vendredi 14 août 2026

Alagbé Border : le couronnement du roi Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa ouvre une nouvelle page de l’histoire de la cité frontalière

Alagbé Border : le couronnement du roi Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa ouvre une nouvelle page de l’histoire de la cité frontalière

 Une page majeure de l’histoire d’Alagbé Border vient de s’écrire avec le couronnement de Ogourindé Iroko Joseph, désormais intronisé sous le nom de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town. La cérémonie, marquée par la remise officielle de la lettre de mission et de charge au nouveau souverain, consacre l’aboutissement d’un long processus de reconnaissance de la chefferie traditionnelle de cette ancienne cité située à la frontière entre le Bénin et le Nigéria.



Fondée vers 1835 par des descendants de Oshoukpa, de Inan-Idja et de Ogoudou venus d’Illikimoun Alagbé Border est situé entre Ilara et Illikimoun. De par sa position géographique, la localité occupe une place stratégique dans les relations et les échanges entre les deux pays. Depuis les années 1990, elle abrite notamment, du côté nigérian, des services d’immigration et de douane, confirmant son importance dans les mouvements transfrontaliers.

À l’image des postes frontaliers juxtaposés de Idiroko–Igolo, à Ifangni, ou encore de Sèmè-Kraké, Alagbé aurait pu disposer d’infrastructures similaires du côté béninois. Mais les rivalités ayant opposé, au fil des années, certaines communautés et localités voisines n’ont pas permis à cette perspective de se concrétiser.

Un long combat pour la reconnaissance de la royauté

Cette situation a également pesé sur la reconnaissance officielle de la chefferie traditionnelle d’Alagbé, portée par les grandes familles royales de Oshoukpa, de Ogoudou et de Ina-Idja. Plusieurs Baale, chefs traditionnels de la localité, ont ainsi exercé leur autorité sans pouvoir bénéficier d’un couronnement officiel, malgré les démarches répétées engagées par les fils et filles de Alagbé.

Le couronnement de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I vient donc mettre un terme à une longue période d’attente et de mobilisation communautaire. Recevant sa lettre de mission et de charge des mains du représentant 

chargé des Affaires culturelles et de la Royauté

 du gouverneur de la province de Ogun State au  Nigeria, le nouveau souverain a d’abord rendu grâce à Dieu et aux ancêtres, avant d’exprimer sa reconnaissance aux autorités nigérianes ayant accompagné le processus.

Il a notamment salué le Gouverneur de Ogun State ainsi que le Paramount Ruler of Ilaro pour leur soutien et leur disponibilité. Le nouveau roi a également adressé ses remerciements aux rois de Imeko, de  Ilara et de Idofa, ainsi qu’à ceux de Illikimoun, de Idigny et de Kétou, dont la facilitation et l’accompagnement ont, selon lui, contribué de manière déterminante à l’aboutissement du processus.

La paix et la coopération au cœur du règne

Dans son premier message en qualité de souverain officiellement couronné, Obà Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I a placé son règne sous le signe de la paix, de l’unité, du développement et de la fraternité. Il a affiché sa volonté de travailler à la consolidation des relations entre les différentes communautés et à la promotion d’un bon voisinage entre les populations béninoises et nigérianes.



Le nouveau roi a également eu une pensée émue pour les fils d’Alagbé décédés au cours des longues démarches ayant précédé ce couronnement. Il a salué leur engagement et leur sacrifice, estimant que leur mémoire restera intimement liée à cette étape importante de l’histoire de la communauté.


Au terme de son intervention, le souverain a rendu hommage aux fils et filles d’Alagbé dont la détermination et la persévérance ont permis de franchir cette étape. Il n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude aux donateurs et différents partenaires ayant apporté leur contribution à la réalisation de l’événement.

Au-delà de sa portée traditionnelle, le couronnement de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town, apparaît ainsi comme un moment fort pour cette cité frontalière. Il ouvre une nouvelle séquence de son histoire, avec l’ambition affichée de faire de la royauté un instrument de cohésion, de développement local et de renforcement de la coopération transfrontalière entre le Bénin et le Nigéria

La rédaction 




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Sèmè-Podji : le Maire Thomas Singbo et le conseil communal revoient son budget 2026 à la lumière de ses nouvelles priorités


Réunis en session extraordinaire du 12 au 14 août 2026 sous la présidence du maire Thomas Singbo, les conseillers communaux de Sèmè-Podji ont adopté le collectif budgétaire, exercice 2026.


