mardi 18 août 2026

 Cotonou : les cartes de droit-taxi désormais disponibles pour les conducteurs de taxi-moto




Les conducteurs de taxi-moto de Cotonou peuvent désormais pousser un soupir de soulagement. La Mairie de Cotonou annonce la disponibilité des cartes de droit-taxi au titre de la période allant jusqu’au 30 juin 2026.


Dans un communiqué, le Secrétaire exécutif de la Mairie de Cotonou informe les conducteurs et propriétaires de taxi-motos ayant régulièrement acquitté leurs droits et taxes concernés qu’ils peuvent procéder au retrait de leurs cartes.


L’opération concerne les usagers qui ont effectivement accompli les formalités requises et déposé leurs dossiers dans les différents lieux prévus à cet effet. Les bénéficiaires sont donc invités à se rendre sur le site où leurs dossiers ont été déposés afin de récupérer leur carte de droit-taxi.


La Mairie précise que les retraits devront s’effectuer dans le respect des horaires indiqués dans le communiqué officiel. Les intéressés sont ainsi appelés à prendre les dispositions nécessaires pour éviter tout déplacement inutile et à se munir, le cas échéant, des pièces requises pour le retrait.


Via cette mise à disposition, l’administration municipale poursuit la régularisation des activités de taxi-moto dans la ville de Cotonou, tout en invitant les acteurs concernés à se conformer aux obligations fiscales et administratives en vigueur.


Les conducteurs et propriétaires concernés sont donc appelés à ne pas tarder à effectuer le retrait de leurs cartes, désormais disponibles auprès des lieux de dépôt de leurs dossiers.


   M.H.




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 MGF : les Réseaux des féministes du Bénin montent au front contre l’apologie de l’excision


Les Réseaux des féministes du Bénin haussent le ton face à la diffusion de contenus faisant l’apologie de l’excision. Dans une déclaration rendue publique après la découverte, lundi 17 août, de visuels portant notamment la mention « OUI À L’EXCISION », les militantes dénoncent une tentative de banalisation des mutilations génitales féminines (MGF) et réaffirment leur opposition ferme à ces pratiques.


Pour les Réseaux des féministes du Bénin, l’excision ne relève ni d’une simple opinion ni d’un débat de société. Elle constitue une violence portant atteinte à l’intégrité physique et aux droits des filles et des femmes. Ils s’inquiètent particulièrement de voir les outils numériques et les nouvelles technologies utilisés pour promouvoir ou normaliser des pratiques dont les conséquences peuvent être physiques, psychologiques et sexuelles.


Cette prise de position intervient alors que des femmes maliennes et guinéennes se mobilisent contre les MGF, avec des actions annoncées pour le 22 août. Les féministes béninoises expriment leur solidarité avec ces mobilisations et appellent à renforcer la lutte régionale contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.


Au Bénin, rappellent-elles, les mutilations génitales féminines sont interdites par la loi n°2003-03 du 3 mars 2003 portant répression de la pratique des MGF. Le texte prévoit notamment des peines d’emprisonnement et des amendes à l’encontre des auteurs de ces actes.


Mais pour les Réseaux des féministes du Bénin, la réflexion doit également porter sur l’espace numérique. Ils interrogent la capacité du cadre juridique à répondre aux contenus qui encouragent, glorifient ou banalisent les mutilations génitales féminines, alors que les réseaux sociaux permettent une diffusion rapide de tels messages.


Les militantes appellent ainsi les organisations féministes, associations de défense des droits humains, activistes et citoyens à relayer les mobilisations du 22 août, à faire entendre une voix claire contre les MGF et à soutenir celles et ceux qui s’engagent pour la protection des femmes et des filles.


Leur position tient en une conviction : aucune tradition, croyance, appartenance culturelle ou interprétation religieuse ne devrait servir de prétexte à porter atteinte au corps d’une fille ou d’une femme.


Car derrière chaque chiffre, chaque campagne et chaque débat, il y a un corps, une dignité, une vie. Et lorsqu’il s’agit de protéger cette dignité, le silence ne peut plus être une option.


    M.H.

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 Coopération économique : Joseph Djogbénou échange avec un promoteur français autour d’un projet d’accompagnement des entreprises au Bénin


L’expertise française pourrait bientôt davantage profiter au tissu entrepreneurial béninois. Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a reçu en audience, mardi 18 août 2026, Amos Nata, dirigeant d’un cabinet établi en France. Au centre des échanges : un projet d’implantation au Bénin d’une structure dédiée à l’accompagnement et au développement des entreprises.


