lundi 17 août 2026

 Victoire de Saara Houansou : le gouvernement salue un nouveau rayonnement du talent béninois




Le Bénin tient désormais sa première grande victoire dans l’histoire de The Voice Afrique francophone. Saara Houansou, connue sous le nom de scène Saara-Emmanuel, a remporté la quatrième saison de la prestigieuse compétition musicale, offrant au pays un sacre historique sur l’une des plus grandes scènes musicales du continent.


Au lendemain de cette performance remarquable, le Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a adressé ses chaleureuses félicitations à la jeune artiste béninoise. À travers ce message, le ministre salue non seulement le talent et la détermination de Saara Houansou, mais également une victoire qui résonne comme une fierté nationale.


Pour le ministre, ce sacre constitue une nouvelle preuve de la richesse du potentiel artistique de la jeunesse béninoise. En portant haut les couleurs du Bénin face à de nombreux talents issus de l’espace francophone, Saara Houansou démontre que les artistes béninois ont toute leur place sur les grandes scènes internationales.



En dehors de la performance individuelle de la jeune chanteuse, cette victoire vient ainsi mettre en lumière les ambitions du Bénin dans le développement de ses industries culturelles et créatives. Elle rappelle également l’importance de créer un environnement favorable à l’éclosion, à l’accompagnement et à la professionnalisation des jeunes talents.


Suite au message de félicitations, Yassine Latoundji réaffirme d’ailleurs sa volonté de poursuivre les actions engagées en faveur du secteur culturel et créatif. L’objectif est de renforcer les opportunités offertes aux artistes et de permettre au talent béninois de franchir davantage les frontières.


Le sacre de Saara Houansou dépasse donc le cadre d’un simple concours musical. Il s’inscrit comme un moment fort pour la scène artistique béninoise et comme un signal encourageant pour toute une génération de jeunes qui rêvent de faire rayonner leur talent au-delà des frontières nationales.



Une voix s’est élevée, un trophée a suivi et, avec lui, tout un pays peut désormais chanter sa fierté. 


   M.H.

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dimanche 16 août 2026

 Célébration du culte Oro 2026 au Bénin : Les hostilités lancées ce dimanche dans le Plateau (un fétiche, une culture, des valeurs)



Les festivités du culte « Oro » édition 2026 ont démarré ce dimanche 16 août sur l'ensemble du territoire du département du Plateau au Sud du Bénin. D'Ifangni à Kétou, en passant par Sakété, Pobè via Adja-Ouèrè, les forêts sacrées ont grouillé de mondes durant toute la journée de ce dimanche. Les autorités politico-administratives, les populations, les adeptes et hauts dignitaires de la tradition africaine ont répondu présent devant les forêts sacrées aux façades rénovées. Devant la divinité « Ogou » et autres, les sacrifices nécessaires ont été effectués en respect des signes révélés par l'art divinatoire « Fâ » conformément aux pratiques ancestrales. Une fois ces rituels accomplis, le fétiche « Oro » a résonné dans toutes les forêts à la grande satisfaction des dignitaires et des populations en liesse. 


Un fétiche, des émotions au cœur des spécificités !



