vendredi 6 mars 2026

Bénin : vers un soutien du parti Les Démocrates au duo Wadagni–Talata ?

 





 ( Une recomposition politique en gestation) 



 La flamme s'éteint lentement mais sûrement....


 La scène politique béninoise pourrait connaître un nouveau tournant majeur dans les prochains jours. Des signaux concordants laissent entrevoir une possible déclaration du parti d’opposition << Les Démocrates>> LD en faveur d’un *soutien au duo présidentiel pressenti Romuald Wadagni – Mariam* *Chabi Talata* pour les prochaines échéances nationales. Une hypothèse qui, si elle se confirmait, constituerait un véritable séisme politique.


 Une opposition fragilisée par des départs. 



Cette évolution intervient dans un contexte particulier marqué par la démission du chef de file du parti et de son fils Chabi Yayi. Ce départ a laissé un vide stratégique au sein du principal parti d’opposition crédible du pays. Face à cette situation, plusieurs observateurs estiment que Les Démocrates se retrouvent à la croisée des chemins : maintenir une posture d’opposition stricte ou s’inscrire dans une logique de repositionnement politique.


Pour certains cadres et militants, la survie politique du parti pourrait désormais passer par une nouvelle approche des alliances et des rapports de force. Dans cette perspective, un rapprochement avec la mouvance présidentielle serait envisagé comme une option stratégique plutôt qu’idéologique.


 Le duo Wadagni–Talata au cœur des calculs.


Le duo composé de Romuald Wadagni, actuel ministre de l’Économie et des Finances, et de la vice-présidente Mariam Chabi Talata apparaît de plus en plus comme une formule politique capable d’incarner la continuité du pouvoir en place. Dans ce contexte, un soutien venu d’une formation réputée d’opposition comme Les Démocrates aurait une portée symbolique et stratégique importante. Une telle décision pourrait élargir la base politique du duo et donner naissance à une configuration politique inédite au Bénin. Certains analystes comparent déjà l’effet potentiel de cette annonce à une onde de choc politique, susceptible de surprendre les observateurs, les militants et même certains acteurs de la classe politique.


 La question de la survie politique.


Derrière cette possible reconfiguration se profile une question fondamentale : celle de la survie du parti dans un environnement politique marqué par des exigences électorales élevées et une forte structuration des blocs politiques. Pour Les Démocrates, l’enjeu serait d’éviter une marginalisation durable. La perspective d’évoluer pendant plusieurs années sans représentation significative ni députés ni conseillers communaux pourrait fragiliser l’existence même du parti sur l’échiquier national. Dans cette logique, certains stratèges estiment que la priorité pourrait être de préserver l’existence et l’influence du parti, quitte à adopter une position pragmatique dans les alliances politiques.


 Vers un partage implicite de l’espace politique ?


Si cette orientation venait à se confirmer, elle ouvrirait la voie à une forme de recomposition politique où la frontière entre mouvance et opposition deviendrait plus nuancée. Une telle configuration pourrait favoriser une redistribution des rôles au sein de la classe politique béninoise, avec un partage plus souple de l’espace politique entre acteurs traditionnellement opposés. Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a encore été faite. Mais les discussions et les rumeurs qui circulent dans les milieux politiques alimentent les spéculations.

Une chose demeure certaine : si le parti Les Démocrates venait à annoncer un soutien au duo Wadagni–Talata, l’annonce pourrait redessiner profondément les équilibres politiques au Bénin et ouvrir une nouvelle phase dans la dynamique de la vie politique nationale.


Ernest LATOUNDJI

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jeudi 5 mars 2026

Coopération internationale : Thomas SINGBO ouvre une nouvelle page entre Sèmè-Podji et la Chine

 



La commune de Sèmè-Podji poursuit sa dynamique d’ouverture vers l’international. 

Dans cette perspective, le maire Thomas SINGBO a conduit, mercredi 4 mars 2026, une délégation communale à une séance de travail à l’Ambassade de Chine au Benin.


Cette rencontre s’inscrit dans la volonté de la municipalité de développer des partenariats stratégiques capables d’accompagner la transformation de la commune. Au cours des échanges, le maire a présenté la vision de développement de Sèmè-Podji, en cohérence avec les orientations de la Vision Bénin 2060 Alafia.



L’autorité communale a particulièrement mis en avant les importantes potentialités agricoles et touristiques de la commune, tout en évoquant plusieurs projets structurants susceptibles d’être réalisés dans le cadre de partenariats public-privé. L’objectif est de renforcer l’attractivité économique de la commune et de créer de nouvelles opportunités de développement local.


