samedi 31 janvier 2026

Sèmè-Podji : Hounmènou Jonas Mahoutondji appelle la jeunesse à se mobiliser pour l’élection de Romuald Wadagni

 


À Sèmè-Podji, la jeunesse se met en mouvement. Sous l’impulsion du coordonnateur communal de la plateforme Jeunesse WADAGNI, Hounmènou Jonas Mahoutondji, une dynamique de mobilisation massive prend forme autour de l’engagement politique et citoyen des jeunes.




À travers la sortie officielle de la plateforme et la présentation de vœux, la jeunesse de Sèmè-Podji est appelée à jouer un rôle central dans les grandes échéances politiques à venir. Pour le coordonnateur communal, il ne s’agit plus de rester spectateur, mais d’être acteur du changement, porteur d’idées et moteur du développement local.


 Dans un souffle nouveau, animé par l’élan d’une citoyenneté vibrante, Hounmènou Jonas Mahoutondji se dresse comme le phare de la jeunesse de Sèmè-Podji. Son appel résonne comme un chant : une jeunesse unie et éveillée peut modeler le destin, semer des idées fertiles et faire éclore le développement au cœur de sa commune. »


À Sèmè-Podji, la jeunesse ne veut plus subir l’histoire. Elle veut l’écrire.


   Marcellin HOUNSA

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mercredi 14 janvier 2026

 Défis environnementaux et sanitaires : L'ONG Yilaa sensibilise les producteurs agricoles sur les techniques agro-écologiques 



Les changements climatiques constituent un défi majeur pour l'humanité. Au vu des techniques culturales et des mutations qui le caractérisent désormais, le secteur agricole reste un véritable danger pour l'environnement et la santé des vivants. L'utilisation des produits chimiques dont les engrais, les herbicides les insecticides et autres intrants chimiques devenus la risée des producteurs agricoles dans le but de maximiser le rendement compromet dangereusement l'écosystème environnemental. Ce qui accentue les changements climatiques et détermine désormais, la santé des habitants de la terre devenus sujets des affections les plus préoccupantes. 



Face à un tel désastre qui, au file des années, porte d'énormes  préjudices à l'humanité, l'Organisation non gouvernementale Yilaa qui intervient dans 31 pays africains dont le Bénin, appuyée par ses partenaires techniques et financiers a organisé une journée de sensibilisation et de formation au profit des acteurs du monde vert ce lundi 12 janvier 2026 à Dangbo dans le département de l'Ouémé au Sud du Bénin. Ceci, dans le but d'emmener ces acteurs agricoles à adopter les technologies agro-écologiques pour réduire l'utilisation des polluants climatiques à courte durée de vie dans la production de maïs, du riz et d'autres produits agricoles cultivés au Bénin. Venus des communes du départements de l'Ouémé, ces femmes et jeunes producteurs agricoles ont compris l'urgence et les enjeux liés à cette réalité accablante. Le défi actuel est d'adopter des pratiques agro-écologiques résilientes, mais respectueuses de l'environnement et de la santé des vivants. « Face au dérèglement climatique, les polluants climatiques dont les méthanes, les pesticides, les engrais chimiques, les herbicides et autres intrants chimiques constituent non seulement un vrai danger dans le secteur agricole, mais aussi pour la santé humaine et pour l'environnement avec des préjudices causés à nos sols et aux eaux. Ce qui affecte les différentes espèces de la terre et compromet dangereusement notre santé. Il est donc important de trouver une solution à ce problème très préoccupant pour le monde entier et surtout pour l'Afrique », a précisé Innocent Antoine Houédji, directeur exécutif Afrique de l'ONG Yilaa. Et pour renverser la tendance actuelle, l'adoption des pratiques agro-écologiques s'avère indispensable, d'où la nécessité de cet atelier qui a permis de sensibiliser près de 200 producteurs agricoles sur les effets néfastes des intrant chimiques savamment utilisés dans la production. Comme palliatif, le compost se présente comme l'alternative idéale pouvant permettre d'améliorer les rendements, mais aussi de préserver l'environnement et la santé des habitants de la terre. 



