jeudi 20 août 2026

 Sèmè-Podji : le moratoire sur les nouvelles carrières maintenu, la mairie rétablit les faits


La polémique autour de l’ouverture de carrières de sable à Sèmè-Podji appelle des précisions. La mairie rappelle que le moratoire de quatre ans décidé sur l’ouverture de nouvelles carrières reste pleinement en vigueur et qu’aucune nouvelle autorisation n’a été délivrée par l’actuel Conseil communal depuis son installation.


Aucune nouvelle autorisation sous la cinquième mandature


Dirigée par le maire Thomas SINGBO, la cinquième mandature du Conseil communal affirme n’avoir accordé aucune autorisation d’ouverture de carrière depuis sa prise de fonction.


À l’installation de la nouvelle équipe communale, sept demandes d’ouverture de carrières ont été soumises à son examen. Toutes ont été rejetées, conformément à la position arrêtée par la commune sur la question.



La mairie entend ainsi clarifier une confusion persistante entre les nouvelles demandes introduites depuis l’installation de l’actuelle mandature et des projets dont le processus administratif avait été engagé bien avant son arrivée aux responsabilités.


Des procédures antérieures déjà autorisées


Les projets d’ouverture de carrières actuellement observés sur le terrain ne résultent donc pas de nouvelles autorisations accordées par le Conseil communal dirigé par Thomas SINGBO. Ils correspondent à des procédures antérieures, engagées et ayant obtenu les autorisations requises avant l’installation de la cinquième mandature.


Cette distinction est déterminante pour apprécier la situation actuelle. La poursuite de procédures déjà validées ne constitue pas une remise en cause du moratoire adopté par la commune sur l’ouverture de nouvelles carrières.


Le moratoire reste la ligne officielle


La position de la municipalité demeure inchangée : aucune nouvelle carrière ne doit être autorisée pendant la période couverte par le moratoire de quatre ans.


La mairie de Sèmè-Podji invite donc à distinguer les autorisations relevant de procédures antérieures des nouvelles demandes examinées par l’actuel Conseil communal. Sur ce dernier point, le constat est sans équivoque : les sept demandes reçues depuis l’installation de la cinquième mandature ont toutes été rejetées.


La municipalité réaffirme ainsi sa volonté de maintenir le moratoire et de faire respecter la ligne arrêtée sur l’ouverture de nouvelles carrières dans la commune.


  Marcellin HOUNSA 

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UP-R dans la 22e circonscription électorale : l’heure de l’unité et de la responsabilité

UP-R dans la 22e circonscription électorale : l’heure de l’unité et de la responsabilité



La haute direction politique de l’Union progressiste le Renouveau a tranché. Les présidents des 77 sections du parti sont désormais connus. Dans la 22e circonscription électorale, qui regroupe les communes de Pobè et de Kétou, le choix porté sur deux jeunes profils traduit une volonté de renouvellement, mais aussi un pari politique dont les résultats seront scrutés avec attention.

À Pobè, les militants ont choisi de faire confiance à Wassi Salako, un homme réputé pour sa discrétion, son humilité et son engagement. Peu enclin à occuper le devant de la scène, ce militant politiquement enraciné a néanmoins su gagner la confiance de ses camarades. Son arrivée à la tête de la section communale de l’UP-R apparaît ainsi comme la reconnaissance d’un parcours de proximité et d’une fidélité au terrain.

À Kétou, le choix s’est porté sur Fadeyi Fataï, ancien directeur général, dont la désignation intervient au terme de plusieurs tentatives qui n’avaient pas permis de dégager un consensus entre les différents camps. La haute direction politique a finalement décidé de confier les rênes de la section à ce militant dont les compétences et l’engagement partisan ne semblent guère faire débat.

Certains pourraient encore s’interroger sur les origines politiques de tel ou tel responsable. Mais l’UP-R d’aujourd’hui ne saurait être prisonnière des appartenances d’hier. La dynamique de rassemblement suppose précisément de dépasser les anciennes lignes de fracture pour construire une maison politique capable d’accueillir des profils différents autour d’un même projet. À partir du moment où le choix est fait, l’essentiel est désormais de savoir ce que les nouveaux responsables feront de la confiance placée en eux.

Le vin est tiré, il faut maintenant le boire. Et si son goût ne satisfait pas tous les palais, il faudra surtout éviter qu’il ne devienne le prétexte à de nouvelles querelles internes. La politique est faite de compromis, de frustrations parfois, mais surtout de capacité à transformer les divergences en force collective.