Contrairement aux autres divinités et fétiches du panthéon « Vodoun » du Bénin et de l'Afrique, le fétiche « Oro » a des spécificités particulières et propres à lui. L'une de ces spécificités la plus connue de tous, c'est la fermeture systématique de la porte. Une sorte de confinement total avec la sortie interdite aux femmes et à tous les hommes non-initiés. Toutes les femmes et les hommes profanes s'enferment systématiquement et ne verront leur cour de maison qu'après l'ouverture décrétée au-delà de 24 heures d'enfermement. Cependant, c'est une fierté pour les femmes qui prennent du plaisir au résonnement du fétiche accompagné de son rythme éblouissant et très audible traduisant des paroles et proverbes en vénération des valeurs du fétiche : « Au-delà du repos, nous les femmes, nous sommes très heureuses les jours de fermeture. Nous nous reposons, mais le plus intéressant pour nous, c'est que le résonnement du fétiche Oro nous donne de la joie et parfois quand le tam-tam du fétiche résonne, nous esquissons même des pas de danse à l'intérieur. Son résonnement est très intéressant », ont déclaré les femmes interrogées en ce début de célébration. Contrairement aux pensées et critiques selon lesquelles ce fétiche priverait les femmes et les hommes profanes de liberté à travers sa spécificité d'induire la fermeture systématique diurne, ceux - ci en raffolent et se disent fascinés par le caractère sacré de ce fétiche circulaire très prisé dans les départements du Plateau et de l'Ouémé au Sud du Bénin « Si on peut augmenter les jours de fermeture, ce serait très bien pour nous les femmes parce que une seule journée ne nous suffit pas pour savourer le résonnement du fétiche et de l'animation fascinante qui l'accompagne », ont - elles déploré tout en invitant les dignitaires et les autorités politiques à revoir le calendrier de cette fête ancestrale qui permet de vénérer les divinités et souhaiter leur intersection au profit de la Nation.


Un fétiche, des valeurs !



Au-delà de ses spécificités qui font de lui un fétiche fortement apprécié avec tout le mystère qui l'entoure, « Oro » est l'un des rares fétiches dans le panthéon « Vodoun » qui assure la protection de l'environnement. Dans la commune d'Adja-Ouèrè et seulement dans l'arrondissement d'Oko-Akaré, plus de 30 forêts du fétiche « Oro » s'y trouvent. Chacune de ces forêts occupe des les espaces très intéressants avec un éco-système évocateur. Dans ces forêts, s'entretient une bio-diversité très fascinante avec la présence des espèces animales et végétales en voie de disparition. Avec le statut de la sacralité qu'entretient ce fétiche au profit de ces forêts, de milliers de centaines d'hectares de forêts sont préservées de prédateurs humains, car la pénétration est impossible dans ces forêts du fétiche « Oro ».


Une célébration, des vénérations


Lancées ce dimanche 16 août 2026, les festivités de cette année prendront fin le jeudi 3 septembre. Durant toute cette période, trois journées sont systématiquement fermées de la veille au petit matin du troisième jour. Il s'agit notamment des journées du mardi 18 et du samedi 22 août, ainsi que de la journée du mercredi 2 septembre 2026. Sur la période, plusieurs sacrifices et rituels sont planifiés pour être effectués selon la doctrine du panthéon « Vodoun » pour vénérer les divinités et souhaiter leur onction sur les communautés et la Nation béninoise.


Respectons nos valeurs



Cette célébration qui suscite beaucoup de curiosité du fait du caractère sacré du fétiche « Oro », fait agiter parfois les émotions. Lesquelles agitations font naître parfois des altercations entre les fidèles des religions venues de l'occident et les adeptes des valeurs ancestrales de l'Afrique. Ces soubresauts sont de nature à dénaturer les valeurs africaines et ce que le Bénin a de plus cher. Seulement trois journées de fermeture sur toute l'année, il importe qu'au nom de la paix et de la cohésion sociale, que les esprits se calment et que chacun en ce qui le concerne œuvre pour cette denrée indispensable qu'est la paix. Il ne servirait à rien de se lancer dans des attaques et critiques visant à nuire à son prochain ou à la communauté. Les autorités politiques doivent également jouer leur partition en invitant les religieux à éviter le chevauchement des célébrations au vu du caractère sacré du fétiche « Oro » et de ses spécificités. Autrement, l'on cautionnerait la profanation de cette valeur qui suscite encore de passion avec tout le mystère qu'elle entretient. 


Voici le calendrier des festivités dans la commune d'Adja-Ouèrè 


Jérôme Tagnon




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 TCA 2026 : Une édition controversée, des décisions, mais l'avenir d'une compétition pleine de rêve en jeu (le public crie au scandale) !