À l’issue de la rencontre, Amos Nata a présenté les grandes lignes de cette initiative à la presse parlementaire. Le promoteur entend mettre au service des entreprises béninoises les compétences et l’expérience acquises au sein de son cabinet en France, ainsi que celles d’un réseau professionnel qui fédère environ 120 structures dans l’Hexagone.


« L’idée, c’est d’apporter cette expertise que nous avons pour l’accompagnement des entreprises au niveau du Bénin », a-t-il expliqué.



Au-delà d’une simple implantation professionnelle, le projet se veut un levier de rapprochement entre les savoir-faire développés en France et les besoins des entreprises opérant au Bénin. Amos Nata envisage notamment de nouer des partenariats avec des acteurs locaux afin de favoriser le partage d’expériences et la mutualisation des compétences.


« L’idée, c’est aussi de travailler avec des acteurs locaux », a-t-il ajouté.


Cette perspective intervient alors que le Bénin poursuit ses efforts pour consolider son environnement des affaires et stimuler l’initiative privée. Pour le promoteur français, l’évolution du pays et les différents chantiers engagés constituent autant d’opportunités pour développer des solutions d’accompagnement adaptées aux réalités du marché béninois.


À terme, l’initiative ambitionne de contribuer à la professionnalisation et à la consolidation des entreprises locales, en leur ouvrant davantage l’accès à une expertise issue d’un réseau professionnel implanté en France.


La rencontre avec le président de l’Assemblée nationale marque ainsi une première étape dans cette démarche, à la croisée de l’investissement, du transfert de compétences et du renforcement des passerelles économiques entre le Bénin et la France.


   Ernest Latoundji

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 ANCB : Luc Gnacadja prend les rênes et ouvre une nouvelle séquence pour les communes




L’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) change de gouvernance. Réunis ce mardi 18 août 2026 à l’hôtel Azalaï de Cotonou à l’occasion de leur cinquième congrès ordinaire, les représentants des collectivités territoriales ont procédé au renouvellement des instances dirigeantes de l’association. À l’issue des travaux, le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a été porté à la présidence.


Une page se tourne à l’ANCB. Après plusieurs années sous la conduite de Luc Atrokpo, l’association faîtière des communes béninoises confie désormais ses destinées à Luc Gnacadja. Le maire de Cotonou prend ainsi la tête d’une nouvelle équipe appelée à défendre les intérêts des collectivités territoriales et à renforcer leur place dans la conduite du développement local.


Le nouveau bureau traduit une volonté de représentation équilibrée des différentes régions du pays. Aux côtés de Luc Gnacadja siègent Idrissou Yaya, maire de Djougou, en qualité de premier vice-président, et Christian Houétchénou, maire de Ouidah, comme deuxième vice-président. Zul Kifly Zakarié, maire de Parakou, assure le secrétariat général, tandis qu’Auguste Ayihounhin, maire de Covè, devient trésorier général.


Cette recomposition intervient quelques mois après les élections municipales et communales de janvier 2026, qui ont consacré de nouveaux exécutifs à la tête des communes. Le cinquième congrès de l’ANCB vient ainsi donner une nouvelle ossature à l’organisation, en phase avec le renouvellement intervenu au niveau local.


Présente aux côtés des élus locaux, l’autorité gouvernementale en charge de la décentralisation a également marqué l’importance de cette nouvelle étape. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, a pris part aux travaux, aux côtés de plusieurs partenaires techniques et financiers des collectivités.


Un mandat placé sous le signe du dialogue


Avec cette nouvelle équipe, l’ANCB devra désormais poursuivre sa mission de représentation des communes auprès de l’État, tout en consolidant les relations avec les partenaires au développement. Parmi les principaux enjeux figurent la défense des intérêts des collectivités, l’amélioration de la gouvernance locale et le renforcement des capacités des communes à répondre aux besoins des populations.


À la tête de l’association, Luc Gnacadja hérite donc d’une responsabilité qui dépasse les frontières de Cotonou. Son mandat sera scruté à l’aune de sa capacité à fédérer les maires, à faire remonter les préoccupations du terrain et à inscrire davantage les collectivités au cœur des politiques publiques.


De Cotonou à Djougou, de Ouidah à Parakou en passant par Covè, la nouvelle direction de l’ANCB entend désormais porter une voix commune. Un défi de cohésion et d’efficacité s’ouvre ainsi pour l’association, appelée à faire de la diversité des communes une force au service de la décentralisation béninoise.


