dimanche 23 août 2026

 Pétanque/Deuxième du trophée des présidents 


Agbassou Martin remporte le graal après une remontée incroyable !



Deux jours pour honorer les vrais animateurs de la pétanque dans la commune d'Abomey-Calavi. 

Les présidents des six ligues du Bénin et tous les présidents de l'Atlantique-Littoral étaient au CIFOP (Centre international de formation en pétanque) depuis ce samedi 22 Août 2026. C'était à l'occasion de l'acte 2 du trophée des présidents. Présence remarquée du président de la fédération béninoise de pétanque Bio Nigan Salim et les autres membres du bureau exécutif de ladite fédération.


Le dimanche, jour spécial de ladite compétition, plus de 55 joueurs (Présidents) ont été enregistrés pour une partie en tête-à-tête. Au terme des différentes confrontations, Agbassou Martin l'emporte suite à une remontée sans pareil. 



Peu après le lancé de bouchon, Désiré Houbo de pétanque club d'Abomey-Calavi, champion en titre a affiché son intention du jeu (rééditer l'exploit). Dans une partie à 13 points, il a mené son adversaire jusqu'à 10, avant de connaître un arrêt. 


Martin Agbassou de Pétanque club de Sodjèatinmè a été décisif. Il a pris le jeu à son compte avec des pointages réguliers. Ainsi, de 5 points, il a réalisé la remontée est a terminé la partie a 13 contre 11. 


Il part avec 150.000f, le géant trophée, un cerceau, une médaille et deux bouchons. Il n'a pas manqué d'exprimer sa joie tout en encourageant son adversaire du jour. 



Il est à noter une bonne organisation car elle a permis aux dirigeants de clubs, des moments de retrouvailles, de brassage et de fraternité. Aussi, cette organisation a permis la mise en bras en attendant le championnat national.


Junior HOUNSA

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jeudi 20 août 2026

 Reddition de comptes : le maire Thomas Singbo veut sortir le foncier de Sèmè-Podji de l’enlisement


Le dossier foncier reste l’un des chantiers les plus sensibles à Sèmè-Podji. Entre opérations anciennes, contestations de propriété, irrégularités dans certains remembrements et contraintes administratives, la commune fait face à un passif qui ralentit l’aboutissement de plusieurs procédures. Lors de sa reddition de comptes, l’équipe du maire Thomas SINGBO a exposé les difficultés rencontrées et les mesures envisagées pour relancer les opérations.


La première tranche, un lourd héritage


Les difficultés apparaissent particulièrement dans la première tranche de lotissement, dont les opérations remontent à 1988. Plusieurs obstacles compliquent encore la sécurisation et la finalisation des dossiers.


L’absence de documents fiables permettant de retracer l’historique de certaines transactions, les contestations de propriété, les opérations de remembrement et de morcellement irrégulières ainsi que les problèmes liés à certaines réserves administratives constituent autant de facteurs qui ralentissent le processus.


Dans d’autres secteurs de la commune, des litiges opposant propriétaires, acquéreurs, familles ou villages sont également soumis à la Cour spéciale des affaires foncières. Ces procédures contentieuses contribuent au ralentissement de certaines opérations et rendent plus complexe leur conduite.


La mairie veut lever les blocages


Face à ces contraintes, l’exécutif communal entend agir sur plusieurs fronts. L’accélération des procédures de passation des marchés figure parmi les mesures annoncées, de même que la régularisation des contrats avec les cabinets intervenant dans les opérations foncières.



La commune prévoit également de renforcer les structures locales chargées de la gestion foncière et de rechercher des solutions au règlement des dettes dues aux géomètres et aux urbanistes. 

Un enjeu financier qui conditionne, en partie, la continuité et l’efficacité des opérations engagées.


De nouvelles opérations en perspective


L’agenda de la municipalité ne se limite pas au règlement des dossiers en souffrance. La poursuite de l’ouverture des voies dans les différents secteurs de la commune est annoncée, parallèlement au renouvellement des organes locaux de gestion foncière et de la Commission communale d’urbanisme.


La mise en place d’un tribunal de conciliation constitue également l’une des pistes retenues pour favoriser le règlement des différends au niveau local et réduire, autant que possible, l’escalade des conflits.


À Tohouè, la mairie prévoit le démarrage des opérations de lotissement et de remembrement avec la mise en place des Associations d’Intérêts Fonciers. D’autres villages devraient également connaître le lancement de nouvelles opérations.


Une réforme foncière appelée à s’inscrire dans la durée


Pour l’équipe de Thomas SINGBO, l’enjeu consiste désormais à avancer avec méthode sur un dossier marqué par plusieurs décennies de procédures et de contentieux. La municipalité mise sur une meilleure organisation des acteurs, la régularisation des situations administratives et le respect des procédures légales.



La reddition de comptes traduit ainsi une volonté de poursuivre les opérations foncières dans un cadre plus rigoureux et plus transparent. Le maire Thomas SINGBO appelle, dans cette perspective, à une implication de l’ensemble des acteurs concernés, condition indispensable pour sécuriser les opérations et favoriser un règlement durable des difficultés foncières à Sèmè-Podji.


  Marcellin HOUNSA






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 Sèmè-Podji : le moratoire sur les nouvelles carrières maintenu, la mairie rétablit les faits


La polémique autour de l’ouverture de carrières de sable à Sèmè-Podji appelle des précisions. La mairie rappelle que le moratoire de quatre ans décidé sur l’ouverture de nouvelles carrières reste pleinement en vigueur et qu’aucune nouvelle autorisation n’a été délivrée par l’actuel Conseil communal depuis son installation.


Aucune nouvelle autorisation sous la cinquième mandature


Dirigée par le maire Thomas SINGBO, la cinquième mandature du Conseil communal affirme n’avoir accordé aucune autorisation d’ouverture de carrière depuis sa prise de fonction.


À l’installation de la nouvelle équipe communale, sept demandes d’ouverture de carrières ont été soumises à son examen. Toutes ont été rejetées, conformément à la position arrêtée par la commune sur la question.



La mairie entend ainsi clarifier une confusion persistante entre les nouvelles demandes introduites depuis l’installation de l’actuelle mandature et des projets dont le processus administratif avait été engagé bien avant son arrivée aux responsabilités.


Des procédures antérieures déjà autorisées


Les projets d’ouverture de carrières actuellement observés sur le terrain ne résultent donc pas de nouvelles autorisations accordées par le Conseil communal dirigé par Thomas SINGBO. Ils correspondent à des procédures antérieures, engagées et ayant obtenu les autorisations requises avant l’installation de la cinquième mandature.


Cette distinction est déterminante pour apprécier la situation actuelle. La poursuite de procédures déjà validées ne constitue pas une remise en cause du moratoire adopté par la commune sur l’ouverture de nouvelles carrières.


Le moratoire reste la ligne officielle


La position de la municipalité demeure inchangée : aucune nouvelle carrière ne doit être autorisée pendant la période couverte par le moratoire de quatre ans.


La mairie de Sèmè-Podji invite donc à distinguer les autorisations relevant de procédures antérieures des nouvelles demandes examinées par l’actuel Conseil communal. Sur ce dernier point, le constat est sans équivoque : les sept demandes reçues depuis l’installation de la cinquième mandature ont toutes été rejetées.


La municipalité réaffirme ainsi sa volonté de maintenir le moratoire et de faire respecter la ligne arrêtée sur l’ouverture de nouvelles carrières dans la commune.


  Marcellin HOUNSA 

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UP-R dans la 22e circonscription électorale : l’heure de l’unité et de la responsabilité

UP-R dans la 22e circonscription électorale : l’heure de l’unité et de la responsabilité



La haute direction politique de l’Union progressiste le Renouveau a tranché. Les présidents des 77 sections du parti sont désormais connus. Dans la 22e circonscription électorale, qui regroupe les communes de Pobè et de Kétou, le choix porté sur deux jeunes profils traduit une volonté de renouvellement, mais aussi un pari politique dont les résultats seront scrutés avec attention.