À Pobè comme à Kétou, la priorité devrait donc être à l’apaisement. Les rivalités de désignation doivent céder la place à une dynamique de rassemblement. Car une section divisée avant même d'entrer dans une bataille électorale est une section qui se condamne à fragiliser ses propres ambitions.

L’histoire politique béninoise rappelle d’ailleurs une vérité simple : l’union fait la force. Ceux qui ont connu l’ancien slogan de l’Union fait la Nation savent combien cette formule demeure actuelle, même lorsque les formations politiques changent de nom et de configuration.

Pour Wassi Salako et Fadeyi Fataï, le plus difficile commence donc maintenant. Leur mission ne sera pas seulement de présider des structures partisanes. Ils devront écouter, rapprocher, convaincre, rassembler et surtout donner aux jeunes militants une raison de croire encore à la politique comme instrument de construction collective.

La jeunesse de la 22e circonscription attend beaucoup de ces deux nouveaux responsables. Elle ne leur demande certainement pas de détruire pour régner, ni de diviser pour mieux contrôler. Elle attend plutôt d’eux de la loyauté, de la disponibilité et une véritable capacité à construire.

Le temps des désignations est terminé. Celui du bilan commence déjà. À la fin du mandat, ce ne seront ni les appartenances d’hier, ni les querelles de chapelle qui parleront à leur place, mais les actes posés, les militants rassemblés et les résultats obtenus.

À Pobè comme à Kétou, l’UP-R vient donc de changer de visages. Reste à savoir si ces nouveaux visages sauront donner un nouveau souffle à la machine politique. L’avenir, lui, ne se contente jamais des promesses : il finit toujours par juger les hommes sur leurs actes.

E.L.

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mardi 18 août 2026

 Cotonou : les cartes de droit-taxi désormais disponibles pour les conducteurs de taxi-moto




Les conducteurs de taxi-moto de Cotonou peuvent désormais pousser un soupir de soulagement. La Mairie de Cotonou annonce la disponibilité des cartes de droit-taxi au titre de la période allant jusqu’au 30 juin 2026.


Dans un communiqué, le Secrétaire exécutif de la Mairie de Cotonou informe les conducteurs et propriétaires de taxi-motos ayant régulièrement acquitté leurs droits et taxes concernés qu’ils peuvent procéder au retrait de leurs cartes.


L’opération concerne les usagers qui ont effectivement accompli les formalités requises et déposé leurs dossiers dans les différents lieux prévus à cet effet. Les bénéficiaires sont donc invités à se rendre sur le site où leurs dossiers ont été déposés afin de récupérer leur carte de droit-taxi.


La Mairie précise que les retraits devront s’effectuer dans le respect des horaires indiqués dans le communiqué officiel. Les intéressés sont ainsi appelés à prendre les dispositions nécessaires pour éviter tout déplacement inutile et à se munir, le cas échéant, des pièces requises pour le retrait.


Via cette mise à disposition, l’administration municipale poursuit la régularisation des activités de taxi-moto dans la ville de Cotonou, tout en invitant les acteurs concernés à se conformer aux obligations fiscales et administratives en vigueur.


Les conducteurs et propriétaires concernés sont donc appelés à ne pas tarder à effectuer le retrait de leurs cartes, désormais disponibles auprès des lieux de dépôt de leurs dossiers.


   M.H.




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 MGF : les Réseaux des féministes du Bénin montent au front contre l’apologie de l’excision


Les Réseaux des féministes du Bénin haussent le ton face à la diffusion de contenus faisant l’apologie de l’excision. Dans une déclaration rendue publique après la découverte, lundi 17 août, de visuels portant notamment la mention « OUI À L’EXCISION », les militantes dénoncent une tentative de banalisation des mutilations génitales féminines (MGF) et réaffirment leur opposition ferme à ces pratiques.


Pour les Réseaux des féministes du Bénin, l’excision ne relève ni d’une simple opinion ni d’un débat de société. Elle constitue une violence portant atteinte à l’intégrité physique et aux droits des filles et des femmes. Ils s’inquiètent particulièrement de voir les outils numériques et les nouvelles technologies utilisés pour promouvoir ou normaliser des pratiques dont les conséquences peuvent être physiques, psychologiques et sexuelles.


