dimanche 16 août 2026

 TCA 2026 : Une édition controversée, des décisions, mais l'avenir d'une compétition pleine de rêve en jeu (le public crie au scandale) !



Depuis son entame, la 6ème édition du Tournoi communal d'Adja-Ouèrè (TCA) 2026 suscite beaucoup de rumeurs et de contestation. À cette occasion du match d'ouverture, l'atmosphère entretenue par la rencontre entre l'équipe de l'arrondissement d'Adja-Ouèrè et celle d'Ikpinlè annonçait d'emblée une édition à haut risque et qui exigeait des différents acteurs impliqués, notamment le comité d'organisation une certaine rigueur et le sens élevé du professionnalisme au risque d'entacher toute la compétition. Au fil des journées, au fil des matches, cette atmosphère tendue s'est malheureusement poursuivie sans que les parties prenantes n'aient pris la hauteur nécessaire digne d'une compétition qui faisait rêver. Des décisions parfois objet de vives critiques et contestation, d'autres parfois sans fermeté et d'autres encore prises dans des contextes parfois insupportables pour des équipes et même pour les supporters. 


Début d'un feuilleton au lendemain pathétique 


Le signal de la controverse actuelle est parti et a été constaté dès le démarrage de cette compétition. Vue comme un label communal dans une commune sans repère sportif en dépit des talents dont elle dispose et qui font la fierté des autres, l'édition 2026 du TCA s'est résumée à cinq équipes seulement alors qu'à la genèse, la compétition réunissait huit équipes venues des six arrondissements composant le territoire de cette commune du département du Plateau. Cette régression suscitait déjà de vives réactions au sein du public entretenant une consternation dans le cœur des supporters qui ne voulaient que l'ambiance du bon spectacle dans toutes les localités de la commune. L'absence de Tatonnonkon constituait déjà un désastre, avant que le retrait inattendu de l'équipe de l'arrondissement de Massè ne vienne pour effondrer l'esprit des supporters le jour même du match d'ouverture pour le grand public. Ce choix des deux arrondissements considéré comme une hécatombe par nombre de supporters n'est pas passé inaperçu. Dans leur propos à l'ouverture, les autorités politiques ont fait remarquer cette régression qu'elles considèrent comme étant un recul qu'il faudra corriger au plus vite afin de ne pas étouffer l'ambiance qui caractérise cette compétition communale. Au-delà de ce point noir, la rencontre d'ouverture entre les équipes de la Car d'Obèkè-Ouèrè et celle de l'AS Ikpinlè, a également suscité une vive tension avec des critiques plus exacerbées à l'encontre du comité d'organisation qui a décidé de faire jouer le groupe B à l'ouverture du tournoi. « Ce choix contraste avec la déontologie des grandes compétitions », ont estimé des supporters qui s'attendaient à la réalité habituelle de voir le groupe A lancé une compétition de football. C'est dans ce brouillard que se sont greffés certaines décisions incomprises du grand public.


Les dessous d'incompréhension 


Dans la succession des matches de cette 6ème édition du Tournoi communal d'Adja-Ouèrè (TCA) 2026, certaines décisions émanant du comité d'organisation sont mal reçues par le public. L'une de ces décisions les plus controversées est le report, puis, l'annulation du match aller des demi-finales devant opposer les équipes de la Car d'Obèkè-Ouèrè et celle de Towi. En dépit des dispositions prises par le comité avec l'implication des parties prenantes, une issue favorable n'a pas pu être trouvée, si ce n'est que de faire jouer cette demi-finale en un seul match, le mercredi 12 août dernier à Towi. Selon des sources plus proches des acteurs impliqués, les responsables de la Car d'Obèkè-Ouèrè auraient même dédommagé à plus de 50% les dépenses consenties par l'équipe de Towi dans la préparation du match aller finalement annulé sans signature de forfait car le seul match étant soldé par la séance des tirs aux buts (8 # 7) après un nul de 2 buts partout. L'ayant remporté par ce résultat de 8 tab à 7, l'équipe de la Car d'Obèkè-Ouèrè s'est donc qualifiée au vu de ce résultat acquis sur le terrain. Mais c'était sans compter avec le contenu des textes régissant la compétition. 


Le silence coupable


Pour cette édition, la communication aurait été le tendon d'Achille du comité d'organisation. Cela représente le principal point fatal ayant entretenu le désastre actuel. Dans un contexte pareil, le public était libre de ses commentaires divergents qui allaient dans tous les sens. Cette pluralité d'opinions, bien que démocratique, n'a pas forcément rendu service au comité d'organisation, car elle déconcentrerait les esprits de l'idéal et focalisait tout le public et les supporters. Ce manque de communication s'est avéré suicidaire jusqu'aux demi-finales avec de vives réactions sur la plateforme dédiée à la compétition. Des critiques et commentaires aussi acerbes pleuvaient de partout et déconcentreraient sans nul doute le comité d'organisation et même les équipes de l'essentiel qu'il fallait. Le public et les responsables d'équipes devront également faire preuve de retenue et prendre les voies légales pour contester telle ou telle décision. Il importe désormais de prendre leçon des difficultés et imperfections constatées à l'issue de cette 6ème édition pour mieux se relancer dès l'édition prochaine serait l'idéal au risque d'étouffer cette initiative communale qui suscite la passion.


Des recours, des verdicts, des réactions !