Dans cette dynamique, la délégation de Sèmè-Podji a également exprimé son souhait d’établir une coopération décentralisée à travers un projet de jumelage avec la ville de Linyi. 

Une initiative qui pourrait favoriser des échanges durables dans les domaines économique, technique et culturel.


Ainsi, Sèmè-Podji poursuit son chemin vers un avenir ouvert et ambitieux. Sous l’impulsion du maire Thomas SINGBO, la commune choisit d’élargir son horizon et de transformer les rencontres diplomatiques en véritables leviers de développement. Entre Benin et China, cette dynamique esquisse les contours d’un partenariat porteur d’espoir, où chaque projet pourrait devenir une pierre de plus à l’édifice du progrès local.


    Marcellin HOUNSA

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Remise du rapport du Conseil Économique et Social : Patrice Talon satisfait des premiers résultats

 



Le Palais de la Marina, à Cotonou, a servi de cadre le mercredi 4 mars 2026 à la cérémonie officielle de remise du rapport d’activités de la mandature transitoire du Conseil Économique et Social. Devant plusieurs présidents d’institutions et membres du gouvernement, le Chef de l’État, Patrice Talon, a reçu les conclusions d’une année d’activités marquée par la relance de cette institution consultative.


Un an après la réforme engagée pour redynamiser le CES, l’institution s’est conformée à l’exercice de reddition de comptes prévu par ses textes fondateurs. Son président, Conrad Gbaguidi, a présenté un rapport détaillé mettant en lumière la transformation du fonctionnement interne du Conseil ainsi que l’impact des premières actions menées.


Dans son intervention, le président du CES a salué la vision du Chef de l’État qui a permis, selon lui, la « renaissance » de l’institution. Il a notamment évoqué un ancrage territorial plus affirmé et une présence plus visible du Bénin sur la scène internationale à travers ses instances consultatives.



Le rapport s’articule autour de neuf sujets d’autosaisine portant sur des préoccupations majeures des populations. Parmi les recommandations phares figurent un renforcement du soutien socio-économique aux jeunes pour prévenir l’extrémisme violent, l’opérationnalisation des mécanismes de concertation pour réduire les tensions agro-pastorales, ainsi que la mise en place d’un « panier citoyen » pour atténuer les effets du coût de la vie. Le Conseil a également recommandé un durcissement du cadre juridique face à la prolifération de l’alcool frelaté.


Réagissant à ces propositions, le Président Patrice Talon s’est félicité des premiers résultats enregistrés par le CES en douze mois d’existence sous sa nouvelle forme. Pour lui, ces travaux confirment la place stratégique de l’institution dans l’architecture démocratique et sociale du pays.


Le Chef de l’État a néanmoins invité les conseillers à poursuivre leurs efforts avec rigueur, en évitant toute complaisance face aux premiers succès. Il les a encouragés à approfondir leurs analyses et à explorer davantage de problématiques économiques et sociales afin d’apporter des recommandations toujours plus pertinentes pour le développement du Benin.


La remise de ce rapport ouvre ainsi une nouvelle phase pour le CES. Les conclusions serviront de base de réflexion pour les futures politiques publiques, tandis qu’un séminaire bilatéral annoncé dans les prochains jours permettra d’examiner plus en profondeur les pistes d’action proposées par l’institution.


Une étape qui confirme la volonté de faire du CES un véritable espace de dialogue et de propositions au service de la nation. 


     M.H.

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Installation des chefs d’arrondissements et présidents des commissions permanentes des maires: Vendredi et Samedi pour finir avec dans l'ouémé et Plateau.

 







Le processus de mise en place des organes internes des conseils communaux se poursuit dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. Après l’installation des exécutifs communaux et leur prise de fonction, l’étape suivante concerne l’installation officielle des chefs d’arrondissement (CA), des présidents de commissions permanentes ainsi que de leurs rapporteurs.

Dans le département du Plateau, le préfet Daniel Valère Sètonnougbo procédera ce vendredi 6 mars 2026 à l’installation de ces responsables au sein des différentes communes. L’information a été rendue publique à travers un message publié le 5 mars 2026, dans lequel l’autorité préfectorale a communiqué aux maires et aux conseillers communaux le calendrier des différentes cérémonies.

