samedi 14 mars 2026

Coopération militaire : Cotonou au cœur d’une rencontre stratégique entre chefs d’état-major




La capitale économique béninoise s’apprête à accueillir une rencontre militaire de haut niveau. Le 19 mars prochain, le général de corps d’armée Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major général des Forces armées du Bénin, recevra à Cotonou ses homologues français et ivoirien.

Il s’agit du général d’armée aérienne Fabien Mandon, chef d’état-major des armées françaises, et du général d’armée Lassina Doumbia, chef d’état-major des Forces armées de Côte d'Ivoire. Cette visite, présentée comme une rencontre de courtoisie entre hauts responsables militaires, devrait également permettre d’aborder plusieurs questions stratégiques.

Au-delà du protocole, les échanges porteront notamment sur le renforcement de la coopération militaire bilatérale, l’évaluation des partenariats existants ainsi que les efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme, un défi sécuritaire majeur pour plusieurs pays de la sous-région.

Au croisement des uniformes et des intérêts stratégiques, Cotonou s’apprête ainsi à devenir, le temps d’une rencontre, un point de convergence pour des armées unies par les mêmes préoccupations sécuritaires. Derrière les salutations protocolaires et les échanges feutrés, se dessine la volonté commune de bâtir des remparts plus solides face aux menaces qui traversent la région.


     Marcellin HOUNSA 

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

vendredi 13 mars 2026

 Présidentielle de 2026 : lancement d’une campagne nationale de sensibilisation en faveur de Romuald Wadagni ce samedi

À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026, les mouvements citoyens de soutien au candidat Romuald Wadagni annoncent le lancement officiel d’une vaste campagne nationale de sensibilisation de proximité. L’activité inaugurale se tiendra simultanément dans les douze départements du Bénin ce samedi 14 mars 2026 à partir de 11 heures_ .

 _Mobilisation citoyenne à l’échelle nationale_ 

Cette initiative s’inscrit dans un contexte politique marqué, depuis plus de trois décennies, par l’émergence de mouvements spontanés de soutien aux candidats à l’élection présidentielle, souvent en marge des formations politiques traditionnelles. Malgré la réforme du système partisan intervenue en 2018, ces dynamiques citoyennes continuent de jouer un rôle déterminant dans l’animation du débat politique et la mobilisation électorale.

C’est dans cette logique que plusieurs mouvements engagés derrière la candidature de Romuald Wadagni ont décidé de fédérer leurs actions au sein d’un cadre de concertation national afin d’améliorer l’efficacité de leurs initiatives sur le terrain. Une première séance de travail s’est tenue le 1er mars 2026. Elle a permis de définir les grandes orientations de la stratégie de mobilisation, notamment l’organisation simultanée d’activités de sensibilisation dans chacun des départements du pays.

Donner le ton de la campagne de proximité* 

L’objectif principal de cette mobilisation nationale est de lancer officiellement la campagne de sensibilisation de proximité destinée à aller à la rencontre des électeurs dans les différentes localités.

De façon spécifique, il s’agira de :

-donner le ton de la campagne présidentielle à l’échelle nationale ;

-annoncer le démarrage effectif des actions de sensibilisation porte-à-porte ;

-responsabiliser les mouvements citoyens selon des zones d’intervention définies ;

-renforcer la synergie d’actions afin d’optimiser les énergies militantes.

Placée sous le thème « Avec Romuald Wadagni, bâtir ensemble le Bénin de nos rêves », cette activité vise également à consolider la dynamique d’unité autour du candidat présenté par ses soutiens comme un acteur clé de la transformation du pays._ 

Des rassemblements populaires dans chaque département.

Selon les organisateurs, les manifestations devraient réunir environ 2 000 participants par département, avec la présence de représentants de toutes les couches sociales : acteurs économiques, leaders socioculturels, organisations religieuses, jeunes et femmes. Pour assurer la coordination des activités, des points focaux ont été désignés dans chacun des douze départements. Leur mission consistera à accompagner les différents mouvements de soutien, orienter les actions de terrain et veiller à l’harmonisation des initiatives. Dans le département du Littoral, la coordination est assurée par Aubin Adoukonou et Nouroudine Assani.

Les rassemblements se dérouleront de préférence dans des espaces ouverts, notamment sur des terrains de sport ou des domaines publics, et pourraient être agrémentés de prestations artistiques et d’animations culturelles.