  La rédaction

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 Sèmè-Podji : Thomas Singbo et Dieudonné Avlessi affichent leur convergence autour des priorités communales


Le développement de Sèmè-Podji se veut désormais une affaire de synergie entre les différentes forces vives de la commune. Dans cette perspective, le maire Thomas Singbo a reçu en audience, lundi 17 août 2026, Dieudonné Avlessi, président du Mouvement des Forces Républicaines et figure engagée de la vie publique locale.


Au cœur des échanges, plusieurs préoccupations liées à l’avenir de la commune, notamment la gouvernance locale, les priorités de développement et les initiatives susceptibles d’améliorer davantage les conditions de vie des populations.


Cette rencontre a également été l’occasion pour le maire Thomas Singbo de mettre en avant la contribution de son hôte aux efforts de modernisation de l’administration communale. Le premier responsable de Sèmè-Podji a particulièrement salué son implication dans le renforcement des capacités et la formation du personnel de la mairie, considérés comme des leviers essentiels pour une administration plus performante.


Pour Thomas Singbo, le développement communal ne saurait reposer sur les seules actions de l’équipe municipale. Il nécessite la mobilisation des compétences, des expériences et des énergies disponibles au sein de la communauté.


De son côté, Dieudonné Avlessi a félicité le maire pour la conduite des affaires communales et apprécié les initiatives déjà engagées par l’administration municipale. Réaffirmant son attachement à Sèmè-Podji, il s’est dit disposé à apporter davantage sa contribution à la dynamique impulsée par la municipalité.


« Je ne souhaite pas rester à l’écart de cette dynamique, mais y participer pleinement », a-t-il affirmé, traduisant ainsi sa volonté de s’inscrire dans une démarche d’accompagnement des actions de développement local.


Ipso facto, la rencontre aura surtout permis de dégager une convergence de vues autour d’un même impératif : fédérer les bonnes volontés et conjuguer les expertises pour donner davantage d’élan au développement de Sèmè-Podji.


Entre dialogue, disponibilité et engagement, la municipalité entend ainsi renforcer les passerelles avec les acteurs de la commune, dans l’ambition de faire du développement local une œuvre collective.


   M.H.

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 Angélique Kidjo : l’étoile de Ouidah qui brille désormais sur Hollywood


CULTURE – CONSÉCRATION INTERNATIONALE



De Ouidah aux plus grandes scènes du monde, Angélique Kidjo poursuit une trajectoire exceptionnelle. La chanteuse béninoise, devenue l’une des figures majeures de la musique africaine contemporaine, a franchi une nouvelle étape historique avec son entrée au prestigieux Hollywood Walk of Fame. Une consécration qui vient couronner plus de quatre décennies d’une carrière placée sous le signe de l’excellence, de l’audace et de la défense de la culture africaine.


Née le 14 juillet 1960 à Ouidah, dans le sud du Bénin, Angélique Kidjo a grandi dans un environnement profondément marqué par la musique et le spectacle. Sa mère dirigeait une troupe de théâtre et son père était amateur de musique. Très tôt, la jeune Angélique s’initie à la scène avant de transformer cette passion familiale en une carrière internationale.


Son parcours prend une dimension internationale lorsqu’elle s’installe à Paris, puis aux États-Unis. À travers ses albums et ses prestations, elle développe une musique qui refuse les frontières, mêlant sonorités béninoises, influences africaines, jazz, funk, pop et rythmes venus des diasporas. Des œuvres comme Logozo, Djin Djin ou Mother Nature ont contribué à installer durablement son nom dans le paysage musical mondial.


Mais la réussite d’Angélique Kidjo ne se résume pas à ses performances musicales. La native de Ouidah s’est également imposée comme une voix engagée en faveur des femmes, des enfants et de l’éducation. Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF depuis 2002, elle a notamment créé la Fondation Batonga pour soutenir l’éducation des jeunes filles en Afrique.


Son palmarès témoigne de cette reconnaissance internationale. Lauréate de plusieurs Grammy Awards et du Polar Music Prize en 2023, elle figure parmi les artistes africains les plus distingués de sa génération. Son influence dépasse largement le cadre musical et participe au rayonnement de la culture africaine sur les grandes scènes internationales.


L’annonce de son inscription au Hollywood Walk of Fame a été faite en juillet 2025, dans le cadre de la promotion 2026. Angélique Kidjo figurait parmi les artistes sélectionnés par la Chambre de commerce de Hollywood. Elle est devenue la première chanteuse africaine à recevoir cette distinction, après plusieurs personnalités africaines du cinéma, dont Lupita Nyong’o et Charlize Theron.


