mercredi 11 mars 2026

Du micro à la prison : la chute brutale du journaliste Jeannot Agbanha

Connu dans le paysage culturel béninois pour ses initiatives en faveur de l’humour et de la promotion artistique, Jeannot Agbanha voit aujourd’hui son nom associé à l’une des affaires criminelles les plus commentées du moment. Le journaliste culturel a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par le tribunal d’Abomey-Calavi pour son implication dans l’assassinat de Richard-Gabin Gbédé, entrepreneur togolais et fondateur du Comité international de la solidarité africaine.

Au cœur de ce drame, un différend financier. La victime s’était rendue au Bénin en décembre 2025 afin de réclamer environ 5 millions de francs CFA liés à un projet panafricain mené avec son partenaire. Ce qui devait être une rencontre de clarification a viré à l’irréparable.


Selon les éléments présentés devant la justice, une altercation aurait éclaté entre les deux hommes. Au cours de la dispute, un coup de couteau aurait été porté, entraînant la mort de l’entrepreneur. Le corps de la victime a ensuite été abandonné dans une zone isolée entre Togbin et Ouidah, avant d’être découvert quelques jours plus tard.

L’affaire a rapidement suscité une vive émotion, tant par la brutalité des faits que par le profil du principal accusé. Connu jusque-là pour son engagement dans la promotion culturelle et artistique, Jeannot Agbanha s’est retrouvé au centre d’une enquête criminelle qui a conduit à sa condamnation.


Et ainsi, derrière les murs froids de la prison, le silence remplace désormais les mots. Là où résonnaient autrefois les rires et les projets culturels, ne subsiste plus que l’écho d’un destin brisé, celui d’un homme emporté par la tempête de ses propres actes.


     Marcellin HOUNSA 

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Conseil des ministres : les grandes décisions de la séance du 11 mars 2026

 


Le gouvernement béninois s’est réuni ce mercredi 11 mars 2026 en Conseil des ministres sous la présidence du chef de l’État, Patrice Talon. À l’issue de la séance, plusieurs décisions importantes ont été prises dans différents secteurs, notamment l’administration publique, les infrastructures et la gouvernance.

Une infographie récapitulative rend publique l’essentiel des mesures adoptées par l’exécutif au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement. Elle permet de présenter de manière synthétique les orientations et actions retenues pour la mise en œuvre des politiques publiques.

Les détails des décisions sont consultables ici👇👇👇👇




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Crise au sein des Démocrates : Boni Yayi maintient sa démission malgré les appels à rester


La tentative de médiation n’a pas fait fléchir l’ancien président béninois Boni Yayi. Malgré les appels pressants des cadres du parti Les Démocrates, il reste ferme sur sa décision de démissionner de la présidence de la formation politique.

La rencontre, qui s’est tenue à huis clos à Tchaourou  et non à Parakou comme annoncé au départ  a duré près de trois heures. Autour de la table, une délégation d’une vingtaine de responsables du parti, composée notamment d’anciens députés du groupe parlementaire Les Démocrates et de plusieurs cadres influents.

Selon des indiscrétions, les émissaires du parti ont clairement réaffirmé la position de la coordination nationale : la démission de Boni Yayi n’est pas souhaitée. Pour les responsables du parti, son rôle reste central dans la cohésion et l’orientation politique de la formation.

Mais face à ces arguments, l’ancien chef de l’État n’a pas changé de position. Il maintient sa décision de se retirer de la tête du parti.

La délégation doit désormais se retrouver à Cotonou afin de faire le point avec la coordination nationale et envisager les prochaines étapes. Parmi les pistes évoquées figure l’organisation d’un congrès extraordinaire qui pourrait ouvrir la voie à l’élection d’un nouveau président du parti.

Pour l’heure, aucune décision officielle n’a été prise et aucune date n’a encore été fixée. Mais cette séquence révèle déjà une période d’incertitude pour Les Démocrates, dont l’avenir organisationnel pourrait se jouer dans les semaines à venir. 


Marcellin HOUNSA 

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Place Goho d’Abomey : le lieu où tomba le Danxomè… et que l’histoire semble oublier





À Place Goho, la terre porte encore les traces d’un moment décisif de l’histoire du Bénin. C’est sur ce plateau chargé de mémoire que s’est scellé l’un des tournants majeurs du destin du royaume du Danxomè.

Après plusieurs années de résistance face à l’avancée coloniale française, le roi Béhanzin, onzième souverain du Danxomè, finit par se résoudre à mettre un terme aux combats. Affaibli par les défections et la supériorité militaire de l’ennemi, il choisit de privilégier la survie de son peuple plutôt que la poursuite d’une guerre devenue inégale.

Le 15 janvier 1894, sur ce plateau de Goho, le souverain rencontre le général français Alfred Amédée Dodds. Cet instant marque la reddition officielle du roi et consacre la chute du royaume du Danxomè sous domination coloniale française.




Plus d’un siècle plus tard, ce lieu historique reste pourtant dans un état qui interroge. Alors que le Bénin multiplie les initiatives pour valoriser son patrimoine et renforcer l’attractivité de ses sites culturels, Goho semble demeurer en marge de cette dynamique.

Comment expliquer qu’un site aussi symbolique soit encore si peu mis en valeur, alors qu’il incarne un épisode majeur de l’histoire nationale ?