À Pobè, les militants ont choisi de faire confiance à Wassi Salako, un homme réputé pour sa discrétion, son humilité et son engagement. Peu enclin à occuper le devant de la scène, ce militant politiquement enraciné a néanmoins su gagner la confiance de ses camarades. Son arrivée à la tête de la section communale de l’UP-R apparaît ainsi comme la reconnaissance d’un parcours de proximité et d’une fidélité au terrain.

À Kétou, le choix s’est porté sur Fadeyi Fataï, ancien directeur général, dont la désignation intervient au terme de plusieurs tentatives qui n’avaient pas permis de dégager un consensus entre les différents camps. La haute direction politique a finalement décidé de confier les rênes de la section à ce militant dont les compétences et l’engagement partisan ne semblent guère faire débat.

Certains pourraient encore s’interroger sur les origines politiques de tel ou tel responsable. Mais l’UP-R d’aujourd’hui ne saurait être prisonnière des appartenances d’hier. La dynamique de rassemblement suppose précisément de dépasser les anciennes lignes de fracture pour construire une maison politique capable d’accueillir des profils différents autour d’un même projet. À partir du moment où le choix est fait, l’essentiel est désormais de savoir ce que les nouveaux responsables feront de la confiance placée en eux.

Le vin est tiré, il faut maintenant le boire. Et si son goût ne satisfait pas tous les palais, il faudra surtout éviter qu’il ne devienne le prétexte à de nouvelles querelles internes. La politique est faite de compromis, de frustrations parfois, mais surtout de capacité à transformer les divergences en force collective.

À Pobè comme à Kétou, la priorité devrait donc être à l’apaisement. Les rivalités de désignation doivent céder la place à une dynamique de rassemblement. Car une section divisée avant même d'entrer dans une bataille électorale est une section qui se condamne à fragiliser ses propres ambitions.

L’histoire politique béninoise rappelle d’ailleurs une vérité simple : l’union fait la force. Ceux qui ont connu l’ancien slogan de l’Union fait la Nation savent combien cette formule demeure actuelle, même lorsque les formations politiques changent de nom et de configuration.

Pour Wassi Salako et Fadeyi Fataï, le plus difficile commence donc maintenant. Leur mission ne sera pas seulement de présider des structures partisanes. Ils devront écouter, rapprocher, convaincre, rassembler et surtout donner aux jeunes militants une raison de croire encore à la politique comme instrument de construction collective.

La jeunesse de la 22e circonscription attend beaucoup de ces deux nouveaux responsables. Elle ne leur demande certainement pas de détruire pour régner, ni de diviser pour mieux contrôler. Elle attend plutôt d’eux de la loyauté, de la disponibilité et une véritable capacité à construire.

Le temps des désignations est terminé. Celui du bilan commence déjà. À la fin du mandat, ce ne seront ni les appartenances d’hier, ni les querelles de chapelle qui parleront à leur place, mais les actes posés, les militants rassemblés et les résultats obtenus.

À Pobè comme à Kétou, l’UP-R vient donc de changer de visages. Reste à savoir si ces nouveaux visages sauront donner un nouveau souffle à la machine politique. L’avenir, lui, ne se contente jamais des promesses : il finit toujours par juger les hommes sur leurs actes.

E.L.

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mardi 18 août 2026

 Cotonou : les cartes de droit-taxi désormais disponibles pour les conducteurs de taxi-moto




Les conducteurs de taxi-moto de Cotonou peuvent désormais pousser un soupir de soulagement. La Mairie de Cotonou annonce la disponibilité des cartes de droit-taxi au titre de la période allant jusqu’au 30 juin 2026.


Dans un communiqué, le Secrétaire exécutif de la Mairie de Cotonou informe les conducteurs et propriétaires de taxi-motos ayant régulièrement acquitté leurs droits et taxes concernés qu’ils peuvent procéder au retrait de leurs cartes.


L’opération concerne les usagers qui ont effectivement accompli les formalités requises et déposé leurs dossiers dans les différents lieux prévus à cet effet. Les bénéficiaires sont donc invités à se rendre sur le site où leurs dossiers ont été déposés afin de récupérer leur carte de droit-taxi.


La Mairie précise que les retraits devront s’effectuer dans le respect des horaires indiqués dans le communiqué officiel. Les intéressés sont ainsi appelés à prendre les dispositions nécessaires pour éviter tout déplacement inutile et à se munir, le cas échéant, des pièces requises pour le retrait.


Via cette mise à disposition, l’administration municipale poursuit la régularisation des activités de taxi-moto dans la ville de Cotonou, tout en invitant les acteurs concernés à se conformer aux obligations fiscales et administratives en vigueur.


Les conducteurs et propriétaires concernés sont donc appelés à ne pas tarder à effectuer le retrait de leurs cartes, désormais disponibles auprès des lieux de dépôt de leurs dossiers.


   M.H.




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 MGF : les Réseaux des féministes du Bénin montent au front contre l’apologie de l’excision


Les Réseaux des féministes du Bénin haussent le ton face à la diffusion de contenus faisant l’apologie de l’excision. Dans une déclaration rendue publique après la découverte, lundi 17 août, de visuels portant notamment la mention « OUI À L’EXCISION », les militantes dénoncent une tentative de banalisation des mutilations génitales féminines (MGF) et réaffirment leur opposition ferme à ces pratiques.


Pour les Réseaux des féministes du Bénin, l’excision ne relève ni d’une simple opinion ni d’un débat de société. Elle constitue une violence portant atteinte à l’intégrité physique et aux droits des filles et des femmes. Ils s’inquiètent particulièrement de voir les outils numériques et les nouvelles technologies utilisés pour promouvoir ou normaliser des pratiques dont les conséquences peuvent être physiques, psychologiques et sexuelles.


Cette prise de position intervient alors que des femmes maliennes et guinéennes se mobilisent contre les MGF, avec des actions annoncées pour le 22 août. Les féministes béninoises expriment leur solidarité avec ces mobilisations et appellent à renforcer la lutte régionale contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.


Au Bénin, rappellent-elles, les mutilations génitales féminines sont interdites par la loi n°2003-03 du 3 mars 2003 portant répression de la pratique des MGF. Le texte prévoit notamment des peines d’emprisonnement et des amendes à l’encontre des auteurs de ces actes.


Mais pour les Réseaux des féministes du Bénin, la réflexion doit également porter sur l’espace numérique. Ils interrogent la capacité du cadre juridique à répondre aux contenus qui encouragent, glorifient ou banalisent les mutilations génitales féminines, alors que les réseaux sociaux permettent une diffusion rapide de tels messages.


Les militantes appellent ainsi les organisations féministes, associations de défense des droits humains, activistes et citoyens à relayer les mobilisations du 22 août, à faire entendre une voix claire contre les MGF et à soutenir celles et ceux qui s’engagent pour la protection des femmes et des filles.


Leur position tient en une conviction : aucune tradition, croyance, appartenance culturelle ou interprétation religieuse ne devrait servir de prétexte à porter atteinte au corps d’une fille ou d’une femme.


Car derrière chaque chiffre, chaque campagne et chaque débat, il y a un corps, une dignité, une vie. Et lorsqu’il s’agit de protéger cette dignité, le silence ne peut plus être une option.


    M.H.

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 Coopération économique : Joseph Djogbénou échange avec un promoteur français autour d’un projet d’accompagnement des entreprises au Bénin


L’expertise française pourrait bientôt davantage profiter au tissu entrepreneurial béninois. Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a reçu en audience, mardi 18 août 2026, Amos Nata, dirigeant d’un cabinet établi en France. Au centre des échanges : un projet d’implantation au Bénin d’une structure dédiée à l’accompagnement et au développement des entreprises.


