samedi 15 août 2026

Burkina Faso : près de 300 femmes interpellées et 200 chambres scellées dans un maquis à Ouagadougou

Burkina Faso : près de 300 femmes interpellées et 200 chambres scellées dans un maquis à Ouagadougou



Une importante opération de la police municipale a été menée vendredi 14 août 2026 contre le maquis « Allah Ti Kouma », également connu sous l’appellation « Galaxy Night Club », situé à la sortie ouest de Ouagadougou. Près de 300 femmes ont été interpellées et quelque 200 chambres, présentées par les autorités comme des lieux de prostitution, ont été scellées.

La matinée du vendredi 14 août 2026 a été particulièrement mouvementée dans cet établissement situé à la périphérie de la capitale burkinabè. Aux environs de 6 heures, la police municipale de Ouagadougou a investi les lieux dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice ordonnant la fermeture définitive du maquis.

L’opération intervient à l’issue d’une procédure judiciaire engagée depuis plusieurs mois. Selon les informations rapportées par Le Potentiel, relayant notamment des éléments de Burkina 24, un jugement rendu le 4 février 2026, à la suite d’un procès ouvert en décembre 2025, avait conclu à l’illégalité de plusieurs activités exercées sur le site et prononcé sa fermeture définitive.

Un site transformé en vaste espace de prostitution

Au cours de la descente, les forces municipales ont procédé au bouclage de l’établissement avant de sceller environ 200 chambres. Ces espaces étaient, selon les autorités, utilisés pour des activités liées à la prostitution.

La présence d’un nombre particulièrement important de femmes sur le site a donné une ampleur singulière à l’opération. Près de 300 femmes ont été interpellées au moment de l’intervention. D’après Issouf Ouattara, inspecteur de police municipale et directeur général adjoint de la police municipale, ces femmes étaient de diverses nationalités, aux côtés de ressortissantes burkinabè. Les autorités ont indiqué qu’une importante proportion d’entre elles serait étrangère.

L’opération ne s’est toutefois pas limitée aux seules interpellations et à la fermeture des chambres. Plusieurs motos ainsi que diverses marchandises ont également été saisies par les agents municipaux.

Le site désormais sous surveillance

À l’issue de l’intervention, une barrière de sécurité a été installée autour du maquis afin d’en empêcher l’accès et toute éventuelle reprise des activités. Le site demeure ainsi placé sous surveillance, conformément à la décision judiciaire de fermeture définitive.

Au-delà de l’ampleur des chiffres avancés, cette opération met en lumière la détermination des autorités municipales de Ouagadougou à faire exécuter les décisions de justice visant certains établissements considérés comme abritant des activités illégales. Elle pose également la question des conditions dans lesquelles de tels espaces ont pu fonctionner et attirer, durant une longue période, plusieurs centaines de personnes.

L’affaire devrait désormais connaître des suites administratives et judiciaires permettant de déterminer les responsabilités éventuelles liées au fonctionnement de l’établissement et à l’exercice des activités qui y étaient pratiquées.

Waris SIDIKI

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Coronation of King Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Border Town The coronation of King Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town, opens a new chapter in the history of the border town

 Coronation of King Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe  Border Town

 The coronation of King Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town, opens a new chapter in the history of the border town



A major chapter in the history of Alagbé Border has just been written with the coronation of Ogourindé Iroko Joseph, now enthroned as Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town.

The ceremony, marked by the official presentation of the letter of appointment and mandate to the new ruler, culminates a long process of recognizing the traditional chieftaincy of this historic town located on the border between Benin and Nigeria.

Alagbé Border: A town at the heart of cross-border trade

Founded around 1835 by descendants of Oshoukpa, Inan-Idja, and Ogoudou—who hailed from Illikimoun—Alagbé Border is situated between Ilara and Illikimoun. Its geographical location gives the town a strategic role in relations and trade between the two countries.

Since the 1990s, it has hosted immigration and customs services—notably on the Nigerian side—underscoring its importance in cross-border movement.

