Contentieux électoral à Idigny : la Cour suprême rejette le recours de.l'UP-R contre un conseiller BR.
La page du contentieux électoral dans l’arrondissement d’Idigny semble désormais tournée. Par décision rendue ce mercredi 04 mars 2026, la Cour suprême du Bénin a rejeté le recours introduit par M. Lalèye Benoît, candidat du parti Union Progressiste le Renouveau (UP-R), contre le conseiller du Bloc Républicain (BR), ODOU Roland._
Ce recours faisait suite à des contestations relatives aux résultats proclamés dans l’arrondissement d’Idigny. Le requérant dénonçait notamment des irrégularités dans le décompte des voix et la répartition des postes issus des dernières consultations électorales.
Des voix rectifiées, mais un calcul contesté
Selon les éléments du dossier, les suffrages exprimés ont fait l’objet d’un rectificatif. Toutefois, le calcul final pour le partage des postes entre l’UP-R et le BR n’aurait pas été effectué sur la base actualisée des voix entre ces deux formations politiques.
Des sources proches du dossier indiquent que les projections auraient continué à intégrer les données relatives au parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), ce qui aurait eu pour effet d’affaiblir la position de l’UP-R dans la redistribution des responsabilités locales.
Malgré ces arguments, la haute juridiction a estimé que les moyens soulevés par le requérant n’étaient pas fondés à entraîner l’annulation ou la réformation des résultats contestés. En conséquence, le mandat du conseiller BR ODOU Roland demeure valide.
L’UP-R récupère le délégué de village d’Isselou.
Toutefois, le rectificatif des voix n’est pas resté sans effet. Dans le village d’Isselou, toujours situé dans l’arrondissement d’Idigny, le poste de délégué revient finalement à l’UP-R, à la faveur du nouveau calcul issu de la correction des suffrages.
Cette décision vient ainsi rééquilibrer, en partie, les positions entre les deux principales forces politiques en présence dans la localité, même si le contentieux principal a été tranché en faveur du Bloc Républicain.
Avec cette décision de la Cour suprême, le climat politique local pourrait connaître une accalmie, les acteurs étant désormais appelés à se conformer à l’autorité de la chose jugée et à privilégier l’intérêt général dans la gestion des affaires locales.
E.L.

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