En tenant compte de la décision N°004/TCA/2026/A-O de la Commission d'études des recours en date du 14 août 2026, partant « Examen des recours introduits par Panthère FC de Towi et Oko-Akaré FC dans le cadre TCA 6ème édition », l'équipe de la Car d'Obèkè-Ouèrè est disqualifiée et cette décision est intervenue dans la journée du vendredi 14 août 2026, à quelques heures seulement de cette finale précédemment attendue entre l'AS Ikpinlè et la Car d'Obèkè-Ouèrè. Ladite Commission s'est en effet, basée sur les articles 7 et 15 du règlement de la compétition qui fixe à quatre (au maximum) le nombre de joueurs professionnels que doit inscrire chacune des équipes en lice. Selon le recours examiné, la Car d'Obèkè-Ouèrè aurait inscrit six joueurs professionnels en violation des dispositions statutaires et selon la commission, les dirigeants de l'équipe auraient juste contesté la qualité professionnelle d'un seul joueur des six d'énoncés par l'équipe de Panthère FC de Towi. En déclarant recevable ce recours, la Commission a donc déclaré qualifiée, l'équipe de Panthère FC de Towi pour la finale du tournoi. Une décision que ne reconnaissent pas les dirigeants de l'équipe disqualifiée qui dénonceraient une décision arbitraire surtout que dans le deuxième recours, les équipes de l'AS Ikpinlè et d'Oko-Akaré FC auraient commis les mêmes infractions. « Nous, les membres du staff de l'équipe de la Car d'Obèkè-Ouèrè FC demandons humblement 

au comité du TCA de faire preuve d'impartialité dans la gestion de cette crise », ont - ils formulé dans la même soirée de ce vendredi 14 août 2026, la veille de cette finale très attendue, tout en exigeant des preuves justifiant la qualité professionnelle des joueurs incriminés. 


AS Ikpinlè et Oko-Akaré FC exemptées


Dans ce même combat administratif, le recours d'Oko-Akaré FC contre l'AS Ikpinlè est simplement déclaré irrecevable. La Commission fonde sa décision sur le fait que les deux équipes auraient inscrit chacune, plus de quatre joueurs professionnels dépassant le nombre autorisé par les dispositions des articles 7 et 15 du règlement de la compétition. Commettant la même infraction que celle reprochée à son adversaire, l'équipe d'Oko-Akaré FC ne peut donc pas tirer profit sur son adversaire alors qu'elle-même aurait commis encore le plus grave, en alignant pour ce match de demi-finale disputé le jeudi 13 août 2026, un joueur qui ne figurerait pas sur sa liste officielle.


Un report qu'il ne fallait pas !


Dans ce environnement plus ou moins échaudé, le comité d'organisation qui a dans un premier temps programmé la finale de cette 6ème édition du Tournoi communal d'Adja-Ouèrè (TCA) 2026 pour ce samedi 15 août au stade d'Ogoukpatè, un village de l'arrondissement d'Oko-Akaré entre la Panthère FC de Towi et l'AS Ikpinlè après la disqualification de la Car d'Obèkè-Ouèrè, a dans la matinée de cette même date du 15 août, rendu public la décision du report de cette finale. En attendant la prochaine date de la finale du TCA 2026, cette décision prise, bien qu'en la fondant sur la nécessité de préserver la paix et d'éviter d'éventuels actes de violence et de trouble à l'ordre public, le comité d'organisation aurait de ce fait, cédé à la pression des supporters et fait allégeance à la volonté des autorités politiques d'intervenir dans ce feuilleton qui risque de garder des étincelles pendant longtemps. Reporter cette finale dans un contexte pareil et faire jouer d'autres équipes autres que les deux, Panthère FC de Towi et l'AS Ikpinlè précédemment programmées pour ce samedi 15 août exposerait les dessous de l'improvisation que dénoncent les supporters dans la gestion de ce tournoi cette année. De même, les commentaires et critiques selon lesquels, le comité d'organisation agirait sans du professionnalisme, mais sous le contrôle des politiques s'avèreraient justifiés. Une telle éventualité renforcerait du coup les populations et les supporters dans leur contestation et exposerait davantage le comité d'organisation. « Cette décision intervient à la suite du souhait exprimé par les autorités communales de tenir une concertation élargie avec les différentes parties prenantes au-delà de la seule Commission de recours, relativement aux faits ayant fait l'objet des recours récemment examinés », peut - on lire à travers cette décision du report rendu public ce samedi 15 août 2026, date précédemment retenue pour la finale. Bien que les raisons évoquées dont « la recherche de l'apaisement, de la compréhension commune des préoccupations soulevées, et la préservation de l'esprit de fair-play caractérisant le tournoi » au vu du contexte actuel sont évocatrices, ce report entretient cependant, les contestations et renforce le public dans sa position. Par ailleurs, en alignant cette décision du report à la volonté des politiques d'intervenir dans cette crise, dénature le contexte sportif et expose aux yeux du public, l'incapacité du comité d'organisation de conduire à bien cette 6ème édition de ce label communal qu'est le TCA. Elle crée cependant des dommages aux équipes appelées à jouer cette finale car, auraient engagé des dépenses une fois la date du 15 août annoncée et que le report naît intervenu que dans la matinée de ce même samedi. Au vu du contexte, le comité aurait mieux fait d'obtenir des autorités politiques, le renforcement de la sécurité avec une séance réunissant évidemment les différents acteurs, mais sans toutefois aller à cette extrémité du report surtout que tout cela se passe le jour prévu pour cette rencontre de la finale.


Jérôme Tagnon

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