À l’issue de la rencontre, Amos Nata a présenté les grandes lignes de cette initiative à la presse parlementaire. Le promoteur entend mettre au service des entreprises béninoises les compétences et l’expérience acquises au sein de son cabinet en France, ainsi que celles d’un réseau professionnel qui fédère environ 120 structures dans l’Hexagone.


« L’idée, c’est d’apporter cette expertise que nous avons pour l’accompagnement des entreprises au niveau du Bénin », a-t-il expliqué.



Au-delà d’une simple implantation professionnelle, le projet se veut un levier de rapprochement entre les savoir-faire développés en France et les besoins des entreprises opérant au Bénin. Amos Nata envisage notamment de nouer des partenariats avec des acteurs locaux afin de favoriser le partage d’expériences et la mutualisation des compétences.


« L’idée, c’est aussi de travailler avec des acteurs locaux », a-t-il ajouté.


Cette perspective intervient alors que le Bénin poursuit ses efforts pour consolider son environnement des affaires et stimuler l’initiative privée. Pour le promoteur français, l’évolution du pays et les différents chantiers engagés constituent autant d’opportunités pour développer des solutions d’accompagnement adaptées aux réalités du marché béninois.


À terme, l’initiative ambitionne de contribuer à la professionnalisation et à la consolidation des entreprises locales, en leur ouvrant davantage l’accès à une expertise issue d’un réseau professionnel implanté en France.


La rencontre avec le président de l’Assemblée nationale marque ainsi une première étape dans cette démarche, à la croisée de l’investissement, du transfert de compétences et du renforcement des passerelles économiques entre le Bénin et la France.


   Ernest Latoundji

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 ANCB : Luc Gnacadja prend les rênes et ouvre une nouvelle séquence pour les communes




L’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) change de gouvernance. Réunis ce mardi 18 août 2026 à l’hôtel Azalaï de Cotonou à l’occasion de leur cinquième congrès ordinaire, les représentants des collectivités territoriales ont procédé au renouvellement des instances dirigeantes de l’association. À l’issue des travaux, le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a été porté à la présidence.


Une page se tourne à l’ANCB. Après plusieurs années sous la conduite de Luc Atrokpo, l’association faîtière des communes béninoises confie désormais ses destinées à Luc Gnacadja. Le maire de Cotonou prend ainsi la tête d’une nouvelle équipe appelée à défendre les intérêts des collectivités territoriales et à renforcer leur place dans la conduite du développement local.


Le nouveau bureau traduit une volonté de représentation équilibrée des différentes régions du pays. Aux côtés de Luc Gnacadja siègent Idrissou Yaya, maire de Djougou, en qualité de premier vice-président, et Christian Houétchénou, maire de Ouidah, comme deuxième vice-président. Zul Kifly Zakarié, maire de Parakou, assure le secrétariat général, tandis qu’Auguste Ayihounhin, maire de Covè, devient trésorier général.


Cette recomposition intervient quelques mois après les élections municipales et communales de janvier 2026, qui ont consacré de nouveaux exécutifs à la tête des communes. Le cinquième congrès de l’ANCB vient ainsi donner une nouvelle ossature à l’organisation, en phase avec le renouvellement intervenu au niveau local.


Présente aux côtés des élus locaux, l’autorité gouvernementale en charge de la décentralisation a également marqué l’importance de cette nouvelle étape. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, a pris part aux travaux, aux côtés de plusieurs partenaires techniques et financiers des collectivités.


Un mandat placé sous le signe du dialogue


Avec cette nouvelle équipe, l’ANCB devra désormais poursuivre sa mission de représentation des communes auprès de l’État, tout en consolidant les relations avec les partenaires au développement. Parmi les principaux enjeux figurent la défense des intérêts des collectivités, l’amélioration de la gouvernance locale et le renforcement des capacités des communes à répondre aux besoins des populations.


À la tête de l’association, Luc Gnacadja hérite donc d’une responsabilité qui dépasse les frontières de Cotonou. Son mandat sera scruté à l’aune de sa capacité à fédérer les maires, à faire remonter les préoccupations du terrain et à inscrire davantage les collectivités au cœur des politiques publiques.


De Cotonou à Djougou, de Ouidah à Parakou en passant par Covè, la nouvelle direction de l’ANCB entend désormais porter une voix commune. Un défi de cohésion et d’efficacité s’ouvre ainsi pour l’association, appelée à faire de la diversité des communes une force au service de la décentralisation béninoise.


  La rédaction

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 Sèmè-Podji : Thomas Singbo et Dieudonné Avlessi affichent leur convergence autour des priorités communales


Le développement de Sèmè-Podji se veut désormais une affaire de synergie entre les différentes forces vives de la commune. Dans cette perspective, le maire Thomas Singbo a reçu en audience, lundi 17 août 2026, Dieudonné Avlessi, président du Mouvement des Forces Républicaines et figure engagée de la vie publique locale.


Au cœur des échanges, plusieurs préoccupations liées à l’avenir de la commune, notamment la gouvernance locale, les priorités de développement et les initiatives susceptibles d’améliorer davantage les conditions de vie des populations.


Cette rencontre a également été l’occasion pour le maire Thomas Singbo de mettre en avant la contribution de son hôte aux efforts de modernisation de l’administration communale. Le premier responsable de Sèmè-Podji a particulièrement salué son implication dans le renforcement des capacités et la formation du personnel de la mairie, considérés comme des leviers essentiels pour une administration plus performante.


Pour Thomas Singbo, le développement communal ne saurait reposer sur les seules actions de l’équipe municipale. Il nécessite la mobilisation des compétences, des expériences et des énergies disponibles au sein de la communauté.


De son côté, Dieudonné Avlessi a félicité le maire pour la conduite des affaires communales et apprécié les initiatives déjà engagées par l’administration municipale. Réaffirmant son attachement à Sèmè-Podji, il s’est dit disposé à apporter davantage sa contribution à la dynamique impulsée par la municipalité.


« Je ne souhaite pas rester à l’écart de cette dynamique, mais y participer pleinement », a-t-il affirmé, traduisant ainsi sa volonté de s’inscrire dans une démarche d’accompagnement des actions de développement local.


Ipso facto, la rencontre aura surtout permis de dégager une convergence de vues autour d’un même impératif : fédérer les bonnes volontés et conjuguer les expertises pour donner davantage d’élan au développement de Sèmè-Podji.


Entre dialogue, disponibilité et engagement, la municipalité entend ainsi renforcer les passerelles avec les acteurs de la commune, dans l’ambition de faire du développement local une œuvre collective.


   M.H.

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 Angélique Kidjo : l’étoile de Ouidah qui brille désormais sur Hollywood


CULTURE – CONSÉCRATION INTERNATIONALE



De Ouidah aux plus grandes scènes du monde, Angélique Kidjo poursuit une trajectoire exceptionnelle. La chanteuse béninoise, devenue l’une des figures majeures de la musique africaine contemporaine, a franchi une nouvelle étape historique avec son entrée au prestigieux Hollywood Walk of Fame. Une consécration qui vient couronner plus de quatre décennies d’une carrière placée sous le signe de l’excellence, de l’audace et de la défense de la culture africaine.


Née le 14 juillet 1960 à Ouidah, dans le sud du Bénin, Angélique Kidjo a grandi dans un environnement profondément marqué par la musique et le spectacle. Sa mère dirigeait une troupe de théâtre et son père était amateur de musique. Très tôt, la jeune Angélique s’initie à la scène avant de transformer cette passion familiale en une carrière internationale.


Son parcours prend une dimension internationale lorsqu’elle s’installe à Paris, puis aux États-Unis. À travers ses albums et ses prestations, elle développe une musique qui refuse les frontières, mêlant sonorités béninoises, influences africaines, jazz, funk, pop et rythmes venus des diasporas. Des œuvres comme Logozo, Djin Djin ou Mother Nature ont contribué à installer durablement son nom dans le paysage musical mondial.