Cette prise de position intervient alors que des femmes maliennes et guinéennes se mobilisent contre les MGF, avec des actions annoncées pour le 22 août. Les féministes béninoises expriment leur solidarité avec ces mobilisations et appellent à renforcer la lutte régionale contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.


Au Bénin, rappellent-elles, les mutilations génitales féminines sont interdites par la loi n°2003-03 du 3 mars 2003 portant répression de la pratique des MGF. Le texte prévoit notamment des peines d’emprisonnement et des amendes à l’encontre des auteurs de ces actes.


Mais pour les Réseaux des féministes du Bénin, la réflexion doit également porter sur l’espace numérique. Ils interrogent la capacité du cadre juridique à répondre aux contenus qui encouragent, glorifient ou banalisent les mutilations génitales féminines, alors que les réseaux sociaux permettent une diffusion rapide de tels messages.


Les militantes appellent ainsi les organisations féministes, associations de défense des droits humains, activistes et citoyens à relayer les mobilisations du 22 août, à faire entendre une voix claire contre les MGF et à soutenir celles et ceux qui s’engagent pour la protection des femmes et des filles.


Leur position tient en une conviction : aucune tradition, croyance, appartenance culturelle ou interprétation religieuse ne devrait servir de prétexte à porter atteinte au corps d’une fille ou d’une femme.


Car derrière chaque chiffre, chaque campagne et chaque débat, il y a un corps, une dignité, une vie. Et lorsqu’il s’agit de protéger cette dignité, le silence ne peut plus être une option.


    M.H.

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 Coopération économique : Joseph Djogbénou échange avec un promoteur français autour d’un projet d’accompagnement des entreprises au Bénin


L’expertise française pourrait bientôt davantage profiter au tissu entrepreneurial béninois. Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, a reçu en audience, mardi 18 août 2026, Amos Nata, dirigeant d’un cabinet établi en France. Au centre des échanges : un projet d’implantation au Bénin d’une structure dédiée à l’accompagnement et au développement des entreprises.


À l’issue de la rencontre, Amos Nata a présenté les grandes lignes de cette initiative à la presse parlementaire. Le promoteur entend mettre au service des entreprises béninoises les compétences et l’expérience acquises au sein de son cabinet en France, ainsi que celles d’un réseau professionnel qui fédère environ 120 structures dans l’Hexagone.


« L’idée, c’est d’apporter cette expertise que nous avons pour l’accompagnement des entreprises au niveau du Bénin », a-t-il expliqué.



Au-delà d’une simple implantation professionnelle, le projet se veut un levier de rapprochement entre les savoir-faire développés en France et les besoins des entreprises opérant au Bénin. Amos Nata envisage notamment de nouer des partenariats avec des acteurs locaux afin de favoriser le partage d’expériences et la mutualisation des compétences.


« L’idée, c’est aussi de travailler avec des acteurs locaux », a-t-il ajouté.


Cette perspective intervient alors que le Bénin poursuit ses efforts pour consolider son environnement des affaires et stimuler l’initiative privée. Pour le promoteur français, l’évolution du pays et les différents chantiers engagés constituent autant d’opportunités pour développer des solutions d’accompagnement adaptées aux réalités du marché béninois.


À terme, l’initiative ambitionne de contribuer à la professionnalisation et à la consolidation des entreprises locales, en leur ouvrant davantage l’accès à une expertise issue d’un réseau professionnel implanté en France.


La rencontre avec le président de l’Assemblée nationale marque ainsi une première étape dans cette démarche, à la croisée de l’investissement, du transfert de compétences et du renforcement des passerelles économiques entre le Bénin et la France.


   Ernest Latoundji

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 ANCB : Luc Gnacadja prend les rênes et ouvre une nouvelle séquence pour les communes




L’Association nationale des communes du Bénin (ANCB) change de gouvernance. Réunis ce mardi 18 août 2026 à l’hôtel Azalaï de Cotonou à l’occasion de leur cinquième congrès ordinaire, les représentants des collectivités territoriales ont procédé au renouvellement des instances dirigeantes de l’association. À l’issue des travaux, le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a été porté à la présidence.


Une page se tourne à l’ANCB. Après plusieurs années sous la conduite de Luc Atrokpo, l’association faîtière des communes béninoises confie désormais ses destinées à Luc Gnacadja. Le maire de Cotonou prend ainsi la tête d’une nouvelle équipe appelée à défendre les intérêts des collectivités territoriales et à renforcer leur place dans la conduite du développement local.