Depuis son entame, la 6ème édition du Tournoi communal d'Adja-Ouèrè (TCA) 2026 suscite beaucoup de rumeurs et de contestation. À cette occasion du match d'ouverture, l'atmosphère entretenue par la rencontre entre l'équipe de l'arrondissement d'Adja-Ouèrè et celle d'Ikpinlè annonçait d'emblée une édition à haut risque et qui exigeait des différents acteurs impliqués, notamment le comité d'organisation une certaine rigueur et le sens élevé du professionnalisme au risque d'entacher toute la compétition. Au fil des journées, au fil des matches, cette atmosphère tendue s'est malheureusement poursuivie sans que les parties prenantes n'aient pris la hauteur nécessaire digne d'une compétition qui faisait rêver. Des décisions parfois objet de vives critiques et contestation, d'autres parfois sans fermeté et d'autres encore prises dans des contextes parfois insupportables pour des équipes et même pour les supporters. 


Début d'un feuilleton au lendemain pathétique 


Le signal de la controverse actuelle est parti et a été constaté dès le démarrage de cette compétition. Vue comme un label communal dans une commune sans repère sportif en dépit des talents dont elle dispose et qui font la fierté des autres, l'édition 2026 du TCA s'est résumée à cinq équipes seulement alors qu'à la genèse, la compétition réunissait huit équipes venues des six arrondissements composant le territoire de cette commune du département du Plateau. Cette régression suscitait déjà de vives réactions au sein du public entretenant une consternation dans le cœur des supporters qui ne voulaient que l'ambiance du bon spectacle dans toutes les localités de la commune. L'absence de Tatonnonkon constituait déjà un désastre, avant que le retrait inattendu de l'équipe de l'arrondissement de Massè ne vienne pour effondrer l'esprit des supporters le jour même du match d'ouverture pour le grand public. Ce choix des deux arrondissements considéré comme une hécatombe par nombre de supporters n'est pas passé inaperçu. Dans leur propos à l'ouverture, les autorités politiques ont fait remarquer cette régression qu'elles considèrent comme étant un recul qu'il faudra corriger au plus vite afin de ne pas étouffer l'ambiance qui caractérise cette compétition communale. Au-delà de ce point noir, la rencontre d'ouverture entre les équipes de la Car d'Obèkè-Ouèrè et celle de l'AS Ikpinlè, a également suscité une vive tension avec des critiques plus exacerbées à l'encontre du comité d'organisation qui a décidé de faire jouer le groupe B à l'ouverture du tournoi. « Ce choix contraste avec la déontologie des grandes compétitions », ont estimé des supporters qui s'attendaient à la réalité habituelle de voir le groupe A lancé une compétition de football. C'est dans ce brouillard que se sont greffés certaines décisions incomprises du grand public.


Les dessous d'incompréhension 


Dans la succession des matches de cette 6ème édition du Tournoi communal d'Adja-Ouèrè (TCA) 2026, certaines décisions émanant du comité d'organisation sont mal reçues par le public. L'une de ces décisions les plus controversées est le report, puis, l'annulation du match aller des demi-finales devant opposer les équipes de la Car d'Obèkè-Ouèrè et celle de Towi. En dépit des dispositions prises par le comité avec l'implication des parties prenantes, une issue favorable n'a pas pu être trouvée, si ce n'est que de faire jouer cette demi-finale en un seul match, le mercredi 12 août dernier à Towi. Selon des sources plus proches des acteurs impliqués, les responsables de la Car d'Obèkè-Ouèrè auraient même dédommagé à plus de 50% les dépenses consenties par l'équipe de Towi dans la préparation du match aller finalement annulé sans signature de forfait car le seul match étant soldé par la séance des tirs aux buts (8 # 7) après un nul de 2 buts partout. L'ayant remporté par ce résultat de 8 tab à 7, l'équipe de la Car d'Obèkè-Ouèrè s'est donc qualifiée au vu de ce résultat acquis sur le terrain. Mais c'était sans compter avec le contenu des textes régissant la compétition. 