Mais la réussite d’Angélique Kidjo ne se résume pas à ses performances musicales. La native de Ouidah s’est également imposée comme une voix engagée en faveur des femmes, des enfants et de l’éducation. Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF depuis 2002, elle a notamment créé la Fondation Batonga pour soutenir l’éducation des jeunes filles en Afrique.


Son palmarès témoigne de cette reconnaissance internationale. Lauréate de plusieurs Grammy Awards et du Polar Music Prize en 2023, elle figure parmi les artistes africains les plus distingués de sa génération. Son influence dépasse largement le cadre musical et participe au rayonnement de la culture africaine sur les grandes scènes internationales.


L’annonce de son inscription au Hollywood Walk of Fame a été faite en juillet 2025, dans le cadre de la promotion 2026. Angélique Kidjo figurait parmi les artistes sélectionnés par la Chambre de commerce de Hollywood. Elle est devenue la première chanteuse africaine à recevoir cette distinction, après plusieurs personnalités africaines du cinéma, dont Lupita Nyong’o et Charlize Theron.


La cérémonie d’installation de son étoile, le 18 août 2026, vient ainsi donner une dimension concrète à cette reconnaissance annoncée un an plus tôt. Cette étoile porte désormais symboliquement le nom d’une fille de Ouidah sur l’un des lieux les plus célèbres de l’industrie mondiale du divertissement.


Pour le Bénin, cette consécration constitue bien davantage qu’une distinction accordée à une artiste. Elle représente une vitrine exceptionnelle pour un pays dont la richesse culturelle, historique et artistique cherche de plus en plus à s’affirmer à l’échelle internationale. Angélique Kidjo en est l’une des ambassadrices les plus emblématiques.


De Ouidah à Hollywood, son itinéraire raconte finalement une histoire de persévérance et de fidélité aux racines. L’artiste a su transformer son héritage culturel en une force créatrice universelle. Son étoile hollywoodienne apparaît ainsi comme le symbole d’un parcours personnel, mais aussi comme une reconnaissance de la capacité des talents africains à conquérir les plus hauts sommets de la scène mondiale.


Une étoile est désormais inscrite à Hollywood. Mais pour le Bénin, le nom d’Angélique Kidjo brillait déjà depuis longtemps dans le firmament de la culture africaine.


Waris SIDIKI

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 Rentrée 2026-2027 : les AME, les primes et la carrière des agents au cœur d’une session décisive


À quelques semaines de la reprise des classes, le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire ouvre une séquence de dialogue social particulièrement attendue. La première session ordinaire de la Commission Administrative Paritaire (CAP/MEMP), au titre du troisième trimestre 2026, s’est ouverte ce mardi 18 août à Porto-Novo. Pendant trois jours, administration et partenaires sociaux doivent examiner douze dossiers touchant directement à la vie professionnelle des enseignants et au fonctionnement du système éducatif.


Présidée par Thomas SIMBOSSA TCHAO, la rencontre intervient à un moment stratégique pour le secteur de l’enseignement maternel et primaire. À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, les participants sont appelés à passer en revue plusieurs préoccupations dont certaines font depuis longtemps l’objet de discussions au sein du monde éducatif.


Au premier rang des sujets figure la préparation de la prochaine rentrée. Les acteurs devront également se pencher sur EducMaster, notamment l’évaluation et la relecture de certains paramètres et algorithmes liés aux travaux d’examens, ainsi que la formation des directeurs et des enseignants à l’utilisation de la plateforme.


Les revendications professionnelles occupent également une place importante dans les échanges. Le plaidoyer pour le retour en bloc des primes des enseignants est inscrit à l’ordre du jour, tout comme la situation des Agents contractuels de droit public de l’État (ACDPE), avec notamment la question de leur reversement en fonction d’État ou de leur éventuelle participation au Certificat d’Aptitude aux Fonctions de Conseiller Pédagogique (CAFCP).


Autre dossier attendu : l’évolution de la relecture des textes de la Direction des Examens et Concours ainsi que de l’arrêté relatif aux mutations nationales. La numérisation des fiches pédagogiques sera également examinée, signe d’une volonté de poursuivre la modernisation des pratiques administratives et pédagogiques.


La CAP devra par ailleurs se pencher sur la note encadrant l’organisation des examens blancs et sur l’application des recommandations du Conseil national de l’Éducation concernant les écoles maternelles. La carrière des personnels administratifs du MEMP figure aussi parmi les préoccupations à traiter.


La situation des AME sur la table


Le dossier des Aspirants aux Métiers d’Enseignant (AME) constitue l’un des autres points sensibles de cette session. Son inscription à l’ordre du jour devrait permettre aux représentants de l’administration et des travailleurs d’échanger sur les préoccupations liées à cette catégorie d’enseignants et d’envisager des pistes de réponse.


À ces dossiers s’ajoutent les questions diverses ainsi que l’adoption du rapport général de la session, qui viendra sanctionner trois jours de travaux.


Au-delà de la diversité des sujets, cette session de la CAP/MEMP apparaît comme un rendez-vous important pour le dialogue social dans le secteur éducatif. Les décisions et orientations qui pourraient émerger des échanges devront contribuer à lever certaines préoccupations avant la reprise des activités scolaires.


Ouverte ce mardi 18 août, la session se poursuit jusqu’au jeudi 20 août 2026. Trois jours de discussions au terme desquels l’administration et les partenaires sociaux devront tenter de rapprocher les positions et de dégager des réponses concrètes aux défis qui se posent à l’enseignement maternel et primaire.

   

    M.H.

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 Festival ORO Pobè 2026 : une première édition placée sous le signe de la valorisation du patrimoine ancestral


( Ces jeunes ont fait fort ,)



 Le Festival ORO Pobè 2026 a connu, le dimanche 16 août, son lancement officiel sur l’esplanade de la forêt sacrée ORO d’Ogouba, dans le quartier Adjissou. Pour cette première édition, dignitaires du culte ORO, sages, notables, autorités, acteurs culturels, partenaires, communautés et participants se sont retrouvés autour d’un même idéal : mettre en lumière un patrimoine ancestral et contribuer à sa préservation.


Cette manifestation culturelle entend ainsi offrir un cadre de valorisation du culte ORO, considéré par ses promoteurs comme une composante importante de l’histoire et de l’identité culturelle locale. La cérémonie inaugurale a mobilisé plusieurs composantes de la société autour des valeurs ancestrales et de la nécessité de transmettre cet héritage aux générations futures.



À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent également de faire de la culture un levier de rassemblement et de développement. La présence des autorités, des personnalités, des acteurs culturels, des médias, des bénévoles et des communautés témoigne, selon les organisateurs, de l’intérêt suscité par cette première expérience.


Au lendemain de cette édition inaugurale, l’équipe organisatrice a exprimé sa profonde reconnaissance à l’ensemble des personnes et structures ayant contribué à la réussite du festival. Autorités, partenaires, dignitaires, acteurs culturels, communautés, prestataires, médias et participants ont notamment été remerciés pour leur accompagnement et leur confiance.


L’organisation reconnaît toutefois que cette première édition demeure une étape d’apprentissage. « Cette première édition n’était pas la perfection. Elle était une première pierre », souligne-t-elle, affichant ainsi sa volonté de tirer les enseignements de l’expérience afin de corriger les insuffisances et de bâtir des éditions futures plus ambitieuses.



Pour les promoteurs, l’enjeu dépasse donc le seul cadre festif. Il s’agit de contribuer à une dynamique collective de sauvegarde et de promotion du patrimoine culturel. « Lorsque nous croyons collectivement en notre culture, nous pouvons en faire une véritable force de rassemblement et de développement », soutiennent-ils.