Much like the joint border posts at Idiroko–Igolo (in Ifangni) or Sèmè-Kraké, Alagbé could have benefited from similar infrastructure on the Beninese side. However, rivalries between certain communities and neighboring localities over the years prevented this project from materializing.

A long struggle for royal recognition

This situation also impacted the official recognition of the traditional chieftaincy of Alagbé, championed by the prominent royal families of Oshoukpa, Ogoudou, and Ina-Idja. Consequently, several *Baale*—traditional local chiefs—exercised authority without the benefit of an official coronation, despite repeated efforts by the sons and daughters of Alagbé.



The coronation of Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I thus brings an end to a long period of waiting and community mobilization.

Upon receiving his letter of appointment and mandate from the representative for Cultural Affairs and Royal Matters for the Governor of Ogun State, Nigeria, the new sovereign first gave thanks to God and the ancestors before expressing his gratitude to the Nigerian authorities who supported the process. He notably acknowledged the Governor of Ogun State and the Paramount Ruler of Ilaro for their support and availability.

The new king also extended his thanks to the kings of Imeko, Ilara, and Idofa, as well as those of Illikimoun, Idigny, and Kétou, whose facilitation and guidance—in his view played a decisive role in the successful conclusion of the process.

Peace and cooperation at the heart of the reign

In his first message as an officially crowned sovereign, Obà Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I pledged to center his reign on peace, unity, development, and fraternity. He expressed his commitment to strengthening relations between the various communities and promoting good neighborly ties between the populations of Benin and Nigeria. The new king also paid a moving tribute to the sons of Alagbé who passed away during the long process leading up to this coronation. He commended their commitment and sacrifice, noting that their memory would remain inextricably linked to this significant milestone in the community's history.

Concluding his remarks, the sovereign paid tribute to the sons and daughters of Alagbé, whose determination and perseverance made this achievement possible. He also expressed his gratitude to the donors and various partners who contributed to the realization of the event.



A New Chapter for the Border Town

Beyond its traditional significance, the coronation of Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I—the Anwa of Alagbe Town—marks a pivotal moment for this border town. It ushers in a new chapter in its history, driven by the stated ambition of using the institution of kingship as a vehicle for social cohesion, local development, and the strengthening of cross-border cooperation between Benin and Nigeria

<< Opinion Plurielle>>  news's paper from Benin republic 

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vendredi 14 août 2026

Alagbé Border : le couronnement du roi Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa ouvre une nouvelle page de l’histoire de la cité frontalière

Alagbé Border : le couronnement du roi Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa ouvre une nouvelle page de l’histoire de la cité frontalière

 Une page majeure de l’histoire d’Alagbé Border vient de s’écrire avec le couronnement de Ogourindé Iroko Joseph, désormais intronisé sous le nom de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town. La cérémonie, marquée par la remise officielle de la lettre de mission et de charge au nouveau souverain, consacre l’aboutissement d’un long processus de reconnaissance de la chefferie traditionnelle de cette ancienne cité située à la frontière entre le Bénin et le Nigéria.



Fondée vers 1835 par des descendants de Oshoukpa, de Inan-Idja et de Ogoudou venus d’Illikimoun Alagbé Border est situé entre Ilara et Illikimoun. De par sa position géographique, la localité occupe une place stratégique dans les relations et les échanges entre les deux pays. Depuis les années 1990, elle abrite notamment, du côté nigérian, des services d’immigration et de douane, confirmant son importance dans les mouvements transfrontaliers.

À l’image des postes frontaliers juxtaposés de Idiroko–Igolo, à Ifangni, ou encore de Sèmè-Kraké, Alagbé aurait pu disposer d’infrastructures similaires du côté béninois. Mais les rivalités ayant opposé, au fil des années, certaines communautés et localités voisines n’ont pas permis à cette perspective de se concrétiser.