Le silence coupable


Pour cette édition, la communication aurait été le tendon d'Achille du comité d'organisation. Cela représente le principal point fatal ayant entretenu le désastre actuel. Dans un contexte pareil, le public était libre de ses commentaires divergents qui allaient dans tous les sens. Cette pluralité d'opinions, bien que démocratique, n'a pas forcément rendu service au comité d'organisation, car elle déconcentrerait les esprits de l'idéal et focalisait tout le public et les supporters. Ce manque de communication s'est avéré suicidaire jusqu'aux demi-finales avec de vives réactions sur la plateforme dédiée à la compétition. Des critiques et commentaires aussi acerbes pleuvaient de partout et déconcentreraient sans nul doute le comité d'organisation et même les équipes de l'essentiel qu'il fallait. Le public et les responsables d'équipes devront également faire preuve de retenue et prendre les voies légales pour contester telle ou telle décision. Il importe désormais de prendre leçon des difficultés et imperfections constatées à l'issue de cette 6ème édition pour mieux se relancer dès l'édition prochaine serait l'idéal au risque d'étouffer cette initiative communale qui suscite la passion.


Des recours, des verdicts, des réactions !


En tenant compte de la décision N°004/TCA/2026/A-O de la Commission d'études des recours en date du 14 août 2026, partant « Examen des recours introduits par Panthère FC de Towi et Oko-Akaré FC dans le cadre TCA 6ème édition », l'équipe de la Car d'Obèkè-Ouèrè est disqualifiée et cette décision est intervenue dans la journée du vendredi 14 août 2026, à quelques heures seulement de cette finale précédemment attendue entre l'AS Ikpinlè et la Car d'Obèkè-Ouèrè. Ladite Commission s'est en effet, basée sur les articles 7 et 15 du règlement de la compétition qui fixe à quatre (au maximum) le nombre de joueurs professionnels que doit inscrire chacune des équipes en lice. Selon le recours examiné, la Car d'Obèkè-Ouèrè aurait inscrit six joueurs professionnels en violation des dispositions statutaires et selon la commission, les dirigeants de l'équipe auraient juste contesté la qualité professionnelle d'un seul joueur des six d'énoncés par l'équipe de Panthère FC de Towi. En déclarant recevable ce recours, la Commission a donc déclaré qualifiée, l'équipe de Panthère FC de Towi pour la finale du tournoi. Une décision que ne reconnaissent pas les dirigeants de l'équipe disqualifiée qui dénonceraient une décision arbitraire surtout que dans le deuxième recours, les équipes de l'AS Ikpinlè et d'Oko-Akaré FC auraient commis les mêmes infractions. « Nous, les membres du staff de l'équipe de la Car d'Obèkè-Ouèrè FC demandons humblement 

au comité du TCA de faire preuve d'impartialité dans la gestion de cette crise », ont - ils formulé dans la même soirée de ce vendredi 14 août 2026, la veille de cette finale très attendue, tout en exigeant des preuves justifiant la qualité professionnelle des joueurs incriminés. 


AS Ikpinlè et Oko-Akaré FC exemptées


Dans ce même combat administratif, le recours d'Oko-Akaré FC contre l'AS Ikpinlè est simplement déclaré irrecevable. La Commission fonde sa décision sur le fait que les deux équipes auraient inscrit chacune, plus de quatre joueurs professionnels dépassant le nombre autorisé par les dispositions des articles 7 et 15 du règlement de la compétition. Commettant la même infraction que celle reprochée à son adversaire, l'équipe d'Oko-Akaré FC ne peut donc pas tirer profit sur son adversaire alors qu'elle-même aurait commis encore le plus grave, en alignant pour ce match de demi-finale disputé le jeudi 13 août 2026, un joueur qui ne figurerait pas sur sa liste officielle.