Après cette première édition, le Festival ORO Pobè entend désormais inscrire son action dans la durée. Les organisateurs assurent que la fin de cette édition ne marque que le début d’une aventure appelée à se poursuivre, avec l’ambition de renforcer progressivement la portée de cette manifestation culturelle.


À Pobè, le rendez-vous est ainsi pris pour la suite de cette histoire, avec un message clairement assumé par les promoteurs : « ORO est notre histoire. ORO est notre identité. À nous de la faire vivre. »


Ernest LATOUNDJI

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lundi 17 août 2026

 Victoire de Saara Houansou : le gouvernement salue un nouveau rayonnement du talent béninois




Le Bénin tient désormais sa première grande victoire dans l’histoire de The Voice Afrique francophone. Saara Houansou, connue sous le nom de scène Saara-Emmanuel, a remporté la quatrième saison de la prestigieuse compétition musicale, offrant au pays un sacre historique sur l’une des plus grandes scènes musicales du continent.


Au lendemain de cette performance remarquable, le Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a adressé ses chaleureuses félicitations à la jeune artiste béninoise. À travers ce message, le ministre salue non seulement le talent et la détermination de Saara Houansou, mais également une victoire qui résonne comme une fierté nationale.


Pour le ministre, ce sacre constitue une nouvelle preuve de la richesse du potentiel artistique de la jeunesse béninoise. En portant haut les couleurs du Bénin face à de nombreux talents issus de l’espace francophone, Saara Houansou démontre que les artistes béninois ont toute leur place sur les grandes scènes internationales.



En dehors de la performance individuelle de la jeune chanteuse, cette victoire vient ainsi mettre en lumière les ambitions du Bénin dans le développement de ses industries culturelles et créatives. Elle rappelle également l’importance de créer un environnement favorable à l’éclosion, à l’accompagnement et à la professionnalisation des jeunes talents.


Suite au message de félicitations, Yassine Latoundji réaffirme d’ailleurs sa volonté de poursuivre les actions engagées en faveur du secteur culturel et créatif. L’objectif est de renforcer les opportunités offertes aux artistes et de permettre au talent béninois de franchir davantage les frontières.


Le sacre de Saara Houansou dépasse donc le cadre d’un simple concours musical. Il s’inscrit comme un moment fort pour la scène artistique béninoise et comme un signal encourageant pour toute une génération de jeunes qui rêvent de faire rayonner leur talent au-delà des frontières nationales.



Une voix s’est élevée, un trophée a suivi et, avec lui, tout un pays peut désormais chanter sa fierté. 


   M.H.

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dimanche 16 août 2026

 Célébration du culte Oro 2026 au Bénin : Les hostilités lancées ce dimanche dans le Plateau (un fétiche, une culture, des valeurs)



Les festivités du culte « Oro » édition 2026 ont démarré ce dimanche 16 août sur l'ensemble du territoire du département du Plateau au Sud du Bénin. D'Ifangni à Kétou, en passant par Sakété, Pobè via Adja-Ouèrè, les forêts sacrées ont grouillé de mondes durant toute la journée de ce dimanche. Les autorités politico-administratives, les populations, les adeptes et hauts dignitaires de la tradition africaine ont répondu présent devant les forêts sacrées aux façades rénovées. Devant la divinité « Ogou » et autres, les sacrifices nécessaires ont été effectués en respect des signes révélés par l'art divinatoire « Fâ » conformément aux pratiques ancestrales. Une fois ces rituels accomplis, le fétiche « Oro » a résonné dans toutes les forêts à la grande satisfaction des dignitaires et des populations en liesse. 


Un fétiche, des émotions au cœur des spécificités !



Contrairement aux autres divinités et fétiches du panthéon « Vodoun » du Bénin et de l'Afrique, le fétiche « Oro » a des spécificités particulières et propres à lui. L'une de ces spécificités la plus connue de tous, c'est la fermeture systématique de la porte. Une sorte de confinement total avec la sortie interdite aux femmes et à tous les hommes non-initiés. Toutes les femmes et les hommes profanes s'enferment systématiquement et ne verront leur cour de maison qu'après l'ouverture décrétée au-delà de 24 heures d'enfermement. Cependant, c'est une fierté pour les femmes qui prennent du plaisir au résonnement du fétiche accompagné de son rythme éblouissant et très audible traduisant des paroles et proverbes en vénération des valeurs du fétiche : « Au-delà du repos, nous les femmes, nous sommes très heureuses les jours de fermeture. Nous nous reposons, mais le plus intéressant pour nous, c'est que le résonnement du fétiche Oro nous donne de la joie et parfois quand le tam-tam du fétiche résonne, nous esquissons même des pas de danse à l'intérieur. Son résonnement est très intéressant », ont déclaré les femmes interrogées en ce début de célébration. Contrairement aux pensées et critiques selon lesquelles ce fétiche priverait les femmes et les hommes profanes de liberté à travers sa spécificité d'induire la fermeture systématique diurne, ceux - ci en raffolent et se disent fascinés par le caractère sacré de ce fétiche circulaire très prisé dans les départements du Plateau et de l'Ouémé au Sud du Bénin « Si on peut augmenter les jours de fermeture, ce serait très bien pour nous les femmes parce que une seule journée ne nous suffit pas pour savourer le résonnement du fétiche et de l'animation fascinante qui l'accompagne », ont - elles déploré tout en invitant les dignitaires et les autorités politiques à revoir le calendrier de cette fête ancestrale qui permet de vénérer les divinités et souhaiter leur intersection au profit de la Nation.


Un fétiche, des valeurs !



Au-delà de ses spécificités qui font de lui un fétiche fortement apprécié avec tout le mystère qui l'entoure, « Oro » est l'un des rares fétiches dans le panthéon « Vodoun » qui assure la protection de l'environnement. Dans la commune d'Adja-Ouèrè et seulement dans l'arrondissement d'Oko-Akaré, plus de 30 forêts du fétiche « Oro » s'y trouvent. Chacune de ces forêts occupe des les espaces très intéressants avec un éco-système évocateur. Dans ces forêts, s'entretient une bio-diversité très fascinante avec la présence des espèces animales et végétales en voie de disparition. Avec le statut de la sacralité qu'entretient ce fétiche au profit de ces forêts, de milliers de centaines d'hectares de forêts sont préservées de prédateurs humains, car la pénétration est impossible dans ces forêts du fétiche « Oro ».


Une célébration, des vénérations


Lancées ce dimanche 16 août 2026, les festivités de cette année prendront fin le jeudi 3 septembre. Durant toute cette période, trois journées sont systématiquement fermées de la veille au petit matin du troisième jour. Il s'agit notamment des journées du mardi 18 et du samedi 22 août, ainsi que de la journée du mercredi 2 septembre 2026. Sur la période, plusieurs sacrifices et rituels sont planifiés pour être effectués selon la doctrine du panthéon « Vodoun » pour vénérer les divinités et souhaiter leur onction sur les communautés et la Nation béninoise.


Respectons nos valeurs



Cette célébration qui suscite beaucoup de curiosité du fait du caractère sacré du fétiche « Oro », fait agiter parfois les émotions. Lesquelles agitations font naître parfois des altercations entre les fidèles des religions venues de l'occident et les adeptes des valeurs ancestrales de l'Afrique. Ces soubresauts sont de nature à dénaturer les valeurs africaines et ce que le Bénin a de plus cher. Seulement trois journées de fermeture sur toute l'année, il importe qu'au nom de la paix et de la cohésion sociale, que les esprits se calment et que chacun en ce qui le concerne œuvre pour cette denrée indispensable qu'est la paix. Il ne servirait à rien de se lancer dans des attaques et critiques visant à nuire à son prochain ou à la communauté. Les autorités politiques doivent également jouer leur partition en invitant les religieux à éviter le chevauchement des célébrations au vu du caractère sacré du fétiche « Oro » et de ses spécificités. Autrement, l'on cautionnerait la profanation de cette valeur qui suscite encore de passion avec tout le mystère qu'elle entretient. 