L'atelier de Dangbo a donc été une occasion pour les participants d'être également formés sur le compostage et son usage dans les champs agricoles. « Nous sommes là pour partager les techniques agro-écologiques avec ces producteurs afin de leur permettre de commencer par appliquer ces pratiques respectueuses de la nature dans la production pour pouvoir réduire l'usage des polluants climatiques notamment les engrais, les herbicides et autres pesticides chimiques dans le secteur agricole. C'est pourquoi nous avons attiré non seulement leur attention sur les dangers liés à ces polluants, mais nous les avons également formé sur la fabrication du compost avec des matières organiques dont les résidus de récoltes et autres pour pouvoir restaurer et renforcer la fertilité de leurs terres agricoles tout en préservant notre santé et notre environnement », a expliqué le responsable Afrique de Yilaa. « Au delà de son rôle de fertilisant, le compost est un engrais organique qui favorise l'économie circulaire et l'assainissement du cadre de vie », ont rappelé les communicateurs commis à cet atelier. « Évitons l'usage de ces produits chimiques et adoptons les pratiques agro-écologiques pour sauver l'humanité et pour protéger notre environnement », ont insisté Parfait Ganhoun, consultant en agro-écologique et Estelle Hounkpatin à travers les différentes communications qui ont constitué le plat de résistance de cet atelier ouvert par Narcisse Obinti, chef division territoriale du cadre de vie et des transports d'Adjohoun, représentant du directeur départemental du cadre de vie et du développement durable. Dans ses propos, « Il a salué l'initiative avant d'inviter les responsables de l'ONG Yilaa à intensifier leurs activités au profit du Bénin aux fins d'induire cette mutation nécessaire au vu du contexte climatique actuel plus préoccupant.  Toutefois, l'engagement des acteurs agricoles s'avère indispensable pour l'atteinte des objectifs. D'où la nécessité pour ces acteurs d'appliquer les savoirs reçus », a t - il insisté. Trois communications relatives aux procédures d'accès et de sécurisation des terres agricoles, à l'agro-écologie et l'économie circulaire, ainsi que la généralité sur les polluants chimiques à coûte durée de vie ; ont focalisé les attentions des participants.



Comprenant les enjeux et l'importance liés à ce défi d'adopter désormais les pratiques agro-écologiques dans le secteur agricole béninois, les producteurs mobilisés à cet atelier ont manifesté leur satisfaction tout en promettant d'accorder une attention particulière à l'application des connaissances reçues afin de faire de l'agriculture, un secteur résilient mais respectueux de la nature et protecteur de la santé des habitants de la terre. « Nous sommes très satisfaits. L'usage de l'engrais, des herbicides et autres produits chimiques est un sujet très préoccupant. Grâce à cet atelier, nos oreilles sont ouvertes et nous devons prendre conscience du danger que nous côtoyons. Notre vie est en danger et nous devons vraiment changer de pratique surtout que l'usage de ces produits dégrade nos sols et les rendent pauvre au file des années », ont - ils reconnu avant de rassurer de partager le message pour une large prise de conscience afin de contribuer à ce que, la grande masse vire désormais vers l'adoption des mesures agro-écologiques pour le bien de la planète. Ils ont par ailleurs plaidé que l'ONG Yilaa initie de pareils ateliers au profit des consommateurs et des commerçants car « Ce sont eux qui exigent de nous la qualité extérieure ou physique des produits », ajoutent - ils.

Soulignons que cet atelier tenu ce lundi 12 janvier 2026 à Dangbo a connu la présence des responsables communaux et départementaux des organisations paysannes et des structures déconcentrées de l'État.

Jérôme Tagnon

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mardi 13 janvier 2026

Communales du 11 janvier 2026 à Adja-Ouèrè Quand l’expérience politique reprend la main sur la jeunesse au pouvoir, le Coq a chanté

 


À Adja-Ouèrè, le scrutin communal du 11 janvier 2026 marque un tournant politique majeur. Le Bloc Républicain (BR) s’impose largement, devançant l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et la FCBE, pourtant solidement implantées dans cette commune longtemps considérée comme un bastion du parti au baobab auréolé de l’arc-en-ciel. Le « coq » a chanté, signalant un changement d’équipe dirigeante et une redistribution des cartes politiques locales. La victoire de la candidate du BR, Albertine Assikidana, épouse de l’honorable Séfou Fagbohoun et ceux des candidats aux Communales en lice pour le parti BR dans cette commune , face à des figures établies comme le député Razacki Abiossè et le maire sortant Cyrille Adégbola, interpelle. Elle pose une question centrale : qu’est-ce qui n’a réellement pas fonctionné pour l’UP-R à Adja-Ouèrè ?