Un report qu'il ne fallait pas !


Dans ce environnement plus ou moins échaudé, le comité d'organisation qui a dans un premier temps programmé la finale de cette 6ème édition du Tournoi communal d'Adja-Ouèrè (TCA) 2026 pour ce samedi 15 août au stade d'Ogoukpatè, un village de l'arrondissement d'Oko-Akaré entre la Panthère FC de Towi et l'AS Ikpinlè après la disqualification de la Car d'Obèkè-Ouèrè, a dans la matinée de cette même date du 15 août, rendu public la décision du report de cette finale. En attendant la prochaine date de la finale du TCA 2026, cette décision prise, bien qu'en la fondant sur la nécessité de préserver la paix et d'éviter d'éventuels actes de violence et de trouble à l'ordre public, le comité d'organisation aurait de ce fait, cédé à la pression des supporters et fait allégeance à la volonté des autorités politiques d'intervenir dans ce feuilleton qui risque de garder des étincelles pendant longtemps. Reporter cette finale dans un contexte pareil et faire jouer d'autres équipes autres que les deux, Panthère FC de Towi et l'AS Ikpinlè précédemment programmées pour ce samedi 15 août exposerait les dessous de l'improvisation que dénoncent les supporters dans la gestion de ce tournoi cette année. De même, les commentaires et critiques selon lesquels, le comité d'organisation agirait sans du professionnalisme, mais sous le contrôle des politiques s'avèreraient justifiés. Une telle éventualité renforcerait du coup les populations et les supporters dans leur contestation et exposerait davantage le comité d'organisation. « Cette décision intervient à la suite du souhait exprimé par les autorités communales de tenir une concertation élargie avec les différentes parties prenantes au-delà de la seule Commission de recours, relativement aux faits ayant fait l'objet des recours récemment examinés », peut - on lire à travers cette décision du report rendu public ce samedi 15 août 2026, date précédemment retenue pour la finale. Bien que les raisons évoquées dont « la recherche de l'apaisement, de la compréhension commune des préoccupations soulevées, et la préservation de l'esprit de fair-play caractérisant le tournoi » au vu du contexte actuel sont évocatrices, ce report entretient cependant, les contestations et renforce le public dans sa position. Par ailleurs, en alignant cette décision du report à la volonté des politiques d'intervenir dans cette crise, dénature le contexte sportif et expose aux yeux du public, l'incapacité du comité d'organisation de conduire à bien cette 6ème édition de ce label communal qu'est le TCA. Elle crée cependant des dommages aux équipes appelées à jouer cette finale car, auraient engagé des dépenses une fois la date du 15 août annoncée et que le report naît intervenu que dans la matinée de ce même samedi. Au vu du contexte, le comité aurait mieux fait d'obtenir des autorités politiques, le renforcement de la sécurité avec une séance réunissant évidemment les différents acteurs, mais sans toutefois aller à cette extrémité du report surtout que tout cela se passe le jour prévu pour cette rencontre de la finale.


Jérôme Tagnon

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 Sèmè-Podji : le Maire Thomas Singbo et le Conseil communal redéfinissent les priorités budgétaires


Réunis en session extraordinaire du 13 au 14 août 2026 sous la présidence du maire Thomas Singbo, les conseillers communaux de Sèmè-Podji ont adopté le collectif budgétaire, exercice 2026. Une révision qui ajuste les prévisions financières de la commune et ouvre la voie à plusieurs investissements destinés à renforcer les services publics, la mobilisation des ressources et la modernisation de l’administration.


Au terme des travaux, le budget communal est désormais arrêté à 6 603 106 330 FCFA, contre 6 685 552 855 FCFA dans le budget primitif, soit une diminution de 82 446 525 FCFA.



Dans le détail, les recettes de fonctionnement passent à 3 759 200 084 FCFA, contre 3 647 397 751 FCFA initialement prévus, enregistrant ainsi une hausse de 111 802 333 FCFA. Les dépenses de fonctionnement sont également fixées à 3 759 200 084 FCFA.


