 officiellement lancés.

 




( Un atelier d’imprégnation marque le début du cycle de réflexion sur le projet de loi de finances.)


Le top départ des travaux budgétaires de l’année 2026 a été donné ce lundi 10 novembre 2025 à l’Assemblée nationale. C’est à travers un atelier d’information et d’imprégnation consacré au projet de loi portant règlement définitif du budget de l’État, gestion 2023, que le processus a été officiellement enclenché.


Organisé avec la participation active des députés et des cadres du ministère de l’Économie et des Finances, ainsi que ceux du Parlement, cet atelier marque le démarrage d’environ trois semaines de travaux intenses autour du projet de loi de finances, gestion 2026.


Transparence et redevabilité au cœur des débats


Présidant la cérémonie d’ouverture, l’honorable Gérard GBENONCHI, Président de la Commission des Finances et des Échanges, a salué la tenue de cette rencontre qui, selon lui, traduit la volonté commune de renforcer la transparence budgétaire et la redevabilité.

« La loi de finances initiale autorise la perception des recettes et l’exécution des dépenses d’une année, tandis que la loi de règlement vient arrêter le montant définitif de ces recettes et dépenses. Elle clôt ainsi le cycle budgétaire ouvert par la phase d’autorisation », a-t-il rappelé.


Revenant sur l’importance de la reddition de comptes, l’honorable GBENONCHI a cité l’article 93 de la Constitution qui en fait une exigence démocratique. Il a également invoqué les propos de l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan : « La transparence exige de la confiance, et la confiance renforce la démocratie. »


Une démarche participative et constructive


Le président de la Commission des Finances a exhorté ses collègues commissaires aux finances publiques à suivre attentivement les communications prévues, afin de nourrir leurs réflexions et formuler des observations pertinentes à la lumière du rapport de la Cour des Comptes.


Il a, par ailleurs, adressé ses remerciements à l’Unité d’Analyse, de Contrôle et d’Évaluation du Budget (UACEB) pour la qualité de l’organisation de l’atelier, ainsi qu’au Projet d’Appui au Renforcement des Capacités des Parlementaires et aux Organes de Gestion des Élections (PARCPOGE), partenaire financier de l’initiative.


En déclarant ouvert l’atelier, l’honorable Gérard GBENONCHI a invité l’ensemble des participants à faire de ce cadre d’échanges un espace d’enrichissement mutuel au service d’une meilleure gouvernance budgétaire.


Ainsi s’ouvre, sous le signe de la rigueur et de la transparence, le processus d’examen du budget de l’État pour la gestion 2026.


Edmond O. LATOUNDJI (Coll-externe)

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Hygiène publique au Bénin : les toilettes publiques, un danger sanitaire négligé

 


Mal entretenues, insalubres et souvent impraticables, les toilettes publiques dans plusieurs localités du Bénin se transforment en véritables foyers d’infection. Malgré les risques sanitaires évidents, le silence des autorités et le manque d’entretien persistent.


Les toilettes et WC publics devraient être des espaces essentiels à la promotion de l’hygiène et de la santé communautaire. Pourtant, dans de nombreux établissements publics écoles, commissariats, centres de santé, mairies, hôpitaux, tribunaux ou marchés — la réalité est toute autre. Les infrastructures sanitaires, pourtant construites à coups de millions de francs CFA, présentent un visage repoussant : odeurs insupportables, flaques d’eau stagnante, déchets organiques à ciel ouvert.


« Il est souvent impossible de s’y rendre sans être pris de nausée », confie un usager du marché de Pobè. Face à ce décor désolant, beaucoup préfèrent se retenir plutôt que d’affronter ces lieux insalubres, au risque de compromettre leur santé.


Des foyers de maladies à ciel ouvert


Ces conditions déplorables favorisent la prolifération d’insectes nuisibles : cafards, mouches, moustiques, vers et chenilles y trouvent un habitat idéal. En se déplaçant, ces insectes deviennent de redoutables vecteurs de maladies infectieuses telles que le choléra, le paludisme, les troubles digestifs et diverses allergies.