Selon le programme établi, les séances d’installation se tiendront successivement dans les cinq communes du département au cours de la même journée. La première étape est prévue à Ifangni à 13 heures, suivie de Sakété à 14 heures, Adja-Ouèrè à 15 heures puis Kétou à 16 heures. La tournée préfectorale prendra fin à Pobè à 17 heures, où les conseillers communaux sont également conviés à cette session extraordinaire consacrée à la mise en place des organes internes des conseils communaux.

Dans son message, le préfet du Plateau a invité les maires à mobiliser l’ensemble des conseillers communaux afin d’assurer une participation effective à ces différentes sessions.

Dans le département de l’Ouémé, la préfète Marie Akpotrossou conduira également la même opération d’installation des chefs d’arrondissement, des présidents de commissions et de leurs rapporteurs dans les communes placées sous sa juridiction administrative.

Les cérémonies sont prévues sur deux jours, les vendredi 6 et samedi 7 mars 2026, selon le calendrier ci-après :

Vendredi 6 mars 2026

8h : Adjarra

10h : Avrankou

12h : Aguégués

14h : Sèmè-Podji

16h : Porto-Novo

Samedi 7 mars 2026

8h : Akpro-Missérété

10h : Bonou

12h : Adjohoun

14h : Dangbo

Ces installations marquent une étape importante dans la consolidation de la gouvernance locale, en permettant aux conseils communaux de se doter pleinement de leurs organes de fonctionnement interne pour l’exercice du mandat communal.


Jean-Paul O. ODJO

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Gouvernance locale / Mises en garde du préfet Valère Sètonougbo aux conseils communaux installés « Que vos différences soient une force »

 



Principale entitée de développement, la gouvernance locale se repose sur des piliers essentiels, dont la cohésion et la transparence dans la gestion des affaires. Mais au-delà, les clivages politiques et autres positions tranchées visant à ternir l'image d'un gouvernement sont des faits courants caractérisant certains élus communaux et municipaux. À l'occasion de l'installation des conseils communaux de la 5ème mandature il y a quelques jours, Daniel Valère Sètonnougbo, préfet des départements du Zou et du Plateau a mis l'accent sur la responsabilité dévolue aux élus communaux et la nécessité pour ceux-ci d'agir pour le développement de leur commune. « Les élections du 11 janvier 2026 ont marqué la fin des campagnes électorales. Désormais, vous êtes rentrés dans vos fonctions de servir vos concitoyens. Servir la commune et ses populations doit être votre seul engagement », a t - il souligné. L'autorité préfectorale a par ailleurs insisté sur la cohésion nécessaire pour la mise en œuvre de toute politique de développement local. Valère Sètonougbo a de ce fait appelé chacun des conseillers communaux des communes sous sa tutelle à faire un exercice de conscience individuelle et collective afin que la confiance placée en eux par les populations soit concluante. « Je renouvelle mon appel envers chacun de vous conseiller afin que vous apportiez effectivement votre pierre à l'édifice pour la construction et le développement de vos communes respectives. Que vos différences soient une force majeure. Que chacun mesure sa responsabilité d'élu communal.

Que votre souci majeur soit l'intérêt supérieur et le développement de votre commune et que vos discussions soient constructives », nous a t - il confié. Le préfet des départements du Zou et du Plateau a donc exhorté chaque élu communal à avoir comme guide, le code de la gouvernance territoriale afin de poser des actes et de réfléchir dans le sens du respect de la législation en vigueur.


Jérôme Tagnon

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Chronique de Ernest LATOUNDJI.


Réseaux sociaux : quand le virtuel réinvente la vie associative.



Il fut un temps où la vie associative dans nos localités se nourrissait de rencontres physiques, de réunions sous les hangars, dans les maisons familiales ou sur les places publiques. Les associations de développement, les groupements de jeunes, les unions de ressortissants ou encore les tontines constituaient des espaces privilégiés de solidarité, de dialogue et de mobilisation collective. On se voyait, on discutait, on cotisait, et surtout on entretenait des liens humains forts.

Mais depuis quelques années, un nouveau phénomène transforme silencieusement ces dynamiques communautaires : l’irruption des réseaux sociaux dans la gestion de la vie associative.

WhatsApp, Facebook ou Telegram sont devenus de véritables salles de réunion virtuelles. Les groupes créés au nom des villages, des quartiers, des promotions scolaires ou des associations de développement remplacent progressivement les rencontres physiques. 