Redonner vie à Goho, ce serait aussi offrir au pays un espace de mémoire et de dialogue avec l’histoire. Un lieu capable d’accueillir des visiteurs, des chercheurs, des cérémonies officielles et pourquoi pas, un jour, des rencontres diplomatiques de haut niveau.

Car au-delà de la poussière du temps, Goho reste un symbole. Un symbole de résistance, de mémoire… et d’histoire qui attend encore toute sa place dans le présent. 


     M.H.




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Assassinat d’un entrepreneur togolais au Bénin : 30 ans de prison pour son partenaire d’affaires




Le verdict est tombé ce mardi 10 mars 2026 au Tribunal d’Abomey-Calavi. La cour a condamné un Béninois, prénommé Janot, à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de son partenaire d’affaires togolais, Richard Gbédé.

Entrepreneur et promoteur de CISA, une structure connue pour l’organisation de cérémonies de distinction honoris causa destinées à des personnalités africaines, la victime avait quitté Lomé le 6 décembre 2025 pour se rendre au Bénin. Il venait récupérer environ cinq millions de francs CFA auprès de son partenaire béninois, à la suite d’une activité organisée au Maroc. Mais ce déplacement sera le dernier.

Quelques jours plus tard, le corps sans vie de Richard Gbédé est retrouvé dans un bas-fond à Avlékété, ouvrant la voie à une enquête judiciaire qui conduira à l’arrestation de deux suspects : le partenaire béninois de la victime, considéré comme le principal accusé, et un tradithérapeute présenté comme son féticheur.

Selon les éléments de l’enquête, ce dernier aurait été sollicité pour éliminer mystiquement l’entrepreneur togolais, notamment en provoquant un accident de circulation avant son arrivée à destination. À la barre, le tradithérapeute a toutefois nié toute implication, affirmant avoir refusé d’exécuter cette demande. Il explique ne pas avoir alerté la police par peur et faute d’informations suffisantes.

Le principal accusé, lui, a rejeté les faits malgré des aveux enregistrés lors de l’enquête. Il soutient avoir inventé cette version sous l’influence d’un tiers. Devant la cour, il a tenté d’expliquer que lui et la victime auraient été attaqués au couteau par des hommes envoyés par ce même tiers, lesquels auraient finalement tué Richard Gbédé.

Mais ce récit n’a pas convaincu la cour. Plusieurs incohérences ont été relevées, notamment lorsqu’il a reconnu avoir envoyé un message au tradithérapeute dans lequel il affirmait avoir tué involontairement son partenaire d’affaires.

Dans la salle d’audience, la veuve de la victime a suivi les débats avec une émotion visible, intervenant à plusieurs reprises pour contredire certaines déclarations de l’accusé et répondre aux questions de la juge.

À l’issue du procès, le ministère public avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre le principal accusé et 20 ans de prison contre le tradithérapeute. La cour a finalement condamné Janot à 30 ans de réclusion criminelle, tandis que le tradithérapeute écope de 8 ans de prison.

Les deux condamnés devront également verser solidairement 30 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la famille de la victime.

Le parquet du tribunal d’Abomey-Calavi envisage toutefois de relever appel dans ce dossier qui a profondément marqué l’opinion.


      La rédaction 

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dimanche 8 mars 2026

Nouvelle semaine, nouvelle parution




 Chers partenaires prenez du plaisir à lire votre journal, voici la première Une pour le compte de cette semaine.


Que Dieu facilite.


Nous sommes toujours disponibles pour la couverture médiatique de vos différents événements. Il faut juste nous contacter.


Excellente semaine à vous.


La Direction/OP

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samedi 7 mars 2026

Sèmè-Podji : quand la jeunesse balaie l’indifférence et redonne souffle à la cité




Sous le ciel lumineux de Sèmè-Podji, la cour de la mairie s’est éveillée ce jour au rythme des balais et des gestes solidaires. Dans une atmosphère empreinte d’ardeur et de fraternité, les amis du maire Thomas Singbo ont orchestré une vaste journée de salubrité, transformant l’espace communal en théâtre d’un engagement citoyen vibrant.


Jeunes volontaires, bras retroussés et regards déterminés, ont répondu à l’appel avec une ferveur remarquable. À coups de balais et de râteaux, la poussière des jours s’est dissipée, laissant place à un cadre assaini où souffle désormais un vent de responsabilité et d’amour pour la cité. Chaque geste semblait murmurer la même promesse : celle d’une commune portée par l’élan de sa jeunesse.


Car au-delà des feuilles balayées et des allées nettoyées, c’est une conviction qui s’est levée, claire et lumineuse : la jeunesse de Sèmè-Podji refuse l’indifférence. Elle choisit l’action, la vigilance et la participation active à l’édification d’un cadre de vie digne et harmonieux.



Les initiateurs de cette mobilisation saluent avec reconnaissance tous ceux qui ont répondu présents. Leur disponibilité et leur engagement donnent à cette initiative la résonance d’un premier pas, modeste peut-être, mais porteur d’un horizon plus vaste.


Et déjà, dans l’air encore frais de cette matinée de civisme, une certitude s’impose : ce geste n’est pas une simple parenthèse. 

C’est l’aube d’un mouvement. Une promesse murmurée à la commune, celle d’une Sèmè-Podji plus propre, plus fière et résolument tournée vers l’avenir.


    Marcellin HOUNSA

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Du micro à la prison : la chute brutale du journaliste Jeannot Agbanha

Connu dans le paysage culturel béninois pour ses initiatives en faveur de l’humour et de la promotion artistique, Jeannot Agbanha voit aujou...