Dèkoungbé : le corps décapité d’un père retrouvé dans un bas-fond, son fils soupçonné de parricide
Une macabre découverte vient de plonger le quartier Dèkoungbé, dans l’arrondissement de Godomey, dans l’émoi. Un homme a été retrouvé mort et décapité, tandis que son propre fils est soupçonné d’être impliqué dans ce crime particulièrement violent. Interpellé dans la nuit du jeudi 6 août 2026 à Agla Akansôdji, le jeune homme aurait, selon les premiers éléments de l’enquête, tenté de trouver un preneur pour la tête de son père.
L’affaire débute dans la nuit du jeudi 6 août, aux environs de 4 heures du matin. Le commissariat du 13e arrondissement de Cotonou interpelle un jeune homme présenté comme suspect dans une affaire présumée de parricide. Les premières informations recueillies par les enquêteurs font état de déclarations selon lesquelles le mis en cause aurait cherché à vendre ou à remettre le crâne de son père à un éventuel preneur.
Conduit sous escorte jusqu’à son domicile, situé derrière l’école primaire de Dèkoungbé, le suspect aurait initialement indiqué aux policiers l’endroit où il aurait dissimulé le corps. Mais une fois sur place, il aurait brusquement changé de version et nié les faits qui lui étaient reprochés.
Sur les lieux, les enquêteurs découvrent la mère du suspect. Cette dernière affirme que son mari, père du jeune homme et supposée victime, serait au village pour participer à une cérémonie. Une affirmation qui ne tarde toutefois pas à susciter des interrogations. La chambre du couple est fermée à l’aide d’un cadenas et toutes les tentatives visant à joindre le père restent sans réponse.
Les incohérences dans les déclarations du suspect et l’impossibilité de retrouver le père conduisent alors les enquêteurs à approfondir leurs investigations.
Le vendredi 7 août, les policiers retournent sur les lieux afin de procéder aux vérifications et aux actes de police judiciaire nécessaires. La fouille des abords du domicile prend alors une tournure macabre.
Dans un bas-fond situé derrière la chambre familiale, les enquêteurs aperçoivent ce qui semble être un pied humain flottant. La découverte confirme les craintes et déclenche une fouille approfondie de la propriété.
Les policiers entreprennent alors de rechercher d’éventuels autres éléments du corps ainsi que la tête de la victime. Leurs investigations aboutissent à une seconde découverte particulièrement troublante : la tête humaine est retrouvée soigneusement emballée dans un survêtement noir, placée dans un sac de courses et dissimulée sous une table, dans la cour de la maison.
L’identification permet de déterminer qu’il s’agit de T. C., le père biologique du principal suspect.
Les premières constatations font également apparaître plusieurs blessures provoquées par des coups de machette, aussi bien sur le corps que sur la tête de la victime. Des éléments qui orientent les investigations vers un acte d’une extrême violence.
Pour l’heure, le profil exact du suspect, les circonstances précises du décès et surtout le mobile de ce crime restent à établir. Les enquêteurs devront notamment déterminer les circonstances dans lesquelles la victime a été tuée et décapitée, ainsi que la véracité des déclarations attribuées au suspect concernant la recherche présumée d’un preneur pour le crâne.
Une enquête en flagrance pour meurtre sur ascendant légitime a été confiée par le procureur de la République au commissariat de l’arrondissement de Godomey. Les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur ce drame familial qui suscite déjà une vive émotion dans le voisinage.
À Dèkoungbé, le silence de la nuit a désormais un autre visage. Celui d’un père dont la vie s’est brutalement éteinte dans l’ombre de sa propre maison. Derrière les portes closes, les versions contradictoires et les traces laissées par le sang, une famille porte désormais le poids d’un drame dont les contours restent encore à éclaircir. Et tandis que les enquêteurs remontent patiemment le fil de cette tragédie, une question demeure suspendue dans l’air : jusqu’où la violence peut-elle conduire lorsque les liens du sang eux-mêmes cessent d’être un rempart ?
Marcellin HOUNSA


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