Désormais, il suffit d’un message dans un groupe pour lancer un appel à cotisation, annoncer un projet communautaire ou organiser une action de solidarité .Dans ces espaces numériques, les contributions financières se mobilisent parfois en quelques heures. Une maladie, un décès, un projet de développement local ou même une simple activité communautaire : les appels à contribution circulent rapidement et les réponses suivent presque immédiatement. Les transferts d’argent par mobile money facilitent davantage cette solidarité à distance.



Fait remarquable : certains membres d’une même association peuvent passer plusieurs années sans se rencontrer physiquement. Pourtant, ils restent actifs, participent aux discussions, prennent part aux décisions et contribuent régulièrement aux souscriptions. Le lien social, autrefois construit autour de la présence physique, s’adapte désormais aux réalités de la mobilité et de la vie moderne.Ce nouveau modèle de solidarité numérique présente des avantages indéniables. Il rapproche ceux qui vivent loin, notamment les membres de la diaspora, qui peuvent désormais participer facilement aux initiatives communautaires. Il accélère la circulation de l’information et rend les mobilisations plus rapides et plus efficaces.

Cependant, cette mutation pose aussi quelques interrogations. La chaleur humaine des rencontres physiques, les débats en face-à-face et les moments de convivialité qui cimentaient autrefois les associations tendent à s’estomper. Le risque existe que la communauté devienne une simple plateforme de contributions financières, au détriment des interactions humaines profondes.

La véritable question est donc celle de l’équilibre. Les réseaux sociaux ne doivent pas remplacer totalement la vie associative traditionnelle, mais plutôt la renforcer. Le numérique peut être un formidable outil de mobilisation, à condition qu’il ne fasse pas disparaître les rencontres réelles, ces moments précieux où se construit véritablement le vivre-ensemble.

Au fond, la technologie n’a pas supprimé la solidarité communautaire ; elle l’a simplement transformée. Et dans un monde où les distances s’allongent et les agendas se remplissent, ces nouvelles formes de coopération virtuelle témoignent d’une chose essentielle : le sens de la communauté, lui, continue de résister au temps.

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Formation de la HAAC: des journalistes mieux préparés pour une couverture électorale responsable

 



À Cotonou, la formation organisée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie, s’est achevée après quatre jours d’échanges intenses sur la couverture médiatique des élections. Cette initiative visait à renforcer les compétences des journalistes afin de garantir une information de qualité et un traitement équilibré des enjeux électoraux.


Les travaux ont porté sur le rôle central des médias en période électorale. Au-delà de leur mission d’information, les journalistes ont été rappelés à leur responsabilité en tant qu’acteurs de la transparence et de l’apaisement du débat public. Les modules abordés ont également mis l’accent sur les défis liés à la logistique électorale, la centralisation des résultats et le cadre juridique encadrant les contentieux électoraux. L’objectif : permettre aux professionnels des médias de mieux comprendre les mécanismes juridiques afin d’éviter les approximations et de renforcer la crédibilité de leurs productions.



La déontologie journalistique a occupé une place centrale dans les discussions. 

Vérification des sources, respect du pluralisme, équilibre dans le traitement de l’information et responsabilité dans le choix des mots ont été présentés comme des principes incontournables, particulièrement à l’ère des réseaux sociaux où la circulation rapide de l’information peut amplifier les risques de désinformation.


Dans son allocution de clôture, le Secrétaire Général de la HAAC, François AWOUDO, a souligné que la formation n’était qu’une étape. « La mission continue. Les prochaines échéances électorales seront le véritable terrain d’évaluation de nos acquis. Puisse chacun repartir avec la ferme conviction d’exercer son métier avec encore plus de rigueur, d’éthique et de professionnalisme », a-t-il déclaré.


De son côté, la Directrice de Cabinet du Président de la HAAC, Katia U. KEREKOU-LAOUROU, a insisté sur le rôle stratégique des médias dans le processus démocratique. Selon elle, les journalistes ne sont pas de simples observateurs en période électorale : ils contribuent à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions en produisant une information fiable et équilibrée. Elle a également rappelé l’importance de la maîtrise du cadre juridique pour éviter toute diffusion susceptible de fragiliser la paix sociale.


Au terme de cette formation, les participants repartent mieux outillés pour une couverture professionnelle des élections générales de 2026. L’ambition demeure claire : faire des médias béninois des références en matière d’éthique, de responsabilité et de crédibilité, au service d’une démocratie renforcée et apaisée. 


    Ernest LATOUNDJI

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Bénin : vers un soutien du parti Les Démocrates au duo Wadagni–Talata ?

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