Un long combat pour la reconnaissance de la royauté

Cette situation a également pesé sur la reconnaissance officielle de la chefferie traditionnelle d’Alagbé, portée par les grandes familles royales de Oshoukpa, de Ogoudou et de Ina-Idja. Plusieurs Baale, chefs traditionnels de la localité, ont ainsi exercé leur autorité sans pouvoir bénéficier d’un couronnement officiel, malgré les démarches répétées engagées par les fils et filles de Alagbé.

Le couronnement de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I vient donc mettre un terme à une longue période d’attente et de mobilisation communautaire. Recevant sa lettre de mission et de charge des mains du représentant 

chargé des Affaires culturelles et de la Royauté

 du gouverneur de la province de Ogun State au  Nigeria, le nouveau souverain a d’abord rendu grâce à Dieu et aux ancêtres, avant d’exprimer sa reconnaissance aux autorités nigérianes ayant accompagné le processus.

Il a notamment salué le Gouverneur de Ogun State ainsi que le Paramount Ruler of Ilaro pour leur soutien et leur disponibilité. Le nouveau roi a également adressé ses remerciements aux rois de Imeko, de  Ilara et de Idofa, ainsi qu’à ceux de Illikimoun, de Idigny et de Kétou, dont la facilitation et l’accompagnement ont, selon lui, contribué de manière déterminante à l’aboutissement du processus.

La paix et la coopération au cœur du règne

Dans son premier message en qualité de souverain officiellement couronné, Obà Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I a placé son règne sous le signe de la paix, de l’unité, du développement et de la fraternité. Il a affiché sa volonté de travailler à la consolidation des relations entre les différentes communautés et à la promotion d’un bon voisinage entre les populations béninoises et nigérianes.



Le nouveau roi a également eu une pensée émue pour les fils d’Alagbé décédés au cours des longues démarches ayant précédé ce couronnement. Il a salué leur engagement et leur sacrifice, estimant que leur mémoire restera intimement liée à cette étape importante de l’histoire de la communauté.


Au terme de son intervention, le souverain a rendu hommage aux fils et filles d’Alagbé dont la détermination et la persévérance ont permis de franchir cette étape. Il n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude aux donateurs et différents partenaires ayant apporté leur contribution à la réalisation de l’événement.

Au-delà de sa portée traditionnelle, le couronnement de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town, apparaît ainsi comme un moment fort pour cette cité frontalière. Il ouvre une nouvelle séquence de son histoire, avec l’ambition affichée de faire de la royauté un instrument de cohésion, de développement local et de renforcement de la coopération transfrontalière entre le Bénin et le Nigéria

La rédaction 




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Sèmè-Podji : le Maire Thomas Singbo et le conseil communal revoient son budget 2026 à la lumière de ses nouvelles priorités


Réunis en session extraordinaire du 12 au 14 août 2026 sous la présidence du maire Thomas Singbo, les conseillers communaux de Sèmè-Podji ont adopté le collectif budgétaire, exercice 2026.


Le budget communal est désormais arrêté à 6 603 106 330 FCFA, contre 6 685 552 855 FCFA dans le budget primitif, soit une baisse de 82 446 525 FCFA. Cette révision intègre plusieurs priorités, notamment la mobilisation des ressources fiscales, la modernisation de l’administration communale, la numérisation de certains services et le renforcement des équipements informatiques.





Le collectif prévoit également des investissements dans les secteurs sociaux, avec notamment une étude technique pour la construction d’un bloc opératoire et d’une pédiatrie au Centre de santé communal, la réfection des toitures des écoles primaires publiques et le renforcement de l’assurance maladie du personnel. À travers cet ajustement, la commune entend adapter ses finances aux réalités de l’exercice tout en accélérant la mise en œuvre de ses projets prioritaires.