Voici le calendrier des festivités dans la commune d'Adja-Ouèrè 


Jérôme Tagnon




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 TCA 2026 : Une édition controversée, des décisions, mais l'avenir d'une compétition pleine de rêve en jeu (le public crie au scandale) !



Depuis son entame, la 6ème édition du Tournoi communal d'Adja-Ouèrè (TCA) 2026 suscite beaucoup de rumeurs et de contestation. À cette occasion du match d'ouverture, l'atmosphère entretenue par la rencontre entre l'équipe de l'arrondissement d'Adja-Ouèrè et celle d'Ikpinlè annonçait d'emblée une édition à haut risque et qui exigeait des différents acteurs impliqués, notamment le comité d'organisation une certaine rigueur et le sens élevé du professionnalisme au risque d'entacher toute la compétition. Au fil des journées, au fil des matches, cette atmosphère tendue s'est malheureusement poursuivie sans que les parties prenantes n'aient pris la hauteur nécessaire digne d'une compétition qui faisait rêver. Des décisions parfois objet de vives critiques et contestation, d'autres parfois sans fermeté et d'autres encore prises dans des contextes parfois insupportables pour des équipes et même pour les supporters. 


Début d'un feuilleton au lendemain pathétique 


Le signal de la controverse actuelle est parti et a été constaté dès le démarrage de cette compétition. Vue comme un label communal dans une commune sans repère sportif en dépit des talents dont elle dispose et qui font la fierté des autres, l'édition 2026 du TCA s'est résumée à cinq équipes seulement alors qu'à la genèse, la compétition réunissait huit équipes venues des six arrondissements composant le territoire de cette commune du département du Plateau. Cette régression suscitait déjà de vives réactions au sein du public entretenant une consternation dans le cœur des supporters qui ne voulaient que l'ambiance du bon spectacle dans toutes les localités de la commune. L'absence de Tatonnonkon constituait déjà un désastre, avant que le retrait inattendu de l'équipe de l'arrondissement de Massè ne vienne pour effondrer l'esprit des supporters le jour même du match d'ouverture pour le grand public. Ce choix des deux arrondissements considéré comme une hécatombe par nombre de supporters n'est pas passé inaperçu. Dans leur propos à l'ouverture, les autorités politiques ont fait remarquer cette régression qu'elles considèrent comme étant un recul qu'il faudra corriger au plus vite afin de ne pas étouffer l'ambiance qui caractérise cette compétition communale. Au-delà de ce point noir, la rencontre d'ouverture entre les équipes de la Car d'Obèkè-Ouèrè et celle de l'AS Ikpinlè, a également suscité une vive tension avec des critiques plus exacerbées à l'encontre du comité d'organisation qui a décidé de faire jouer le groupe B à l'ouverture du tournoi. « Ce choix contraste avec la déontologie des grandes compétitions », ont estimé des supporters qui s'attendaient à la réalité habituelle de voir le groupe A lancé une compétition de football. C'est dans ce brouillard que se sont greffés certaines décisions incomprises du grand public.


Les dessous d'incompréhension 


Dans la succession des matches de cette 6ème édition du Tournoi communal d'Adja-Ouèrè (TCA) 2026, certaines décisions émanant du comité d'organisation sont mal reçues par le public. L'une de ces décisions les plus controversées est le report, puis, l'annulation du match aller des demi-finales devant opposer les équipes de la Car d'Obèkè-Ouèrè et celle de Towi. En dépit des dispositions prises par le comité avec l'implication des parties prenantes, une issue favorable n'a pas pu être trouvée, si ce n'est que de faire jouer cette demi-finale en un seul match, le mercredi 12 août dernier à Towi. Selon des sources plus proches des acteurs impliqués, les responsables de la Car d'Obèkè-Ouèrè auraient même dédommagé à plus de 50% les dépenses consenties par l'équipe de Towi dans la préparation du match aller finalement annulé sans signature de forfait car le seul match étant soldé par la séance des tirs aux buts (8 # 7) après un nul de 2 buts partout. L'ayant remporté par ce résultat de 8 tab à 7, l'équipe de la Car d'Obèkè-Ouèrè s'est donc qualifiée au vu de ce résultat acquis sur le terrain. Mais c'était sans compter avec le contenu des textes régissant la compétition. 


Le silence coupable


Pour cette édition, la communication aurait été le tendon d'Achille du comité d'organisation. Cela représente le principal point fatal ayant entretenu le désastre actuel. Dans un contexte pareil, le public était libre de ses commentaires divergents qui allaient dans tous les sens. Cette pluralité d'opinions, bien que démocratique, n'a pas forcément rendu service au comité d'organisation, car elle déconcentrerait les esprits de l'idéal et focalisait tout le public et les supporters. Ce manque de communication s'est avéré suicidaire jusqu'aux demi-finales avec de vives réactions sur la plateforme dédiée à la compétition. Des critiques et commentaires aussi acerbes pleuvaient de partout et déconcentreraient sans nul doute le comité d'organisation et même les équipes de l'essentiel qu'il fallait. Le public et les responsables d'équipes devront également faire preuve de retenue et prendre les voies légales pour contester telle ou telle décision. Il importe désormais de prendre leçon des difficultés et imperfections constatées à l'issue de cette 6ème édition pour mieux se relancer dès l'édition prochaine serait l'idéal au risque d'étouffer cette initiative communale qui suscite la passion.


Des recours, des verdicts, des réactions !


En tenant compte de la décision N°004/TCA/2026/A-O de la Commission d'études des recours en date du 14 août 2026, partant « Examen des recours introduits par Panthère FC de Towi et Oko-Akaré FC dans le cadre TCA 6ème édition », l'équipe de la Car d'Obèkè-Ouèrè est disqualifiée et cette décision est intervenue dans la journée du vendredi 14 août 2026, à quelques heures seulement de cette finale précédemment attendue entre l'AS Ikpinlè et la Car d'Obèkè-Ouèrè. Ladite Commission s'est en effet, basée sur les articles 7 et 15 du règlement de la compétition qui fixe à quatre (au maximum) le nombre de joueurs professionnels que doit inscrire chacune des équipes en lice. Selon le recours examiné, la Car d'Obèkè-Ouèrè aurait inscrit six joueurs professionnels en violation des dispositions statutaires et selon la commission, les dirigeants de l'équipe auraient juste contesté la qualité professionnelle d'un seul joueur des six d'énoncés par l'équipe de Panthère FC de Towi. En déclarant recevable ce recours, la Commission a donc déclaré qualifiée, l'équipe de Panthère FC de Towi pour la finale du tournoi. Une décision que ne reconnaissent pas les dirigeants de l'équipe disqualifiée qui dénonceraient une décision arbitraire surtout que dans le deuxième recours, les équipes de l'AS Ikpinlè et d'Oko-Akaré FC auraient commis les mêmes infractions. « Nous, les membres du staff de l'équipe de la Car d'Obèkè-Ouèrè FC demandons humblement 

au comité du TCA de faire preuve d'impartialité dans la gestion de cette crise », ont - ils formulé dans la même soirée de ce vendredi 14 août 2026, la veille de cette finale très attendue, tout en exigeant des preuves justifiant la qualité professionnelle des joueurs incriminés. 


AS Ikpinlè et Oko-Akaré FC exemptées


Dans ce même combat administratif, le recours d'Oko-Akaré FC contre l'AS Ikpinlè est simplement déclaré irrecevable. La Commission fonde sa décision sur le fait que les deux équipes auraient inscrit chacune, plus de quatre joueurs professionnels dépassant le nombre autorisé par les dispositions des articles 7 et 15 du règlement de la compétition. Commettant la même infraction que celle reprochée à son adversaire, l'équipe d'Oko-Akaré FC ne peut donc pas tirer profit sur son adversaire alors qu'elle-même aurait commis encore le plus grave, en alignant pour ce match de demi-finale disputé le jeudi 13 août 2026, un joueur qui ne figurerait pas sur sa liste officielle.