Le budget communal est désormais arrêté à 6 603 106 330 FCFA, contre 6 685 552 855 FCFA dans le budget primitif, soit une baisse de 82 446 525 FCFA. Cette révision intègre plusieurs priorités, notamment la mobilisation des ressources fiscales, la modernisation de l’administration communale, la numérisation de certains services et le renforcement des équipements informatiques.





Le collectif prévoit également des investissements dans les secteurs sociaux, avec notamment une étude technique pour la construction d’un bloc opératoire et d’une pédiatrie au Centre de santé communal, la réfection des toitures des écoles primaires publiques et le renforcement de l’assurance maladie du personnel. À travers cet ajustement, la commune entend adapter ses finances aux réalités de l’exercice tout en accélérant la mise en œuvre de ses projets prioritaires.


   Marcellin HOUNSA 


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jeudi 13 août 2026

 Supposé suspension de la fête "ORO" par le préfet du Plateau 



 Du << *Fake News*>> , de l'intoxication pure et de la manipulation intellectuelle; punissable par le code du numérique au Bénin



 Une information faisant état d’une prétendue interdiction de la célébration de la fête de "Oro" par le préfet du département du Plateau, Délonix Djimèco Kogblévi, circule depuis quelques heures sur les réseaux sociaux et par le canal de bouche-à-oreille. Cette information est dénuée de fondement, selon des sources proches de la préfecture.


Aucune décision de suspension ou d’interdiction des manifestations liées à la fête de "Oro" n’aurait été prise par l’autorité préfectorale.


 Les célébrations sont donc maintenues dans les différents sites prévus à cet effet, sous réserve du respect des dispositions réglementaires en vigueur.



Les organisateurs et adeptes du culte "Oro" sont d’ores et déjà à pied d’œuvre pour assurer le bon déroulement des différentes manifestations annoncées dans le département.


Face à cette circulation d’informations non vérifiées, les populations sont invitées à faire preuve de vigilance et à privilégier les sources officielles avant tout partage ou commentaire.


 La diffusion de fausses informations étant susceptible d’engager la responsabilité de leurs auteurs, il importe de ne pas contribuer à la propagation de rumeurs.


OPINION PLURIELLE

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mardi 11 août 2026

 Éducation: Les AME réclament l’équité dans le traitement des primes




Le CNAME dénonce une inégalité de traitement et réclame l’extension des primes aux Aspirants aux Métiers d’Enseignant



 La question des primes accordées aux Aspirants aux Métiers d’Enseignant (AME) refait surface. Dans une déclaration rendue publique le 3 Août 2026, le Creuset National des Aspirants aux Métiers d’Enseignant (CNAME) dénonce l’exclusion des AME de la prime d’habillement et appelle les autorités à instaurer un traitement qu’il juge plus équitable entre les différents acteurs de l’enseignement.


Le ton monte, mais le message se veut clair : les AME veulent être considérés à part entière comme des acteurs du système éducatif. Pour le CNAME, le refus de leur accorder la prime d’habillement constitue une forme de discrimination difficilement acceptable.



Une prime au cœur de la contestation



Selon le CNAME, les exigences professionnelles ne font pas de distinction entre les enseignants lorsqu’il s’agit de leur présentation. La déontologie du métier impose à tous une tenue décente et soignée.


Dans ces conditions, estime le creuset, il serait incohérent que les AME soient soumis aux mêmes exigences professionnelles sans bénéficier de la prime destinée à accompagner les dépenses liées à l’habillement.



Mais la revendication ne s’arrête pas là.


Les AME réclament l’égalité sur les primes




Le CNAME demande également le paiement des primes de rentrée et l’accès équitable à plusieurs autres avantages, notamment les primes liées aux journées pédagogiques, au grade et à l’habillement.


Par le biais de ces revendications, le creuset entend poser la question de la reconnaissance des AME et de leurs conditions de travail. Pour ses responsables, l’objectif est de parvenir à un système dans lequel les enseignants bénéficient de conditions de travail justes et équitables, sans distinction de statut.