   Marcellin HOUNSA 


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jeudi 13 août 2026

 Supposé suspension de la fête "ORO" par le préfet du Plateau 



 Du << *Fake News*>> , de l'intoxication pure et de la manipulation intellectuelle; punissable par le code du numérique au Bénin



 Une information faisant état d’une prétendue interdiction de la célébration de la fête de "Oro" par le préfet du département du Plateau, Délonix Djimèco Kogblévi, circule depuis quelques heures sur les réseaux sociaux et par le canal de bouche-à-oreille. Cette information est dénuée de fondement, selon des sources proches de la préfecture.


Aucune décision de suspension ou d’interdiction des manifestations liées à la fête de "Oro" n’aurait été prise par l’autorité préfectorale.


 Les célébrations sont donc maintenues dans les différents sites prévus à cet effet, sous réserve du respect des dispositions réglementaires en vigueur.



Les organisateurs et adeptes du culte "Oro" sont d’ores et déjà à pied d’œuvre pour assurer le bon déroulement des différentes manifestations annoncées dans le département.


Face à cette circulation d’informations non vérifiées, les populations sont invitées à faire preuve de vigilance et à privilégier les sources officielles avant tout partage ou commentaire.


 La diffusion de fausses informations étant susceptible d’engager la responsabilité de leurs auteurs, il importe de ne pas contribuer à la propagation de rumeurs.


OPINION PLURIELLE

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mardi 11 août 2026

 Éducation: Les AME réclament l’équité dans le traitement des primes




Le CNAME dénonce une inégalité de traitement et réclame l’extension des primes aux Aspirants aux Métiers d’Enseignant



 La question des primes accordées aux Aspirants aux Métiers d’Enseignant (AME) refait surface. Dans une déclaration rendue publique le 3 Août 2026, le Creuset National des Aspirants aux Métiers d’Enseignant (CNAME) dénonce l’exclusion des AME de la prime d’habillement et appelle les autorités à instaurer un traitement qu’il juge plus équitable entre les différents acteurs de l’enseignement.


Le ton monte, mais le message se veut clair : les AME veulent être considérés à part entière comme des acteurs du système éducatif. Pour le CNAME, le refus de leur accorder la prime d’habillement constitue une forme de discrimination difficilement acceptable.



Une prime au cœur de la contestation



Selon le CNAME, les exigences professionnelles ne font pas de distinction entre les enseignants lorsqu’il s’agit de leur présentation. La déontologie du métier impose à tous une tenue décente et soignée.


Dans ces conditions, estime le creuset, il serait incohérent que les AME soient soumis aux mêmes exigences professionnelles sans bénéficier de la prime destinée à accompagner les dépenses liées à l’habillement.



Mais la revendication ne s’arrête pas là.


Les AME réclament l’égalité sur les primes




Le CNAME demande également le paiement des primes de rentrée et l’accès équitable à plusieurs autres avantages, notamment les primes liées aux journées pédagogiques, au grade et à l’habillement.


Par le biais de ces revendications, le creuset entend poser la question de la reconnaissance des AME et de leurs conditions de travail. Pour ses responsables, l’objectif est de parvenir à un système dans lequel les enseignants bénéficient de conditions de travail justes et équitables, sans distinction de statut.



Le message aux autorités



Le CNAME appelle ainsi les autorités compétentes à prendre les dispositions nécessaires pour répondre à ces préoccupations. Le creuset invite également les AME à défendre leurs droits par les voies légales.


L’organisation assure toutefois vouloir inscrire son action dans un cadre républicain. Elle se dit déterminée à poursuivre les démarches nécessaires jusqu’à la satisfaction de l’ensemble de ses revendications.


Une nouvelle étape s’ouvre donc dans le débat autour des conditions de travail des AME. Entre revendication de reconnaissance, égalité de traitement et bataille pour les primes, le CNAME entend maintenir la pression et obtenir des réponses des autorités.