UP-R : une jeunesse politique en manque de cohésion stratégique


De l’analyse du terrain, il ressort que l’UP-R à Adja-Ouèrè souffre moins d’un déficit de cadres que d’un problème de structuration et de coordination politique. Le parti aligne pourtant de jeunes députés, un maire, des directeurs et chargés de mission à la préfecture de Pobè. Sur le papier, l’armature est solide ; dans la pratique, les chemins semblent s’être séparés.


Chacun, selon les informations recueillies, évoluerait davantage à l’ombre de son mentor que dans une dynamique collective. Le terrain politique, pilier de toute victoire électorale, aurait été progressivement délaissé, créant un vide que l’adversaire a su exploiter. Ce paradoxe est d’autant plus frappant que ces acteurs sont décrits comme jeunes, dynamiques et politiquement aguerris.



Le retour en force du patriarche et la leçon de l’expérience


Face à cette dispersion, le Bloc Républicain a opposé une stratégie inverse : l’enracinement, la discipline et l’expérience. Malgré l’âge, le patriarche politique Séfou Fagbohoun est resté présent sur le terrain, cadrant les actions et consolidant l’assise du parti. L’adage africain prend ici tout son sens : « Un vieux assis voit plus loin qu’un jeune debout. » La candidature de Albertine Assikidana, soutenue par la bénédiction politique et stratégique de son époux, s’inscrit dans cette logique de continuité et de maîtrise du terrain. Plus qu’une victoire individuelle, il s’agit d’un triomphe de l’expérience politique sur une jeunesse institutionnelle parfois déconnectée de la base. 


Une défaite, mais surtout une leçon pour l’UP-R


Pour l’UP-R, l’heure n’est ni aux lamentations ni aux accusations croisées. L’échec, aussi amer soit-il, se révèle formateur. Il rappelle une vérité politique essentielle : sans unité réelle, la force institutionnelle perd de son efficacité électorale.

Le principe fondateur selon lequel l’union fait la Nation doit désormais s’ancrer dans les pratiques quotidiennes du parti. La reconquête ne pourra se faire qu’au prix d’un resserrement des rangs, d’un retour au terrain et d’une meilleure synergie entre jeunes cadres et figures d’expérience. L’horizon 2033 apparaît déjà comme un cap stratégique, à condition de tirer pleinement les enseignements du revers actuel.



BR à Adja-Ouèrè : une revanche politique méthodiquement construite


Le succès actuel du Bloc Républicain s’inscrit aussi dans une dynamique de revanche politique. En 2020, le BR détenait déjà la majorité des conseillers communaux, ce qui avait conduit à l’élection de Mme Fagbohoun Karamatou à la tête de la commune. Son éviction ultérieure, consécutive à un incident ayant entraîné sa disqualification, avait ouvert la voie à une bataille juridique remportée par l’UP-R et à l’accession de Cyrille Adégbola au poste de maire.

L’épisode n’a manifestement pas été oublié. Le BR a su capitaliser sur cette expérience, restructurer son dispositif et reprendre la main, démontrant que la politique locale est avant tout une affaire de mémoire, de patience et de constance.


À Adja-Ouèrè, le scrutin communal de 2026 enseigne une leçon claire : la jeunesse politique sans cohésion ne suffit pas, et l’expérience sans terrain est vaine. Le Bloc Républicain a su conjuguer les deux, tandis que l’UP-R est appelée à une introspection stratégique profonde. Dans cette commune, le cheval blanc cabré galope désormais, mais l’histoire politique reste ouverte à ceux qui sauront apprendre de leurs défaites.


Ernest LATOUNDJI

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vendredi 9 janvier 2026

Can Maroc 2025 / Des quarts de finale aux saveurs inédites (Maroc # Cameroun et Égypte # Côte-d'Ivoire, des finales anticipées)

 




Le tableau des quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations Maroc 2025 a été confirmé au terme des matches de 8ème de finale mardi 6 janvier dernier. Ces quarts de finales annoncent une série de chocs entre des poids lourds du continent tous, dans le top 10 du classement Fifa et annoncés comme de potentielles Nations attendues pour jouer les premiers rôles dans cette épreuve continentale. Sur les huit pays encore en lice, aucun outsider n'y figure et seul le Mali attend toujours sa première couronne africaine. Les rares pays attendus mais absents au rendez-vous comme la Tunisie et la République Démocratique du Congo sont tous deux éliminés par d'autres favoris attendus.