Un programme axé sur l’échange avec les citoyens* Le programme indicatif prévoit plusieurs séquences destinées à favoriser l’expression citoyenne et la sensibilisation électorale. Après l’installation des participants et le mot de bienvenue du point focal, un moment sera consacré à la présentation du département hôte, suivi d’un forum citoyen permettant aux différentes composantes sociales d’exprimer leurs attentes. Une session de sensibilisation aux enjeux du vote précédera des animations culturelles et artistiques, avant une présentation du parcours et de la vision politique de Romuald Wadagni. À travers cette mobilisation nationale, les initiateurs entendent renforcer la proximité avec les populations et consolider la dynamique de soutien autour du candidat à quelques semaines du scrutin présidentiel.

E.L.

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

mercredi 11 mars 2026

Du micro à la prison : la chute brutale du journaliste Jeannot Agbanha

Connu dans le paysage culturel béninois pour ses initiatives en faveur de l’humour et de la promotion artistique, Jeannot Agbanha voit aujourd’hui son nom associé à l’une des affaires criminelles les plus commentées du moment. Le journaliste culturel a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par le tribunal d’Abomey-Calavi pour son implication dans l’assassinat de Richard-Gabin Gbédé, entrepreneur togolais et fondateur du Comité international de la solidarité africaine.

Au cœur de ce drame, un différend financier. La victime s’était rendue au Bénin en décembre 2025 afin de réclamer environ 5 millions de francs CFA liés à un projet panafricain mené avec son partenaire. Ce qui devait être une rencontre de clarification a viré à l’irréparable.


Selon les éléments présentés devant la justice, une altercation aurait éclaté entre les deux hommes. Au cours de la dispute, un coup de couteau aurait été porté, entraînant la mort de l’entrepreneur. Le corps de la victime a ensuite été abandonné dans une zone isolée entre Togbin et Ouidah, avant d’être découvert quelques jours plus tard.

L’affaire a rapidement suscité une vive émotion, tant par la brutalité des faits que par le profil du principal accusé. Connu jusque-là pour son engagement dans la promotion culturelle et artistique, Jeannot Agbanha s’est retrouvé au centre d’une enquête criminelle qui a conduit à sa condamnation.


Et ainsi, derrière les murs froids de la prison, le silence remplace désormais les mots. Là où résonnaient autrefois les rires et les projets culturels, ne subsiste plus que l’écho d’un destin brisé, celui d’un homme emporté par la tempête de ses propres actes.


     Marcellin HOUNSA 

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Conseil des ministres : les grandes décisions de la séance du 11 mars 2026

 


Le gouvernement béninois s’est réuni ce mercredi 11 mars 2026 en Conseil des ministres sous la présidence du chef de l’État, Patrice Talon. À l’issue de la séance, plusieurs décisions importantes ont été prises dans différents secteurs, notamment l’administration publique, les infrastructures et la gouvernance.

Une infographie récapitulative rend publique l’essentiel des mesures adoptées par l’exécutif au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement. Elle permet de présenter de manière synthétique les orientations et actions retenues pour la mise en œuvre des politiques publiques.

Les détails des décisions sont consultables ici👇👇👇👇




Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Crise au sein des Démocrates : Boni Yayi maintient sa démission malgré les appels à rester


La tentative de médiation n’a pas fait fléchir l’ancien président béninois Boni Yayi. Malgré les appels pressants des cadres du parti Les Démocrates, il reste ferme sur sa décision de démissionner de la présidence de la formation politique.

La rencontre, qui s’est tenue à huis clos à Tchaourou  et non à Parakou comme annoncé au départ  a duré près de trois heures. Autour de la table, une délégation d’une vingtaine de responsables du parti, composée notamment d’anciens députés du groupe parlementaire Les Démocrates et de plusieurs cadres influents.

Selon des indiscrétions, les émissaires du parti ont clairement réaffirmé la position de la coordination nationale : la démission de Boni Yayi n’est pas souhaitée. Pour les responsables du parti, son rôle reste central dans la cohésion et l’orientation politique de la formation.

Mais face à ces arguments, l’ancien chef de l’État n’a pas changé de position. Il maintient sa décision de se retirer de la tête du parti.

La délégation doit désormais se retrouver à Cotonou afin de faire le point avec la coordination nationale et envisager les prochaines étapes. Parmi les pistes évoquées figure l’organisation d’un congrès extraordinaire qui pourrait ouvrir la voie à l’élection d’un nouveau président du parti.

Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été prise et aucune date n’a encore été fixée. Mais cette séquence révèle déjà une période d’incertitude pour Les Démocrates, dont l’avenir organisationnel pourrait se jouer dans les semaines à venir. 


Marcellin HOUNSA 

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Place Goho d’Abomey : le lieu où tomba le Danxomè… et que l’histoire semble oublier





À Place Goho, la terre porte encore les traces d’un moment décisif de l’histoire du Bénin. C’est sur ce plateau chargé de mémoire que s’est scellé l’un des tournants majeurs du destin du royaume du Danxomè.