Un report qu'il ne fallait pas !


Dans ce environnement plus ou moins échaudé, le comité d'organisation qui a dans un premier temps programmé la finale de cette 6ème édition du Tournoi communal d'Adja-Ouèrè (TCA) 2026 pour ce samedi 15 août au stade d'Ogoukpatè, un village de l'arrondissement d'Oko-Akaré entre la Panthère FC de Towi et l'AS Ikpinlè après la disqualification de la Car d'Obèkè-Ouèrè, a dans la matinée de cette même date du 15 août, rendu public la décision du report de cette finale. En attendant la prochaine date de la finale du TCA 2026, cette décision prise, bien qu'en la fondant sur la nécessité de préserver la paix et d'éviter d'éventuels actes de violence et de trouble à l'ordre public, le comité d'organisation aurait de ce fait, cédé à la pression des supporters et fait allégeance à la volonté des autorités politiques d'intervenir dans ce feuilleton qui risque de garder des étincelles pendant longtemps. Reporter cette finale dans un contexte pareil et faire jouer d'autres équipes autres que les deux, Panthère FC de Towi et l'AS Ikpinlè précédemment programmées pour ce samedi 15 août exposerait les dessous de l'improvisation que dénoncent les supporters dans la gestion de ce tournoi cette année. De même, les commentaires et critiques selon lesquels, le comité d'organisation agirait sans du professionnalisme, mais sous le contrôle des politiques s'avèreraient justifiés. Une telle éventualité renforcerait du coup les populations et les supporters dans leur contestation et exposerait davantage le comité d'organisation. « Cette décision intervient à la suite du souhait exprimé par les autorités communales de tenir une concertation élargie avec les différentes parties prenantes au-delà de la seule Commission de recours, relativement aux faits ayant fait l'objet des recours récemment examinés », peut - on lire à travers cette décision du report rendu public ce samedi 15 août 2026, date précédemment retenue pour la finale. Bien que les raisons évoquées dont « la recherche de l'apaisement, de la compréhension commune des préoccupations soulevées, et la préservation de l'esprit de fair-play caractérisant le tournoi » au vu du contexte actuel sont évocatrices, ce report entretient cependant, les contestations et renforce le public dans sa position. Par ailleurs, en alignant cette décision du report à la volonté des politiques d'intervenir dans cette crise, dénature le contexte sportif et expose aux yeux du public, l'incapacité du comité d'organisation de conduire à bien cette 6ème édition de ce label communal qu'est le TCA. Elle crée cependant des dommages aux équipes appelées à jouer cette finale car, auraient engagé des dépenses une fois la date du 15 août annoncée et que le report naît intervenu que dans la matinée de ce même samedi. Au vu du contexte, le comité aurait mieux fait d'obtenir des autorités politiques, le renforcement de la sécurité avec une séance réunissant évidemment les différents acteurs, mais sans toutefois aller à cette extrémité du report surtout que tout cela se passe le jour prévu pour cette rencontre de la finale.


Jérôme Tagnon

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 Sèmè-Podji : le Maire Thomas Singbo et le Conseil communal redéfinissent les priorités budgétaires


Réunis en session extraordinaire du 13 au 14 août 2026 sous la présidence du maire Thomas Singbo, les conseillers communaux de Sèmè-Podji ont adopté le collectif budgétaire, exercice 2026. Une révision qui ajuste les prévisions financières de la commune et ouvre la voie à plusieurs investissements destinés à renforcer les services publics, la mobilisation des ressources et la modernisation de l’administration.


Au terme des travaux, le budget communal est désormais arrêté à 6 603 106 330 FCFA, contre 6 685 552 855 FCFA dans le budget primitif, soit une diminution de 82 446 525 FCFA.



Dans le détail, les recettes de fonctionnement passent à 3 759 200 084 FCFA, contre 3 647 397 751 FCFA initialement prévus, enregistrant ainsi une hausse de 111 802 333 FCFA. Les dépenses de fonctionnement sont également fixées à 3 759 200 084 FCFA.


Du côté des investissements, les recettes et les dépenses sont équilibrées à 3 414 520 432 FCFA. Les recettes d’investissement connaissent toutefois une baisse de 188 103 858 FCFA par rapport aux prévisions initiales, qui s’élevaient à 3 602 624 290 FCFA.


De facto, le collectif budgétaire traduit surtout une volonté d’adapter les prévisions communales aux réalités de l’exercice en cours, tout en maintenant l’équilibre financier. Plusieurs actions prioritaires y ont ainsi été intégrées, avec un accent particulier sur la mobilisation des ressources et l’amélioration de la gouvernance locale.


La commune entend notamment renforcer la connaissance et la gestion de son domaine public à travers le recensement des occupants des domaines publics. Une enquête fiscale est également prévue afin d’actualiser la base fiscale et d’améliorer le rendement des recettes communales.



Sèmè-Podji mise par ailleurs sur l’expertise extérieure pour accroître ses capacités de développement. Le collectif prévoit ainsi le recrutement d’un cabinet spécialisé chargé de réaliser un audit, un benchmarking et d’élaborer une stratégie de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de partenariats avec le secteur privé.


La modernisation de l’administration figure également parmi les priorités. Une plateforme numérique est annoncée pour la gestion des sabots de roue, des contraventions de stationnement et le contrôle des permis de construire. La commune prévoit aussi l’acquisition de matériels informatiques et de terminaux de paiement électronique, ainsi que l’extension du réseau informatique et des systèmes de sécurité du nouvel hôtel de ville.


Sur le front social, plusieurs investissements touchant directement les populations sont inscrits dans cette nouvelle configuration budgétaire. Il s’agit notamment d’une étude technique pour la construction d’un bloc opératoire et d’un service de pédiatrie au Centre de santé communal de Sèmè-Podji. La réfection des toitures des écoles primaires publiques est également prévue, de même que l’avenant au contrat d’assurance maladie du personnel communal.


À Sèmè-Podji, derrière les chiffres et les lignes budgétaires, se dessine ainsi une ambition plus grande : celle d’une commune qui entend faire de chaque ressource un levier de progrès. Entre modernisation, investissements et mobilisation accrue des recettes, le collectif budgétaire ouvre une nouvelle page où les chiffres ne sont plus de simples montants, mais les prémices d’un développement appelé à prendre corps dans le quotidien des populations.


   Marcellin HOUNSA

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 Alagbé Border : le couronnement du roi Anwa ouvre une nouvelle page de l’histoire de la cité frontalière



 Une page majeure de l’histoire d’Alagbé Border vient de s’écrire avec le couronnement de Ogourindé Iroko Joseph, désormais intronisé sous le nom de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town. La cérémonie, marquée par la remise officielle de la lettre de mission et de charge au nouveau souverain, consacre l’aboutissement d’un long processus de reconnaissance de la chefferie traditionnelle de cette ancienne cité située à la frontière entre le Bénin et le Nigéria.


Fondé vers 1835 par des descendants d’Oshoukpa, d’Inan-Idja et de Ogoudou venus d’Illikimou, Alagbé Border est situé entre Ilara et Illikimou. De par sa position géographique, la localité occupe une place stratégique dans les relations et les échanges entre les deux pays. Depuis les années 1990, elle abrite notamment, du côté nigérian, des services d’immigration et de douane, confirmant son importance dans les mouvements transfrontaliers.



À l’image des postes frontaliers juxtaposés de Idiroko–Igolo, à Ifangni, ou encore de Sèmè-Kraké, Alagbé aurait pu disposer d’infrastructures similaires du côté béninois. Mais les rivalités ayant opposé, au fil des années, certaines communautés et localités voisines n’ont pas permis à cette perspective de se concrétiser.