Le message aux autorités



Le CNAME appelle ainsi les autorités compétentes à prendre les dispositions nécessaires pour répondre à ces préoccupations. Le creuset invite également les AME à défendre leurs droits par les voies légales.


L’organisation assure toutefois vouloir inscrire son action dans un cadre républicain. Elle se dit déterminée à poursuivre les démarches nécessaires jusqu’à la satisfaction de l’ensemble de ses revendications.


Une nouvelle étape s’ouvre donc dans le débat autour des conditions de travail des AME. Entre revendication de reconnaissance, égalité de traitement et bataille pour les primes, le CNAME entend maintenir la pression et obtenir des réponses des autorités.


  Marcellin HOUNSA

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dimanche 9 août 2026

 Dèkoungbé : le corps décapité d’un père retrouvé dans un bas-fond, son fils soupçonné de parricide



Une macabre découverte vient de plonger le quartier Dèkoungbé, dans l’arrondissement de Godomey, dans l’émoi. Un homme a été retrouvé mort et décapité, tandis que son propre fils est soupçonné d’être impliqué dans ce crime particulièrement violent. Interpellé dans la nuit du jeudi 6 août 2026 à Agla Akansôdji, le jeune homme aurait, selon les premiers éléments de l’enquête, tenté de trouver un preneur pour la tête de son père.


L’affaire débute dans la nuit du jeudi 6 août, aux environs de 4 heures du matin. Le commissariat du 13e arrondissement de Cotonou interpelle un jeune homme présenté comme suspect dans une affaire présumée de parricide. Les premières informations recueillies par les enquêteurs font état de déclarations selon lesquelles le mis en cause aurait cherché à vendre ou à remettre le crâne de son père à un éventuel preneur.



Conduit sous escorte jusqu’à son domicile, situé derrière l’école primaire de Dèkoungbé, le suspect aurait initialement indiqué aux policiers l’endroit où il aurait dissimulé le corps. Mais une fois sur place, il aurait brusquement changé de version et nié les faits qui lui étaient reprochés.


Sur les lieux, les enquêteurs découvrent la mère du suspect. Cette dernière affirme que son mari, père du jeune homme et supposée victime, serait au village pour participer à une cérémonie. Une affirmation qui ne tarde toutefois pas à susciter des interrogations. La chambre du couple est fermée à l’aide d’un cadenas et toutes les tentatives visant à joindre le père restent sans réponse.


Les incohérences dans les déclarations du suspect et l’impossibilité de retrouver le père conduisent alors les enquêteurs à approfondir leurs investigations.


Le vendredi 7 août, les policiers retournent sur les lieux afin de procéder aux vérifications et aux actes de police judiciaire nécessaires. La fouille des abords du domicile prend alors une tournure macabre.


Dans un bas-fond situé derrière la chambre familiale, les enquêteurs aperçoivent ce qui semble être un pied humain flottant. La découverte confirme les craintes et déclenche une fouille approfondie de la propriété.


Les policiers entreprennent alors de rechercher d’éventuels autres éléments du corps ainsi que la tête de la victime. Leurs investigations aboutissent à une seconde découverte particulièrement troublante : la tête humaine est retrouvée soigneusement emballée dans un survêtement noir, placée dans un sac de courses et dissimulée sous une table, dans la cour de la maison.


L’identification permet de déterminer qu’il s’agit de T. C., le père biologique du principal suspect.


Les premières constatations font également apparaître plusieurs blessures provoquées par des coups de machette, aussi bien sur le corps que sur la tête de la victime. Des éléments qui orientent les investigations vers un acte d’une extrême violence.


Pour l’heure, le profil exact du suspect, les circonstances précises du décès et surtout le mobile de ce crime restent à établir. Les enquêteurs devront notamment déterminer les circonstances dans lesquelles la victime a été tuée et décapitée, ainsi que la véracité des déclarations attribuées au suspect concernant la recherche présumée d’un preneur pour le crâne.


Une enquête en flagrance pour meurtre sur ascendant légitime a été confiée par le procureur de la République au commissariat de l’arrondissement de Godomey. Les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur ce drame familial qui suscite déjà une vive émotion dans le voisinage.