Après plusieurs années de résistance face à l’avancée coloniale française, le roi Béhanzin, onzième souverain du Danxomè, finit par se résoudre à mettre un terme aux combats. Affaibli par les défections et la supériorité militaire de l’ennemi, il choisit de privilégier la survie de son peuple plutôt que la poursuite d’une guerre devenue inégale.

Le 15 janvier 1894, sur ce plateau de Goho, le souverain rencontre le général français Alfred Amédée Dodds. Cet instant marque la reddition officielle du roi et consacre la chute du royaume du Danxomè sous domination coloniale française.




Plus d’un siècle plus tard, ce lieu historique reste pourtant dans un état qui interroge. Alors que le Bénin multiplie les initiatives pour valoriser son patrimoine et renforcer l’attractivité de ses sites culturels, Goho semble demeurer en marge de cette dynamique.

Comment expliquer qu’un site aussi symbolique soit encore si peu mis en valeur, alors qu’il incarne un épisode majeur de l’histoire nationale ?

Redonner vie à Goho, ce serait aussi offrir au pays un espace de mémoire et de dialogue avec l’histoire. Un lieu capable d’accueillir des visiteurs, des chercheurs, des cérémonies officielles et pourquoi pas, un jour, des rencontres diplomatiques de haut niveau.

Car au-delà de la poussière du temps, Goho reste un symbole. Un symbole de résistance, de mémoire… et d’histoire qui attend encore toute sa place dans le présent. 


     M.H.




Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Assassinat d’un entrepreneur togolais au Bénin : 30 ans de prison pour son partenaire d’affaires




Le verdict est tombé ce mardi 10 mars 2026 au Tribunal d’Abomey-Calavi. La cour a condamné un Béninois, prénommé Janot, à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de son partenaire d’affaires togolais, Richard Gbédé.

Entrepreneur et promoteur de CISA, une structure connue pour l’organisation de cérémonies de distinction honoris causa destinées à des personnalités africaines, la victime avait quitté Lomé le 6 décembre 2025 pour se rendre au Bénin. Il venait récupérer environ cinq millions de francs CFA auprès de son partenaire béninois, à la suite d’une activité organisée au Maroc. Mais ce déplacement sera le dernier.

Quelques jours plus tard, le corps sans vie de Richard Gbédé est retrouvé dans un bas-fond à Avlékété, ouvrant la voie à une enquête judiciaire qui conduira à l’arrestation de deux suspects : le partenaire béninois de la victime, considéré comme le principal accusé, et un tradithérapeute présenté comme son féticheur.

Selon les éléments de l’enquête, ce dernier aurait été sollicité pour éliminer mystiquement l’entrepreneur togolais, notamment en provoquant un accident de circulation avant son arrivée à destination. À la barre, le tradithérapeute a toutefois nié toute implication, affirmant avoir refusé d’exécuter cette demande. Il explique ne pas avoir alerté la police par peur et faute d’informations suffisantes.

Le principal accusé, lui, a rejeté les faits malgré des aveux enregistrés lors de l’enquête. Il soutient avoir inventé cette version sous l’influence d’un tiers. Devant la cour, il a tenté d’expliquer que lui et la victime auraient été attaqués au couteau par des hommes envoyés par ce même tiers, lesquels auraient finalement tué Richard Gbédé.

Mais ce récit n’a pas convaincu la cour. Plusieurs incohérences ont été relevées, notamment lorsqu’il a reconnu avoir envoyé un message au tradithérapeute dans lequel il affirmait avoir tué involontairement son partenaire d’affaires.

Dans la salle d’audience, la veuve de la victime a suivi les débats avec une émotion visible, intervenant à plusieurs reprises pour contredire certaines déclarations de l’accusé et répondre aux questions de la juge.

À l’issue du procès, le ministère public avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre le principal accusé et 20 ans de prison contre le tradithérapeute. La cour a finalement condamné Janot à 30 ans de réclusion criminelle, tandis que le tradithérapeute écope de 8 ans de prison.

Les deux condamnés devront également verser solidairement 30 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la famille de la victime.

Le parquet du tribunal d’Abomey-Calavi envisage toutefois de relever appel dans ce dossier qui a profondément marqué l’opinion.


      La rédaction 

Partager cet article :

Partager sur Facebook Partager sur WhatsApp Partager sur Twitter Partager sur Telegram

Coopération militaire : Cotonou au cœur d’une rencontre stratégique entre chefs d’état-major

La capitale économique béninoise s’apprête à accueillir une rencontre militaire de haut niveau. Le 19 mars prochain, le général de corps d’a...