Les conséquences ne s’arrêtent pas là. L’environnement immédiat de ces toilettes est souvent envahi par une odeur pestilentielle, rendant l’air irrespirable et insalubre pour les riverains. Cette pollution atmosphérique permanente affecte la qualité de vie et constitue une menace silencieuse pour la santé publique.


Des zones d’insécurité inattendues


Autre problème majeur : l’abandon de ces infrastructures dans des herbes hautes et mal entretenues. Ce décor sauvage devient le repaire privilégié des reptiles et autres animaux dangereux. « Combien de fois n’a-t-on pas entendu des cris de panique après la découverte d’un serpent dans ces lieux ? », s’interroge un agent communal. Ces espaces censés protéger la dignité humaine se transforment ainsi en zones à risque.


Un sursaut collectif s’impose


Face à ce constat alarmant, un appel urgent est lancé aux autorités locales et aux gestionnaires des infrastructures publiques. La mise en place d’un service d’entretien régulier, le contrôle sanitaire des lieux et la sensibilisation des usagers s’imposent comme des mesures prioritaires.


Les usagers, eux aussi, ont leur part de responsabilité : celle de préserver la propreté des lieux et d’adopter des comportements citoyens. Car à défaut d’une action concertée, ces toilettes publiques continueront de mettre en péril la santé et la dignité de tous.


 Jérôme Tagnon

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Communales 2026 : Les Démocrates contestent la décision de la CENA et demandent un audit des listes

 


Le parti Les Démocrates (LD) a exprimé son désaccord face à la récente décision de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) concernant la validation des dossiers des partis politiques en lice pour les élections communales de 2026. Dans une déclaration rendue publique ce mardi et lue par l’honorable Guy Mitokpè, la formation politique de l’opposition a demandé la mise en place d’un audit indépendant pour examiner les listes retenues.


Selon Les Démocrates, certaines irrégularités seraient constatées dans le traitement des dossiers, ce qui, selon eux, pourrait mettre en cause l’équité et la transparence du processus électoral. Le parti estime que la CENA aurait appliqué des critères de validation de manière inégale entre les partis, ce qui constituerait une atteinte au principe de compétition équitable.


Guy Mitokpè a rappelé que les élections communales constituent un enjeu essentiel pour la gouvernance locale et la vie démocratique du pays. Il a également insisté sur la nécessité de garantir la confiance des citoyens dans l’arbitrage de l’institution électorale.

 « Nous demandons un audit des listes et une clarification des critères appliqués, afin que toutes les formations politiques soient traitées sur un même pied d’égalité », a-t-il déclaré.


Les Démocrates appellent donc la CENA à revoir sa décision, ou à défaut, à ouvrir un cadre de concertation avec les partis concernés pour préserver la crédibilité du processus électoral.


La CENA, notamment chargée de l’organisation et de la supervision des scrutins au Bénin, n’a pas encore officiellement réagi à cette contestation au moment de la publication de l’article.


            M.H.

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Coopération sino-béninoise : La Chine renforce les capacités techniques de la HAAC

 




La coopération entre la République populaire de Chine et la République du Bénin continue de se consolider, notamment dans le domaine de la régulation des médias. Ce mardi 11 novembre 2025, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a réceptionné un important lot de matériels informatiques offert par l’Ambassade de Chine près le Bénin.

La cérémonie officielle de remise s’est déroulée au siège de l’institution à Cotonou, en présence du Président de la HAAC, M. Édouard Cocou LOKO, de l’Ambassadeur de Chine, S.E.M Zhang Wei, des conseillers et du personnel administratif.