Le nouveau bureau traduit une volonté de représentation équilibrée des différentes régions du pays. Aux côtés de Luc Gnacadja siègent Idrissou Yaya, maire de Djougou, en qualité de premier vice-président, et Christian Houétchénou, maire de Ouidah, comme deuxième vice-président. Zul Kifly Zakarié, maire de Parakou, assure le secrétariat général, tandis qu’Auguste Ayihounhin, maire de Covè, devient trésorier général.


Cette recomposition intervient quelques mois après les élections municipales et communales de janvier 2026, qui ont consacré de nouveaux exécutifs à la tête des communes. Le cinquième congrès de l’ANCB vient ainsi donner une nouvelle ossature à l’organisation, en phase avec le renouvellement intervenu au niveau local.


Présente aux côtés des élus locaux, l’autorité gouvernementale en charge de la décentralisation a également marqué l’importance de cette nouvelle étape. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, a pris part aux travaux, aux côtés de plusieurs partenaires techniques et financiers des collectivités.


Un mandat placé sous le signe du dialogue


Avec cette nouvelle équipe, l’ANCB devra désormais poursuivre sa mission de représentation des communes auprès de l’État, tout en consolidant les relations avec les partenaires au développement. Parmi les principaux enjeux figurent la défense des intérêts des collectivités, l’amélioration de la gouvernance locale et le renforcement des capacités des communes à répondre aux besoins des populations.


À la tête de l’association, Luc Gnacadja hérite donc d’une responsabilité qui dépasse les frontières de Cotonou. Son mandat sera scruté à l’aune de sa capacité à fédérer les maires, à faire remonter les préoccupations du terrain et à inscrire davantage les collectivités au cœur des politiques publiques.


De Cotonou à Djougou, de Ouidah à Parakou en passant par Covè, la nouvelle direction de l’ANCB entend désormais porter une voix commune. Un défi de cohésion et d’efficacité s’ouvre ainsi pour l’association, appelée à faire de la diversité des communes une force au service de la décentralisation béninoise.


  La rédaction

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 Sèmè-Podji : Thomas Singbo et Dieudonné Avlessi affichent leur convergence autour des priorités communales


Le développement de Sèmè-Podji se veut désormais une affaire de synergie entre les différentes forces vives de la commune. Dans cette perspective, le maire Thomas Singbo a reçu en audience, lundi 17 août 2026, Dieudonné Avlessi, président du Mouvement des Forces Républicaines et figure engagée de la vie publique locale.


Au cœur des échanges, plusieurs préoccupations liées à l’avenir de la commune, notamment la gouvernance locale, les priorités de développement et les initiatives susceptibles d’améliorer davantage les conditions de vie des populations.


Cette rencontre a également été l’occasion pour le maire Thomas Singbo de mettre en avant la contribution de son hôte aux efforts de modernisation de l’administration communale. Le premier responsable de Sèmè-Podji a particulièrement salué son implication dans le renforcement des capacités et la formation du personnel de la mairie, considérés comme des leviers essentiels pour une administration plus performante.


Pour Thomas Singbo, le développement communal ne saurait reposer sur les seules actions de l’équipe municipale. Il nécessite la mobilisation des compétences, des expériences et des énergies disponibles au sein de la communauté.


De son côté, Dieudonné Avlessi a félicité le maire pour la conduite des affaires communales et apprécié les initiatives déjà engagées par l’administration municipale. Réaffirmant son attachement à Sèmè-Podji, il s’est dit disposé à apporter davantage sa contribution à la dynamique impulsée par la municipalité.


« Je ne souhaite pas rester à l’écart de cette dynamique, mais y participer pleinement », a-t-il affirmé, traduisant ainsi sa volonté de s’inscrire dans une démarche d’accompagnement des actions de développement local.


Ipso facto, la rencontre aura surtout permis de dégager une convergence de vues autour d’un même impératif : fédérer les bonnes volontés et conjuguer les expertises pour donner davantage d’élan au développement de Sèmè-Podji.


Entre dialogue, disponibilité et engagement, la municipalité entend ainsi renforcer les passerelles avec les acteurs de la commune, dans l’ambition de faire du développement local une œuvre collective.


   M.H.

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