À Dèkoungbé, le silence de la nuit a désormais un autre visage. Celui d’un père dont la vie s’est brutalement éteinte dans l’ombre de sa propre maison. Derrière les portes closes, les versions contradictoires et les traces laissées par le sang, une famille porte désormais le poids d’un drame dont les contours restent encore à éclaircir. Et tandis que les enquêteurs remontent patiemment le fil de cette tragédie, une question demeure suspendue dans l’air : jusqu’où la violence peut-elle conduire lorsque les liens du sang eux-mêmes cessent d’être un rempart ?

     Marcellin HOUNSA 

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samedi 1 août 2026

 Cohésion sociale dans le Plateau


À Sakété, le Sénateur Antoine Kolawolé IDJI érige l'unité au-dessus des clivages politiques



À peine installé comme membre de la première mandature du Sénat de la République du Bénin, Antoine Kolawolé IDJI a effectué, vendredi 31 juillet 2026, sa toute première sortie officielle au siège du Haut Conseil des Sages de la commune de Sakété. En présence du maire Alexis Oniyogou, des autorités traditionnelles, religieuses et de nombreuses personnalités du Plateau, l'ancien président de l'Assemblée nationale a livré un message fort en faveur de la cohésion sociale, de la fraternité et du développement concerté des cinq communes du département.


Le siège du Haut Conseil des Sages de la commune de Sakété a servi de cadre, vendredi 31 juillet 2026, à une cérémonie riche en symboles. À l'initiative de cette institution coutumière, le Patriarche et Sénateur Antoine Kolawolé IDJI y a été accueilli à l'occasion de sa première sortie officielle depuis son installation au Sénat.



Autour du nouveau Sénateur avaient pris place plusieurs personnalités politiques, administratives, universitaires et socioprofessionnelles venues témoigner leur soutien. On pouvait notamment remarquer la députée Armelle Viviane Akpassonou, l'honorable Olga Akitobi , l'honorable Dossou Louis, l'honorable Tadjou Akadiri, le directeur de la Questure de l'Assemblée nationale, Gilles Ézin, l'ancien directeur général du CARDER Ouémé-Plateau M. Abiola Vincent, Dr Panphile Houndji, le professeur Bernardin Élégbédé, Mme Joséphine Odjoubé, cheffe d'arrondissement de Pobè, Bienvenu Fagbité, chef de service à la Direction départementale des Enseignements du Plateau, Salako Wassi, Philippe Adeniyi, Moussibaou de Pobè, l'ambassadeur Minanflinou, le directeur de cabinet Mathieu Ahouansou, le directeur de l'Institut parlementaire du Bénin, Djiman Fatahou, ainsi que plusieurs autres personnalités non moins importantes ayant effectué le déplacement pour accompagner le Sénateur.



Aux côtés du Haut conseil des sages de SAKÉTÉ se trouvaient également le maire de la commune de Sakété, Alexis Oniyogou et les membres du Conseil communal, les responsables du Haut Conseil des Sages, des têtes couronnées, des chefs traditionnels, des responsables religieux, des représentants des différentes communes du Plateau et une importante assistance venue communier avec le nouveau Sénateur dans un esprit de fraternité, d'unité et de développement partagé.


Dans son adresse de bienvenue, le maire Alexis Oniyogou, qui s'était déplacé au siège du Haut Conseil pour l'occasion, a salué la présence de cette haute personnalité de l'État. Au nom du Conseil communal, de l'administration communale et des populations de Sakété, il a exprimé sa joie d'accueillir le nouveau Sénateur et lui a adressé de chaleureuses félicitations pour son installation au sein de la première mandature du Sénat de la République.



Le maire a rendu un vibrant hommage au parcours de l'ancien député et ancien président de l'Assemblée nationale, qu'il a présenté comme une référence nationale dont la sagesse, l'engagement et le sens élevé du devoir continuent d'inspirer plusieurs générations. Il a rappelé les nombreuses actions menées par Antoine Kolawolé IDJI en faveur du développement du département du Plateau et particulièrement de la commune de Sakété.


Profitant de cette rencontre, l'autorité communale a exposé les ambitions de développement de Sakété. Il a notamment évoqué les projets relatifs au renforcement des infrastructures routières, marchandes, éducatives et sanitaires, à la promotion de l'emploi des jeunes, à l'appui à l'entrepreneuriat ainsi qu'à la valorisation des potentialités agricoles, économiques, culturelles et touristiques de la commune. À cet effet, il a sollicité l'accompagnement du Sénateur afin que ces projets puissent bénéficier de l'attention des plus hautes autorités de l'État.