Du côté des investissements, les recettes et les dépenses sont équilibrées à 3 414 520 432 FCFA. Les recettes d’investissement connaissent toutefois une baisse de 188 103 858 FCFA par rapport aux prévisions initiales, qui s’élevaient à 3 602 624 290 FCFA.


De facto, le collectif budgétaire traduit surtout une volonté d’adapter les prévisions communales aux réalités de l’exercice en cours, tout en maintenant l’équilibre financier. Plusieurs actions prioritaires y ont ainsi été intégrées, avec un accent particulier sur la mobilisation des ressources et l’amélioration de la gouvernance locale.


La commune entend notamment renforcer la connaissance et la gestion de son domaine public à travers le recensement des occupants des domaines publics. Une enquête fiscale est également prévue afin d’actualiser la base fiscale et d’améliorer le rendement des recettes communales.



Sèmè-Podji mise par ailleurs sur l’expertise extérieure pour accroître ses capacités de développement. Le collectif prévoit ainsi le recrutement d’un cabinet spécialisé chargé de réaliser un audit, un benchmarking et d’élaborer une stratégie de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de partenariats avec le secteur privé.


La modernisation de l’administration figure également parmi les priorités. Une plateforme numérique est annoncée pour la gestion des sabots de roue, des contraventions de stationnement et le contrôle des permis de construire. La commune prévoit aussi l’acquisition de matériels informatiques et de terminaux de paiement électronique, ainsi que l’extension du réseau informatique et des systèmes de sécurité du nouvel hôtel de ville.


Sur le front social, plusieurs investissements touchant directement les populations sont inscrits dans cette nouvelle configuration budgétaire. Il s’agit notamment d’une étude technique pour la construction d’un bloc opératoire et d’un service de pédiatrie au Centre de santé communal de Sèmè-Podji. La réfection des toitures des écoles primaires publiques est également prévue, de même que l’avenant au contrat d’assurance maladie du personnel communal.


À Sèmè-Podji, derrière les chiffres et les lignes budgétaires, se dessine ainsi une ambition plus grande : celle d’une commune qui entend faire de chaque ressource un levier de progrès. Entre modernisation, investissements et mobilisation accrue des recettes, le collectif budgétaire ouvre une nouvelle page où les chiffres ne sont plus de simples montants, mais les prémices d’un développement appelé à prendre corps dans le quotidien des populations.


   Marcellin HOUNSA

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 Alagbé Border : le couronnement du roi Anwa ouvre une nouvelle page de l’histoire de la cité frontalière



 Une page majeure de l’histoire d’Alagbé Border vient de s’écrire avec le couronnement de Ogourindé Iroko Joseph, désormais intronisé sous le nom de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town. La cérémonie, marquée par la remise officielle de la lettre de mission et de charge au nouveau souverain, consacre l’aboutissement d’un long processus de reconnaissance de la chefferie traditionnelle de cette ancienne cité située à la frontière entre le Bénin et le Nigéria.


Fondé vers 1835 par des descendants d’Oshoukpa, d’Inan-Idja et de Ogoudou venus d’Illikimou, Alagbé Border est situé entre Ilara et Illikimou. De par sa position géographique, la localité occupe une place stratégique dans les relations et les échanges entre les deux pays. Depuis les années 1990, elle abrite notamment, du côté nigérian, des services d’immigration et de douane, confirmant son importance dans les mouvements transfrontaliers.



À l’image des postes frontaliers juxtaposés de Idiroko–Igolo, à Ifangni, ou encore de Sèmè-Kraké, Alagbé aurait pu disposer d’infrastructures similaires du côté béninois. Mais les rivalités ayant opposé, au fil des années, certaines communautés et localités voisines n’ont pas permis à cette perspective de se concrétiser.