Un long combat pour la reconnaissance de la royauté


Cette situation a également pesé sur la reconnaissance officielle de la chefferie traditionnelle d’Alagbé, portée par les grandes familles royales de Oshoukpa, de Ogoudou et de Ina-Idja. Plusieurs Baale, chefs traditionnels de la localité, ont ainsi exercé leur autorité sans pouvoir bénéficier d’un couronnement officiel, malgré les démarches répétées engagées par les fils et filles de Alagbé.


Le couronnement de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I vient donc mettre un terme à une longue période d’attente et de mobilisation communautaire. Recevant sa lettre de mission et de charge des mains du représentant 

chargé des Affaires culturelles et de la Royauté

 du gouverneur de la province de Ogun State au Nigeria, le nouveau souverain a d’abord rendu grâce à Dieu et aux ancêtres, avant d’exprimer sa reconnaissance aux autorités nigérianes ayant accompagné le processus.



Il a notamment salué le Gouverneur de Ogun State ainsi que le Paramount Ruler of Ilaro pour leur soutien et leur disponibilité. Le nouveau roi a également adressé ses remerciements aux rois de Imeko, de Ilara et de Idofa, ainsi qu’à ceux de Illikimoun, de Idigny et de Kétou, dont la facilitation et l’accompagnement ont, selon lui, contribué de manière déterminante à l’aboutissement du processus.


La paix et la coopération au cœur du règne


Dans son premier message en qualité de souverain officiellement couronné, Obà Gbadéwolou Oshoukpa Amouroro I a placé son règne sous le signe de la paix, de l’unité, du développement et de la fraternité. Il a affiché sa volonté de travailler à la consolidation des relations entre les différentes communautés et à la promotion d’un bon voisinage entre les populations béninoises et nigérianes.


Le nouveau roi a également eu une pensée émue pour les fils d’Alagbé décédés au cours des longues démarches ayant précédé ce couronnement. Il a salué leur engagement et leur sacrifice, estimant que leur mémoire restera intimement liée à cette étape importante de l’histoire de la communauté.


Au terme de son intervention, le souverain a rendu hommage aux fils et filles d’Alagbé dont la détermination et la persévérance ont permis de franchir cette étape. Il n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude aux donateurs et différents partenaires ayant apporté leur contribution à la réalisation de l’événement.


Au-delà de sa portée traditionnelle, le couronnement de Obà Gbadewolou Oshoukpa Amouroro I, Anwa of Alagbe Town, apparaît ainsi comme un moment fort pour cette cité frontalière. Il ouvre une nouvelle séquence de son histoire, avec l’ambition affichée de faire de la royauté un instrument de cohésion, de développement local et de renforcement de la coopération transfrontalière entre le Bénin et le Nigéria.


Ernest Folorouncho Latoundji

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 Sèmè-Vibes Festival 2026 : Manzor promet de mettre le feu à Sèmè-Podji



À Sèmè-Podji, les amateurs de musique et de grandes ambiances peuvent déjà cocher les 29 et 30 août 2026 dans leur agenda. La troisième édition du Sèmè-Vibes Festival s’annonce particulièrement animée avec la participation annoncée de Manzor, attendu pour électriser la scène et faire monter la température.


Placée sous le haut parrainage de Thomas SINGBO, Maire de Sèmè-Podji, cette édition entend réunir musique, spectacle et convivialité autour d’un rendez-vous qui se veut festif et populaire. Pendant deux jours, les festivaliers sont invités à venir profiter d’une programmation pensée pour faire vibrer le public jusqu’au bout de la nuit.


Le rendez-vous est fixé au PK10 ALSEC, précisément dans la rue avant le péage en quittant le rond-point PK10. Les festivités débuteront à partir de 15 heures, donnant ainsi le coup d’envoi à deux journées placées sous le signe de la musique et de la bonne humeur.


Côté billetterie, plusieurs formules sont annoncées. Le pass simple est fixé à 1 000 francs CFA par jour, tandis que l’accès VIP est proposé à 10 000 francs CFA par jour. Pour ceux qui souhaitent vivre l’événement en groupe et dans un cadre plus privilégié, une table VIP de trois personnes est annoncée à 50 000 francs CFA par jour.


Avec Manzor comme invité annoncé, le Sèmè-Vibes Festival 2026 compte bien franchir un nouveau cap en matière d’ambiance. Entre les décibels, les pas de danse et les retrouvailles entre passionnés de musique, la fête promet d’être mouvementée.


À quelques jours du rendez-vous, un seul mot d’ordre semble s’imposer : choisir sa tenue, mobiliser sa bande et se préparer à vibrer. Car les 29 et 30 août, à Sèmè-Podji, le PK10 risque bien de résonner au rythme du Sèmè-Vibes Festival.

   Marcellin HOUNSA 

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samedi 15 août 2026

Burkina Faso : près de 300 femmes interpellées et 200 chambres scellées dans un maquis à Ouagadougou

Burkina Faso : près de 300 femmes interpellées et 200 chambres scellées dans un maquis à Ouagadougou



Une importante opération de la police municipale a été menée vendredi 14 août 2026 contre le maquis « Allah Ti Kouma », également connu sous l’appellation « Galaxy Night Club », situé à la sortie ouest de Ouagadougou. Près de 300 femmes ont été interpellées et quelque 200 chambres, présentées par les autorités comme des lieux de prostitution, ont été scellées.

La matinée du vendredi 14 août 2026 a été particulièrement mouvementée dans cet établissement situé à la périphérie de la capitale burkinabè. Aux environs de 6 heures, la police municipale de Ouagadougou a investi les lieux dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice ordonnant la fermeture définitive du maquis.

L’opération intervient à l’issue d’une procédure judiciaire engagée depuis plusieurs mois. Selon les informations rapportées par Le Potentiel, relayant notamment des éléments de Burkina 24, un jugement rendu le 4 février 2026, à la suite d’un procès ouvert en décembre 2025, avait conclu à l’illégalité de plusieurs activités exercées sur le site et prononcé sa fermeture définitive.

Un site transformé en vaste espace de prostitution

Au cours de la descente, les forces municipales ont procédé au bouclage de l’établissement avant de sceller environ 200 chambres. Ces espaces étaient, selon les autorités, utilisés pour des activités liées à la prostitution.

La présence d’un nombre particulièrement important de femmes sur le site a donné une ampleur singulière à l’opération. Près de 300 femmes ont été interpellées au moment de l’intervention. D’après Issouf Ouattara, inspecteur de police municipale et directeur général adjoint de la police municipale, ces femmes étaient de diverses nationalités, aux côtés de ressortissantes burkinabè. Les autorités ont indiqué qu’une importante proportion d’entre elles serait étrangère.

L’opération ne s’est toutefois pas limitée aux seules interpellations et à la fermeture des chambres. Plusieurs motos ainsi que diverses marchandises ont également été saisies par les agents municipaux.

Le site désormais sous surveillance

À l’issue de l’intervention, une barrière de sécurité a été installée autour du maquis afin d’en empêcher l’accès et toute éventuelle reprise des activités. Le site demeure ainsi placé sous surveillance, conformément à la décision judiciaire de fermeture définitive.

Au-delà de l’ampleur des chiffres avancés, cette opération met en lumière la détermination des autorités municipales de Ouagadougou à faire exécuter les décisions de justice visant certains établissements considérés comme abritant des activités illégales. Elle pose également la question des conditions dans lesquelles de tels espaces ont pu fonctionner et attirer, durant une longue période, plusieurs centaines de personnes.

L’affaire devrait désormais connaître des suites administratives et judiciaires permettant de déterminer les responsabilités éventuelles liées au fonctionnement de l’établissement et à l’exercice des activités qui y étaient pratiquées.

Waris SIDIKI

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