Dans son discours de bienvenue, lu par l'honorable Joseph Bamigbadé, le Haut Conseil des Sages a rappelé que cette visite constitue un moment de retrouvailles, de fraternité et de reconnaissance envers une personnalité qui a largement contribué au rayonnement de Sakété, du Plateau et du Bénin. L'institution a notamment évoqué l'hommage rendu au Patriarche le 2 mai 2026 à Kétou pour saluer son engagement constant en faveur de l'unité et du développement des filles et fils du Plateau.


Le Haut Conseil s'est particulièrement réjoui du choix porté par le nouveau Sénateur sur Sakété et son institution pour cette première sortie officielle. Pour les Sages, cette décision traduit l'attachement du Patriarche aux autorités traditionnelles, au dialogue, à la paix et à la cohésion sociale, valeurs que le Haut Conseil s'emploie quotidiennement à promouvoir à travers ses actions.


Prenant la parole au nom du Haut Conseil des Sages, son président a exprimé sa profonde gratitude au Sénateur et à sa délégation. Il a qualifié cette visite d'acte de respect, d'humilité et de fraternité avant de saluer le sens élevé de responsabilité de celui qui occupe désormais les fonctions de Sénateur. Il a également adressé ses remerciements à la députée Olga Akitobi, membre fondatrice du Haut Conseil, au maire Alexis Oniyogou ainsi qu'au PDG du Groupe Ewedje, El Hadj Razaki Souhin, pour leur accompagnement constant dans les actions de l'institution.


Très applaudi par l'assistance, le Sénateur Antoine Kolawolé IDJI a confié avoir délibérément choisi Sakété pour inaugurer ses activités officielles après son installation au Sénat. Si les liens fraternels qu'il entretient avec les populations de toutes les communes du Plateau demeurent indéfectibles, il a expliqué que ce choix est surtout motivé par l'exemple de cohésion que donne aujourd'hui Sakété à travers le Haut Conseil des Sages.


« Si j'avais à refaire ce choix, je choisirais encore Sakété », a-t-il déclaré, estimant que cette commune est en train de montrer au Plateau tout entier la voie du rassemblement au-delà des appartenances politiques.


Revenant sur son parcours politique de plus de trois décennies, Antoine Kolawolé IDJI a affirmé que les hautes fonctions qu'il a occupées, de député à président de l'Assemblée nationale puis de Sénateur, sont avant tout le résultat de la confiance des populations du Plateau. « Ce n'est ni grâce à mes diplômes, ni grâce à ma fortune, ni grâce à mon intelligence. C'est grâce à vous », a-t-il lancé avec émotion.


Pour le nouveau Sénateur, sa mission a désormais changé de nature. Les combats partisans appartiennent au passé. Il entend désormais consacrer son énergie au développement collectif du Plateau et du Bénin. S'appuyant sur l'esprit de la nouvelle Constitution et sur la période de trêve politique qu'elle institue, il a invité les acteurs politiques, les autorités traditionnelles, les responsables religieux et les populations à concentrer leurs efforts sur les défis du développement.


Antoine Kolawolé IDJI a particulièrement salué le modèle incarné par le Haut Conseil des Sages de Sakété où se côtoient, dans un même élan, des responsables de diverses sensibilités politiques, des chrétiens, des musulmans et des adeptes des religions traditionnelles. Pour lui, cette capacité à dépasser les divergences au profit de l'intérêt général constitue un exemple à reproduire dans les communes de Pobè, Kétou, Ifangni et Adja-Ouèrè.


Estimant que le Plateau, malgré son faible poids démographique, dispose d'un potentiel considérable, le Sénateur a appelé les filles et fils du département à parler désormais d'une même voix afin de mieux défendre leurs intérêts et d'apporter une contribution significative au développement du Bénin. Il a enfin réaffirmé sa disponibilité à travailler avec les autorités de l'État, les élus locaux, les Sages et toutes les forces vives du département pour accélérer le développement des cinq communes du Plateau.