Les champions en titre, la Côte d'Ivoire, et l'Égypte, septuple champions d'Afrique figurent parmi une impressionnante liste complétée par le Maroc, pays hôte de la compétition, le Nigéria, triple champions d'Afrique, le Cameroun, l'Algérie et le Mali ainsi que le Sénégal. Cette phase décisive verra des confrontations alléchantes entre les huit pays qui étaient vus au départ comme de sérieux prétendants à cette 35ème épreuve de la plus prestigieuse compétition continentale. Ils sont tous à cette étape après des 8ème de finale très impressionnants. La rencontre entre l'Égypte et la Côte d'Ivoire constitue une finale anticipée. Après s'être acculés en prolongation par le Bénin, les Pharaons égyptiens devront relever le défi de déficit physique devant une équipe ivoirienne qui s'est facilement débarrassée du Burkina Faso battu 3 buts à 0. Au vu de la forme actuelle des Éléphants, les égyptiens auront également l'impérative mission de relever leur qualité de jeu afin de ne pas subir un revers. 


Portés par le soutien de leur public et leur statut historique de première Nation africaine à atteindre les demi-finales d'une Coupe du Monde de la Fifa, les marocains se sont imposés de justesse 1 but à 0 face à la Tanzanie pour se qualifier. Opposés au Cameroun, vainqueur de l'Afrique du Sud, Achraf Hakimi et les siens auront le devoir de surpasser leur statut afin de se tirer d'affaire dans ce derby des lions. Les Lions indomptables étant à une mission nationale aux fins d'apporter la joie à leur peuple, les Lions de l'Atlas, en dépit de la faveur du public, auront à se méfier de la rage de vaincre des camerounais très attendus au risque de craquer.


Le Sénégal, sacré champion en 2021, a confirmé sa régularité impressionnante en dominant le Soudan, tandis que le Mali a renforcé sa réputation d'équipe la plus résiliente du tournoi en battant la Tunisie aux tirs au but, malgré l'infériorité numérique dont ont été victimes les Aigles maliennes. 


Le Nigeria a confirmé ses qualités offensives avec une victoire sans bavure de 4 buts à 0 face au Mozambique. Porté par son attaquant Victor Osimhen, auteur d'un doublé en 8ème de finale, et un certain Loukman Adémola, les Super Eagles attendent de pieds fermes leur adversaire. L'Algérie qui a dû passer par les prolongations avant de venir à bout de la RD Congo grâce à un but de Adil Boulbina au terme d'un match très physique, peut cependant compter sur la qualité de ses joueurs. Les Fennecs sont cependant capable de se transcender au fil des minutes et cette capacité athlétique et tactique peut jouer un sale tour à une équipe nigériane, certes, décisive et convaincante jusqu'ici, mais aussi capable du pire.



Toutes ces rencontres des quarts de finale de la 35ème phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations vaudront le détour avec un spectacle inédit. Les stars africaines auront à confirmer leur statut à l'occasion de ces affiches. Toutefois, des stars seront obligées de quitter la compétition car bientôt, c'est les demi-finales. 


Quarts de finale de la CAN 2025 


Vendredi 9 janvier 


17h00 — Mali vs Sénégal 


20h00 — Cameroun vs Maroc 


Samedi 10 janvier 


17h00 — Algérie vs Nigeria 


20h00 — Égypte vs Côte d’Ivoire


Jérôme Tagnon

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Olouchegoun Bakari en première ligne, l’UP-R verrouille Sèmè-Podji

 



À Sèmè-Podji, la campagne électorale ne laisse plus place au doute. L’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) avance avec assurance, portée par une mobilisation populaire visible et structurée, sous le leadership affirmé du ministre Olouchegoun Bakari. Dans l’arrondissement, la dynamique est lancée et le message est sans équivoque : le 11 janvier 2026, Sèmè-Podji entend voter massivement UP-R.


Présent au cœur des populations, Olouchegoun Bakari s’est illustré par une campagne de proximité, assumée et directe. À chaque rencontre, il a réaffirmé l’engagement du parti à poursuivre les actions de développement local, à renforcer la cohésion sociale et à consolider les acquis enregistrés. Un discours de responsabilité qui trouve un écho favorable auprès des citoyens, visiblement déterminés à transformer leur adhésion en vote utile.


La Section communale de l’UP-R joue pleinement son rôle de moteur politique. Militants, cadres et sympathisants se sont fortement mobilisés, donnant à la campagne une ampleur remarquable. L’enthousiasme observé sur le terrain traduit une adhésion profonde au projet politique du parti et à la vision défendue par son leader dans la commune.