Un long combat pour la reconnaissance de la royauté


Cette situation a également pesé sur la reconnaissance officielle de la chefferie traditionnelle d’Alagbé, portée par les grandes familles royales de Oshoukpa, de Ogoudou et de Ina-Idja. Plusieurs Baale, chefs traditionnels de la localité, ont ainsi exercé leur autorité sans pouvoir bénéficier d’un couronnement officiel, malgré les démarches répétées engagées par les fils et filles de Alagbé.


Le couronnement de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I vient donc mettre un terme à une longue période d’attente et de mobilisation communautaire. Recevant sa lettre de mission et de charge des mains du représentant 

chargé des Affaires culturelles et de la Royauté

 du gouverneur de la province de Ogun State au Nigeria, le nouveau souverain a d’abord rendu grâce à Dieu et aux ancêtres, avant d’exprimer sa reconnaissance aux autorités nigérianes ayant accompagné le processus.



Il a notamment salué le Gouverneur de Ogun State ainsi que le Paramount Ruler of Ilaro pour leur soutien et leur disponibilité. Le nouveau roi a également adressé ses remerciements aux rois de Imeko, de Ilara et de Idofa, ainsi qu’à ceux de Illikimoun, de Idigny et de Kétou, dont la facilitation et l’accompagnement ont, selon lui, contribué de manière déterminante à l’aboutissement du processus.


La paix et la coopération au cœur du règne


Dans son premier message en qualité de souverain officiellement couronné, Obà Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I a placé son règne sous le signe de la paix, de l’unité, du développement et de la fraternité. Il a affiché sa volonté de travailler à la consolidation des relations entre les différentes communautés et à la promotion d’un bon voisinage entre les populations béninoises et nigérianes.


Le nouveau roi a également eu une pensée émue pour les fils d’Alagbé décédés au cours des longues démarches ayant précédé ce couronnement. Il a salué leur engagement et leur sacrifice, estimant que leur mémoire restera intimement liée à cette étape importante de l’histoire de la communauté.


Au terme de son intervention, le souverain a rendu hommage aux fils et filles d’Alagbé dont la détermination et la persévérance ont permis de franchir cette étape. Il n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude aux donateurs et différents partenaires ayant apporté leur contribution à la réalisation de l’événement.


Au-delà de sa portée traditionnelle, le couronnement de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town, apparaît ainsi comme un moment fort pour cette cité frontalière. Il ouvre une nouvelle séquence de son histoire, avec l’ambition affichée de faire de la royauté un instrument de cohésion, de développement local et de renforcement de la coopération transfrontalière entre le Bénin et le Nigéria.


Ernest Folorouncho Latoundji

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 Sèmè-Vibes Festival 2026 : Manzor promet de mettre le feu à Sèmè-Podji



À Sèmè-Podji, les amateurs de musique et de grandes ambiances peuvent déjà cocher les 29 et 30 août 2026 dans leur agenda. La troisième édition du Sèmè-Vibes Festival s’annonce particulièrement animée avec la participation annoncée de Manzor, attendu pour électriser la scène et faire monter la température.


Placée sous le haut parrainage de Thomas SINGBO, Maire de Sèmè-Podji, cette édition entend réunir musique, spectacle et convivialité autour d’un rendez-vous qui se veut festif et populaire. Pendant deux jours, les festivaliers sont invités à venir profiter d’une programmation pensée pour faire vibrer le public jusqu’au bout de la nuit.


Le rendez-vous est fixé au PK10 ALSEC, précisément dans la rue avant le péage en quittant le rond-point PK10. Les festivités débuteront à partir de 15 heures, donnant ainsi le coup d’envoi à deux journées placées sous le signe de la musique et de la bonne humeur.


Côté billetterie, plusieurs formules sont annoncées. Le pass simple est fixé à 1 000 francs CFA par jour, tandis que l’accès VIP est proposé à 10 000 francs CFA par jour. Pour ceux qui souhaitent vivre l’événement en groupe et dans un cadre plus privilégié, une table VIP de trois personnes est annoncée à 50 000 francs CFA par jour.


