Burkina Faso : près de 300 femmes interpellées et 200 chambres scellées dans un maquis à Ouagadougou
Une importante opération de la police municipale a été menée vendredi 14 août 2026 contre le maquis « Allah Ti Kouma », également connu sous l’appellation « Galaxy Night Club », situé à la sortie ouest de Ouagadougou. Près de 300 femmes ont été interpellées et quelque 200 chambres, présentées par les autorités comme des lieux de prostitution, ont été scellées.
La matinée du vendredi 14 août 2026 a été particulièrement mouvementée dans cet établissement situé à la périphérie de la capitale burkinabè. Aux environs de 6 heures, la police municipale de Ouagadougou a investi les lieux dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice ordonnant la fermeture définitive du maquis.
L’opération intervient à l’issue d’une procédure judiciaire engagée depuis plusieurs mois. Selon les informations rapportées par Le Potentiel, relayant notamment des éléments de Burkina 24, un jugement rendu le 4 février 2026, à la suite d’un procès ouvert en décembre 2025, avait conclu à l’illégalité de plusieurs activités exercées sur le site et prononcé sa fermeture définitive.
Un site transformé en vaste espace de prostitution
Au cours de la descente, les forces municipales ont procédé au bouclage de l’établissement avant de sceller environ 200 chambres. Ces espaces étaient, selon les autorités, utilisés pour des activités liées à la prostitution.
La présence d’un nombre particulièrement important de femmes sur le site a donné une ampleur singulière à l’opération. Près de 300 femmes ont été interpellées au moment de l’intervention. D’après Issouf Ouattara, inspecteur de police municipale et directeur général adjoint de la police municipale, ces femmes étaient de diverses nationalités, aux côtés de ressortissantes burkinabè. Les autorités ont indiqué qu’une importante proportion d’entre elles serait étrangère.
L’opération ne s’est toutefois pas limitée aux seules interpellations et à la fermeture des chambres. Plusieurs motos ainsi que diverses marchandises ont également été saisies par les agents municipaux.
Le site désormais sous surveillance
À l’issue de l’intervention, une barrière de sécurité a été installée autour du maquis afin d’en empêcher l’accès et toute éventuelle reprise des activités. Le site demeure ainsi placé sous surveillance, conformément à la décision judiciaire de fermeture définitive.
Au-delà de l’ampleur des chiffres avancés, cette opération met en lumière la détermination des autorités municipales de Ouagadougou à faire exécuter les décisions de justice visant certains établissements considérés comme abritant des activités illégales. Elle pose également la question des conditions dans lesquelles de tels espaces ont pu fonctionner et attirer, durant une longue période, plusieurs centaines de personnes.
L’affaire devrait désormais connaître des suites administratives et judiciaires permettant de déterminer les responsabilités éventuelles liées au fonctionnement de l’établissement et à l’exercice des activités qui y étaient pratiquées.
Waris SIDIKI





