  Marcellin HOUNSA

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dimanche 9 août 2026

 Dèkoungbé : le corps décapité d’un père retrouvé dans un bas-fond, son fils soupçonné de parricide



Une macabre découverte vient de plonger le quartier Dèkoungbé, dans l’arrondissement de Godomey, dans l’émoi. Un homme a été retrouvé mort et décapité, tandis que son propre fils est soupçonné d’être impliqué dans ce crime particulièrement violent. Interpellé dans la nuit du jeudi 6 août 2026 à Agla Akansôdji, le jeune homme aurait, selon les premiers éléments de l’enquête, tenté de trouver un preneur pour la tête de son père.


L’affaire débute dans la nuit du jeudi 6 août, aux environs de 4 heures du matin. Le commissariat du 13e arrondissement de Cotonou interpelle un jeune homme présenté comme suspect dans une affaire présumée de parricide. Les premières informations recueillies par les enquêteurs font état de déclarations selon lesquelles le mis en cause aurait cherché à vendre ou à remettre le crâne de son père à un éventuel preneur.



Conduit sous escorte jusqu’à son domicile, situé derrière l’école primaire de Dèkoungbé, le suspect aurait initialement indiqué aux policiers l’endroit où il aurait dissimulé le corps. Mais une fois sur place, il aurait brusquement changé de version et nié les faits qui lui étaient reprochés.


Sur les lieux, les enquêteurs découvrent la mère du suspect. Cette dernière affirme que son mari, père du jeune homme et supposée victime, serait au village pour participer à une cérémonie. Une affirmation qui ne tarde toutefois pas à susciter des interrogations. La chambre du couple est fermée à l’aide d’un cadenas et toutes les tentatives visant à joindre le père restent sans réponse.


Les incohérences dans les déclarations du suspect et l’impossibilité de retrouver le père conduisent alors les enquêteurs à approfondir leurs investigations.


Le vendredi 7 août, les policiers retournent sur les lieux afin de procéder aux vérifications et aux actes de police judiciaire nécessaires. La fouille des abords du domicile prend alors une tournure macabre.


Dans un bas-fond situé derrière la chambre familiale, les enquêteurs aperçoivent ce qui semble être un pied humain flottant. La découverte confirme les craintes et déclenche une fouille approfondie de la propriété.


Les policiers entreprennent alors de rechercher d’éventuels autres éléments du corps ainsi que la tête de la victime. Leurs investigations aboutissent à une seconde découverte particulièrement troublante : la tête humaine est retrouvée soigneusement emballée dans un survêtement noir, placée dans un sac de courses et dissimulée sous une table, dans la cour de la maison.


L’identification permet de déterminer qu’il s’agit de T. C., le père biologique du principal suspect.


Les premières constatations font également apparaître plusieurs blessures provoquées par des coups de machette, aussi bien sur le corps que sur la tête de la victime. Des éléments qui orientent les investigations vers un acte d’une extrême violence.


Pour l’heure, le profil exact du suspect, les circonstances précises du décès et surtout le mobile de ce crime restent à établir. Les enquêteurs devront notamment déterminer les circonstances dans lesquelles la victime a été tuée et décapitée, ainsi que la véracité des déclarations attribuées au suspect concernant la recherche présumée d’un preneur pour le crâne.


Une enquête en flagrance pour meurtre sur ascendant légitime a été confiée par le procureur de la République au commissariat de l’arrondissement de Godomey. Les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur ce drame familial qui suscite déjà une vive émotion dans le voisinage.


À Dèkoungbé, le silence de la nuit a désormais un autre visage. Celui d’un père dont la vie s’est brutalement éteinte dans l’ombre de sa propre maison. Derrière les portes closes, les versions contradictoires et les traces laissées par le sang, une famille porte désormais le poids d’un drame dont les contours restent encore à éclaircir. Et tandis que les enquêteurs remontent patiemment le fil de cette tragédie, une question demeure suspendue dans l’air : jusqu’où la violence peut-elle conduire lorsque les liens du sang eux-mêmes cessent d’être un rempart ?

     Marcellin HOUNSA 

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Burkina Faso : près de 300 femmes interpellées et 200 chambres scellées dans un maquis à Ouagadougou

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