Avec Manzor comme invité annoncé, le Sèmè-Vibes Festival 2026 compte bien franchir un nouveau cap en matière d’ambiance. Entre les décibels, les pas de danse et les retrouvailles entre passionnés de musique, la fête promet d’être mouvementée.


À quelques jours du rendez-vous, un seul mot d’ordre semble s’imposer : choisir sa tenue, mobiliser sa bande et se préparer à vibrer. Car les 29 et 30 août, à Sèmè-Podji, le PK10 risque bien de résonner au rythme du Sèmè-Vibes Festival.

   Marcellin HOUNSA 

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samedi 15 août 2026

Burkina Faso : près de 300 femmes interpellées et 200 chambres scellées dans un maquis à Ouagadougou

Burkina Faso : près de 300 femmes interpellées et 200 chambres scellées dans un maquis à Ouagadougou



Une importante opération de la police municipale a été menée vendredi 14 août 2026 contre le maquis « Allah Ti Kouma », également connu sous l’appellation « Galaxy Night Club », situé à la sortie ouest de Ouagadougou. Près de 300 femmes ont été interpellées et quelque 200 chambres, présentées par les autorités comme des lieux de prostitution, ont été scellées.

La matinée du vendredi 14 août 2026 a été particulièrement mouvementée dans cet établissement situé à la périphérie de la capitale burkinabè. Aux environs de 6 heures, la police municipale de Ouagadougou a investi les lieux dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice ordonnant la fermeture définitive du maquis.

L’opération intervient à l’issue d’une procédure judiciaire engagée depuis plusieurs mois. Selon les informations rapportées par Le Potentiel, relayant notamment des éléments de Burkina 24, un jugement rendu le 4 février 2026, à la suite d’un procès ouvert en décembre 2025, avait conclu à l’illégalité de plusieurs activités exercées sur le site et prononcé sa fermeture définitive.

Un site transformé en vaste espace de prostitution

Au cours de la descente, les forces municipales ont procédé au bouclage de l’établissement avant de sceller environ 200 chambres. Ces espaces étaient, selon les autorités, utilisés pour des activités liées à la prostitution.

La présence d’un nombre particulièrement important de femmes sur le site a donné une ampleur singulière à l’opération. Près de 300 femmes ont été interpellées au moment de l’intervention. D’après Issouf Ouattara, inspecteur de police municipale et directeur général adjoint de la police municipale, ces femmes étaient de diverses nationalités, aux côtés de ressortissantes burkinabè. Les autorités ont indiqué qu’une importante proportion d’entre elles serait étrangère.

L’opération ne s’est toutefois pas limitée aux seules interpellations et à la fermeture des chambres. Plusieurs motos ainsi que diverses marchandises ont également été saisies par les agents municipaux.

Le site désormais sous surveillance

À l’issue de l’intervention, une barrière de sécurité a été installée autour du maquis afin d’en empêcher l’accès et toute éventuelle reprise des activités. Le site demeure ainsi placé sous surveillance, conformément à la décision judiciaire de fermeture définitive.

Au-delà de l’ampleur des chiffres avancés, cette opération met en lumière la détermination des autorités municipales de Ouagadougou à faire exécuter les décisions de justice visant certains établissements considérés comme abritant des activités illégales. Elle pose également la question des conditions dans lesquelles de tels espaces ont pu fonctionner et attirer, durant une longue période, plusieurs centaines de personnes.

L’affaire devrait désormais connaître des suites administratives et judiciaires permettant de déterminer les responsabilités éventuelles liées au fonctionnement de l’établissement et à l’exercice des activités qui y étaient pratiquées.

Waris SIDIKI

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 Victoire de Saara Houansou : le gouvernement salue un nouveau rayonnement du talent béninois Le Bénin tient désormais sa première grande vi...