À Sèmè-Podji, l’UP-R ne subit pas la campagne, elle la domine. La présence du ministre Olouchegoun Bakari agit comme un catalyseur, renforçant la confiance des électeurs et structurant une mobilisation disciplinée autour d’un objectif commun : assurer une victoire nette et sans ambiguïté le jour du scrutin.


À mesure que l’échéance du 11 janvier 2026 approche, l’Union Progressiste le Renouveau consolide son ancrage dans l’arrondissement. Déterminée, organisée et portée par une base populaire engagée, la formation politique aborde les urnes avec la certitude d’un soutien massif. À Sèmè-Podji, le choix est clair et l’engagement est total.


   Marcellin HOUNSA

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Vodun Days 2026 : Pobè s’inscrit résolument dans la dynamique nationale de valorisation du Vodun.

 




La commune de Pobè a officiellement donné, ce jeudi, le coup d’envoi des manifestations entrant dans le cadre de l’édition 2026 des Vodun Days, s’alignant ainsi sur la dynamique nationale de promotion et de valorisation du patrimoine culturel et spirituel béninois. La cérémonie de lancement s’est déroulée dans la salle de conférence de l’Hôtel de Ville, en présence d’un public nombreux composé d’autorités communales, de dignitaires traditionnels, d’acteurs culturels, de responsables d’ONG et de professionnels des médias.

Cette rencontre solennelle, marquée par une forte mobilisation populaire, a constitué un moment privilégié de célébration et de mise en valeur de la culture Nago, socle identitaire de la commune de Pobè. Elle a également témoigné de l’adhésion collective à la vision portée par les autorités locales en matière de sauvegarde et de promotion du patrimoine endogène.

Une célébration vivante de l’identité culturelle

À travers des prestations artistiques de grande facture – danses traditionnelles, chants rituels et animations culturelles – le public a renoué avec la richesse symbolique des valeurs ancestrales transmises de génération en génération. Ces performances ont mis en lumière la vitalité du patrimoine immatériel local et son rôle central dans la cohésion sociale.

Au-delà de l’aspect festif, la cérémonie a servi de cadre de sensibilisation sur la nécessité de préserver les traditions face aux défis de la modernité, dans un contexte où les repères culturels sont parfois fragilisés.

Pobè, une ambition culturelle clairement assumée

Dans son allocution, le maire de Pobè, Simon Dinan, a salué l’engagement des partenaires culturels et associatifs, tout en réaffirmant la volonté du Conseil communal de faire de Pobè une destination culturelle et touristique de référence.

« Depuis 2020, nous travaillons à révéler davantage le potentiel culturel et touristique de Pobè. Aujourd’hui, nul ne peut douter que notre commune regorge de richesses capables de la positionner sur l’échiquier national et international », a-t-il déclaré.

Le maire a rappelé son ambition de voir Pobè devenir, après Ouidah, une destination touristique majeure, portée par la valorisation de ses sites historiques, de ses traditions et de son patrimoine artistique. Il a notamment annoncé la transformation d’un bâtiment colonial reconnu par l’UNESCO en Maison-musée du Guèlèdè, un projet structurant destiné à renforcer l’attractivité culturelle de la commune.

Il a également mis en avant la formation de guides touristiques locaux, faisant de Pobè l’une des rares communes du département du Plateau à disposer de ressources humaines qualifiées dans ce domaine, preuve d’une vision anticipatrice et durable.

Une mobilisation saluée par les acteurs culturels et associatifs

Prenant la parole au nom des organisations partenaires, Mathieu Lanlokou, directeur exécutif de l’ONG Initiative Verte, a salué la mobilisation exceptionnelle des populations et des structures organisées, notamment l’ONG CACD, l’ONG KOSSOU et les gardiens des cultes endogènes.

Il a souligné l’importance des activités prévues, notamment la visite du palais royal, les expositions photographiques retraçant l’histoire de Pobè depuis les années 1950, ainsi que les prestations artistiques destinées à rapprocher les populations de leur mémoire collective.

« Ces visites et expositions permettent aux populations, surtout aux plus jeunes, de mieux comprendre leur environnement, leur culture et l’héritage laissé par leurs aïeux », a-t-il indiqué.

De son côté, Serge Allokpowanou, alors directeur de l’ONG CACD, a insisté sur l’importance capitale des Vodun Days dans la vie culturelle et artistique de la commune. Il a exprimé sa gratitude envers les partenaires pour leur fidélité et leur engagement, tout en annonçant la poursuite de nouveaux projets culturels au bénéfice de Pobè.