Le don est composé de dix (10) ordinateurs de bureau, cinq (05) copieurs, six (06) imprimantes et six (06) disques durs externes. Un ensemble destiné à renforcer les capacités techniques de la HAAC dans l’accomplissement de sa mission constitutionnelle : réguler les médias, garantir la liberté de la presse et veiller au respect de la déontologie professionnelle.

Dans son discours, l’Ambassadeur Zhang Wei a salué « le rôle stratégique de la HAAC dans le paysage médiatique béninois », soulignant que cette contribution vise à encourager la modernisation de l’institution et à soutenir le développement de la coopération entre les médias béninois et chinois.


Du côté de la HAAC, le Président Édouard C. LOKO a exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement chinois et a annoncé une redistribution équitable du matériel :

« Ce geste est très utile et arrive à point nommé. Il témoigne de la qualité des relations entre nos deux pays. Dès ce soir, la moitié du matériel sera déployée dans les directions régionales afin d’améliorer l’efficacité de nos actions sur le terrain. »


Cette initiative entre la Chine et le Bénin dans le secteur de la communication est louable et pourrait visiblement contribuer à l’amélioration du fonctionnement administratif et technique de la HAAC, dans le cadre de l’accomplissement de ses missions auprès des acteurs des médias.


     Marcellin HOUNSA

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

UAC : Solennelle rentrée académique 2025-2026 sous le sceau de l’innovation et du renouveau

 




L’Université d’Abomey-Calavi a officiellement lancé, ce mardi 11 novembre 2025, les activités de l’année académique 2025-2026. Vêtus de leurs toges, symboles de savoir et d’autorité intellectuelle, les enseignants-chercheurs ont, aux côtés de la délégation rectorale conduite par le Professeur Charlemagne Babatoundé IGUE, défilé en cortège jusqu’à l’amphithéâtre Idriss Déby Itno, où les attendaient étudiants, personnel administratif et invités.

Cette cérémonie solennelle marque le point de départ d’une nouvelle année universitaire, avec son lot d’attentes, d’espoirs et de défis. Elle a offert l’occasion aux représentants des différentes composantes de la communauté universitaire, enseignants, étudiants et personnel administratif, d’exprimer préoccupations et perspectives autour des conditions de travail, de vie et de performance académique.


Moment fort de l’événement : la présentation du plan de développement quadriennal 2025-2029 par l’équipe rectorale. Un document stratégique qui définit les orientations majeures de l’UAC pour les quatre prochaines années, axées sur la modernisation des infrastructures, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et le renforcement de la recherche scientifique.

La cérémonie a également été marquée par la remise de lettres de félicitations aux enseignants et membres du personnel administratif admis à faire valoir leurs droits à la retraite, en reconnaissance de leurs années de service et de leur contribution au rayonnement de l’institution.


En ouverture de l’année académique, le Professeur Daouda MAMA a livré une conférence inaugurale intitulée : 

« L’eau, richesse naturelle et moteur d’innovations : enjeux scientifiques et technologiques pour un développement inclusif au Bénin. »

Un thème d’actualité, invitant à la réflexion sur la gestion durable des ressources naturelles et sur le rôle de la recherche universitaire dans la transformation sociale et économique du pays.


La cérémonie a ainsi marqué l’ouverture officielle de l’année académique 2025-2026 à l’Université d’Abomey-Calavi. Les différentes interventions et communications ont rappelé les priorités, les défis et les perspectives qui orienteront les activités pédagogiques et administratives au cours des mois à venir. L’UAC entame ainsi une nouvelle phase de son calendrier universitaire, avec la poursuite des enseignements, des recherches et des services à la communauté.


            M. H.

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Chers partenaires, receveivez la troisième Une de votre journal pour le compte de cette semaine. N'hésitez pas à nous contacter pour la couverture médiatique de vos différents événements.




Opinion Plurielle reste disponible pour vous.
Bonne journée 

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

 Assemblée nationale : Rachidi Odjo dément tout licenciement et évoque un retour à la normale de l’administration parlementaire Polémique au...