Au-delà de son caractère protocolaire, cette visite aura surtout permis de mettre en lumière une conviction largement partagée par les différents intervenants : le développement durable du Plateau passe par le renforcement de la cohésion sociale, le dialogue permanent entre les acteurs et le dépassement des clivages politiques. À Sakété, le Haut Conseil des Sages entend désormais faire de cette vision un modèle pour l'ensemble du département.


Ernest Folorouncho LATOUNDJI

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vendredi 31 juillet 2026

Tournoi de l'Indépendance à Sèmè-Podji : Èkpè FC renverse Sèmè-Podji FC et s'adjuge le trophée au terme d'une finale électrique 



Le terrain CIFAS de Djeffa a vibré, ce vendredi 31 juillet 2026, au rythme d'une finale de haute intensité entre Èkpè FC et Sèmè-Podji FC. Devant un public nombreux et des autorités communales fortement mobilisées, les deux formations ont offert un spectacle riche en émotions, en engagement et en rebondissements. Au terme d'une rencontre disputée, Èkpè FC s'est imposé sur le score de 2 buts à 1 pour décrocher le prestigieux trophée du Tournoi de l'Indépendance.



Dès le coup d'envoi, les deux équipes ont affiché leurs ambitions. Le jeu, rapide et rythmé, a été marqué par une belle qualité technique, des duels engagés et une volonté permanente de porter le danger devant les buts adverses. Les offensives se sont multipliées de part et d'autre, récompensant les deux équipes qui se sont quittées à la pause sur un score de parité d'un but partout.

Au retour, la rencontre a complètement changé de visage à la deuxième partie. Plus entreprenant, plus agressif dans le bon sens du terme et plus efficace dans ses transitions offensives, Èkpè FC a haussé le niveau de son jeu et pris progressivement l'ascendant sur son adversaire. Cette domination a fini par être récompensée lorsqu'un penalty a été accordé aux joueurs d'Èkpè. Transformée avec sang-froid, cette occasion a permis aux champions de prendre définitivement les commandes de la rencontre. À partir de cet instant, le match a changé de couleur.



La tâche de Sèmè-Podji FC s'est ensuite compliquée. Le joueur ATODJINOU Valère a été expulsé après avoir écopé d'un carton rouge, laissant son équipe évoluer en infériorité numérique. Quelques instants plus tard, un second joueur de Sèmè-Podji FC a, lui aussi, été exclu pour une faute jugée dangereuse par le juge central. Réduits à neuf contre onze jusqu'au coup de sifflet final, les joueurs de Sèmè-Podji FC ont fait preuve de courage, mais n'ont pu inverser le cours de la rencontre face à une équipe d'Èkpè FC bien organisée et déterminée à conserver son avantage.

Cette finale s'est déroulée en présence de la première autorité communale, le Maire Thomas Singbo, entouré de ses adjoints, des Chefs d'arrondissement, de responsables religieux ainsi que des têtes couronnées, témoignant de l'importance accordée à cette compétition sportive dans la commune.

Une mention spéciale revient aux commissaires de la commune de Sèmè-Podji dont l'engagement, la coordination et le sens de l'organisation ont largement contribué au succès de cette grande finale, disputée dans une ambiance festive et patriotique.



Au terme de la compétition, Èkpè FC, sacré champion, est reparti avec le trophée, un jeu de maillots, des médailles d'or ainsi qu'une enveloppe de 250 000 francs CFA. Finaliste malheureux, Sèmè-Podji FC a reçu un jeu de maillots, des médailles d'argent et une enveloppe de 150 000 francs CFA. Les Renards de Djèrègbé, classés troisièmes, ont été récompensés par un jeu de maillots, des médailles de bronze et une enveloppe de 100 000 francs CFA.

Au-delà du football, cette fête du sport a également mis à l'honneur les basketteurs, les volleyeurs, les handballeurs et les athlètes de la commune, qui ont eux aussi reçu des distinctions pour leurs performances.



Cette édition du Tournoi de l'Indépendance confirme une fois encore que le sport demeure un puissant levier de cohésion sociale, de fraternité et de promotion des talents locaux à Sèmè-Podji.

Bonne fête de l'Indépendance à tous les Béninois, et particulièrement à la vaillante population de Sèmè-Podji.

      Marcellin HOUNSA 




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Alagbé Border : le couronnement du roi Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa ouvre une nouvelle page de l’histoire de la cité frontalière

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