La cérémonie d’installation de son étoile, le 18 août 2026, vient ainsi donner une dimension concrète à cette reconnaissance annoncée un an plus tôt. Cette étoile porte désormais symboliquement le nom d’une fille de Ouidah sur l’un des lieux les plus célèbres de l’industrie mondiale du divertissement.


Pour le Bénin, cette consécration constitue bien davantage qu’une distinction accordée à une artiste. Elle représente une vitrine exceptionnelle pour un pays dont la richesse culturelle, historique et artistique cherche de plus en plus à s’affirmer à l’échelle internationale. Angélique Kidjo en est l’une des ambassadrices les plus emblématiques.


De Ouidah à Hollywood, son itinéraire raconte finalement une histoire de persévérance et de fidélité aux racines. L’artiste a su transformer son héritage culturel en une force créatrice universelle. Son étoile hollywoodienne apparaît ainsi comme le symbole d’un parcours personnel, mais aussi comme une reconnaissance de la capacité des talents africains à conquérir les plus hauts sommets de la scène mondiale.


Une étoile est désormais inscrite à Hollywood. Mais pour le Bénin, le nom d’Angélique Kidjo brillait déjà depuis longtemps dans le firmament de la culture africaine.


Waris SIDIKI

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 Rentrée 2026-2027 : les AME, les primes et la carrière des agents au cœur d’une session décisive


À quelques semaines de la reprise des classes, le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire ouvre une séquence de dialogue social particulièrement attendue. La première session ordinaire de la Commission Administrative Paritaire (CAP/MEMP), au titre du troisième trimestre 2026, s’est ouverte ce mardi 18 août à Porto-Novo. Pendant trois jours, administration et partenaires sociaux doivent examiner douze dossiers touchant directement à la vie professionnelle des enseignants et au fonctionnement du système éducatif.


Présidée par Thomas SIMBOSSA TCHAO, la rencontre intervient à un moment stratégique pour le secteur de l’enseignement maternel et primaire. À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, les participants sont appelés à passer en revue plusieurs préoccupations dont certaines font depuis longtemps l’objet de discussions au sein du monde éducatif.


Au premier rang des sujets figure la préparation de la prochaine rentrée. Les acteurs devront également se pencher sur EducMaster, notamment l’évaluation et la relecture de certains paramètres et algorithmes liés aux travaux d’examens, ainsi que la formation des directeurs et des enseignants à l’utilisation de la plateforme.


Les revendications professionnelles occupent également une place importante dans les échanges. Le plaidoyer pour le retour en bloc des primes des enseignants est inscrit à l’ordre du jour, tout comme la situation des Agents contractuels de droit public de l’État (ACDPE), avec notamment la question de leur reversement en fonction d’État ou de leur éventuelle participation au Certificat d’Aptitude aux Fonctions de Conseiller Pédagogique (CAFCP).


Autre dossier attendu : l’évolution de la relecture des textes de la Direction des Examens et Concours ainsi que de l’arrêté relatif aux mutations nationales. La numérisation des fiches pédagogiques sera également examinée, signe d’une volonté de poursuivre la modernisation des pratiques administratives et pédagogiques.


La CAP devra par ailleurs se pencher sur la note encadrant l’organisation des examens blancs et sur l’application des recommandations du Conseil national de l’Éducation concernant les écoles maternelles. La carrière des personnels administratifs du MEMP figure aussi parmi les préoccupations à traiter.


La situation des AME sur la table


Le dossier des Aspirants aux Métiers d’Enseignant (AME) constitue l’un des autres points sensibles de cette session. Son inscription à l’ordre du jour devrait permettre aux représentants de l’administration et des travailleurs d’échanger sur les préoccupations liées à cette catégorie d’enseignants et d’envisager des pistes de réponse.


À ces dossiers s’ajoutent les questions diverses ainsi que l’adoption du rapport général de la session, qui viendra sanctionner trois jours de travaux.


Au-delà de la diversité des sujets, cette session de la CAP/MEMP apparaît comme un rendez-vous important pour le dialogue social dans le secteur éducatif. Les décisions et orientations qui pourraient émerger des échanges devront contribuer à lever certaines préoccupations avant la reprise des activités scolaires.


Ouverte ce mardi 18 août, la session se poursuit jusqu’au jeudi 20 août 2026. Trois jours de discussions au terme desquels l’administration et les partenaires sociaux devront tenter de rapprocher les positions et de dégager des réponses concrètes aux défis qui se posent à l’enseignement maternel et primaire.

   

    M.H.

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