Les Vodun Days, un rendez-vous national aux retombées locales

Les Vodun Days s’imposent aujourd’hui comme l’un des plus grands événements culturels et spirituels du Bénin. Organisée chaque année autour de la fête nationale du Vodun, célébrée le 10 janvier, cette manifestation vise à promouvoir le Vodun comme un patrimoine vivant, porteur de valeurs de paix, de tolérance et de cohésion sociale.

L’édition 2026, prévue principalement à Ouidah du 8 au 10 janvier, rassemble cérémonies traditionnelles, spectacles artistiques, expositions, conférences et rencontres culturelles, attirant des milliers de participants venus du Bénin et de la diaspora.

En s’inscrivant activement dans cette dynamique, Pobè affirme sa contribution locale à une ambition nationale : faire du Vodun un levier de développement culturel, touristique et économique.

Une culture tournée vers l’avenir

À travers les Vodun Days 2026, Pobè ne célèbre pas uniquement son passé. La commune se projette résolument vers l’avenir, en faisant de sa culture un outil d’éducation, de développement et de rayonnement. La forte mobilisation observée lors du lancement officiel témoigne de l’attachement profond des populations à leurs valeurs endogènes et de leur adhésion à cette vision.

Ainsi, Pobè s’inscrit avec détermination dans la marche nationale visant à faire du Vodun un facteur d’unité, de fierté identitaire et de visibilité internationale pour le Bénin.


Ernest LATOUNDJI

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Campagnes électorales : quand la politique prend des airs de fête populaire.

 



À quelques heures de la clôture de la campagne électorale en vue des élections communales et législatives du 11 janvier 2026, une atmosphère singulière règne dans les villages, hameaux et arrondissements des 19e, 20e , 21ᵉ et 22ᵉ circonscriptions électorales. Loin des tensions redoutées, le terrain offre plutôt le visage d’une véritable fête populaire, où la ferveur politique s’exprime dans la joie, la danse et les chants.

Dans les rues, sur les places publiques et le long des axes secondaires, militants et militantes des partis politiques en lice se mobilisent massivement. Drapés aux couleurs de leurs formations respectives, ils déambulent en groupes compacts, scandant des slogans, entonnant des chants de campagne et exécutant des pas de danse au rythme des fanfares improvisées. L’espace public devient ainsi une scène ouverte où la politique se vit comme un moment de communion collective.

Une liesse populaire sans heurts

Partout où ils passent, les messages sont clairs et répétés avec enthousiasme : « Votez pour mon parti », « Le développement passe par notre choix ». Mais ces appels se font dans un esprit de convivialité et de respect mutuel. Selon les constats faits sur le terrain par plusieurs observateurs, aucun incident majeur n’a été signalé. Ni injures, ni menaces, encore moins d’affrontements : la campagne se déroule dans une ambiance apaisée et bon enfant.

Cette dynamique tranche avec les appréhensions souvent associées aux périodes électorales, parfois perçues comme des moments de crispation et de tensions. Ici, au contraire, la compétition politique semble se transformer en une saine émulation, où chaque camp tente de séduire l’électorat par la mobilisation festive plutôt que par la confrontation.

Une campagne aux couleurs de fin d’année

Il convient également de souligner que cette campagne électorale coïncide avec la période des fêtes de fin d’année. Une conjoncture qui renforce l’atmosphère de réjouissance et contribue à la tonalité festive observée dans les localités concernées. La musique, les danses et les rassemblements rappellent par moments les célébrations traditionnelles, donnant à la campagne une dimension culturelle et sociale marquée.

Chacun, à sa manière, « bat le terrain », allant à la conquête des électeurs dans un esprit de fair-play. La politique descend ainsi dans la rue, se mêle au quotidien des populations et prend les allures d’un rendez-vous populaire où l’expression démocratique rime avec joie et partage.

À l’approche du scrutin, cette effervescence festive apparaît comme un signal fort : celui d’une démocratie vivante, portée par des citoyens engagés, déterminés à faire entendre leur voix dans la paix et la convivialité.


Ernest LATOUNDJI

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Élections couplées du 11 janvier 2026 : la CBDH outille ses moniteurs pour une surveillance accrue des droits de l’Homme.

 



À quelques jours des élections communales et législatives couplées prévues pour le 11 janvier 2026, la Commission béninoise des droits de l’Homme (CBDH) entre dans la phase opérationnelle de son dispositif d’observation électorale. Ce jeudi 8 janvier 2026, l’institution a organisé, de façon simultanée dans plusieurs localités du pays, une session de formation intensive à l’intention des 164 moniteurs retenus pour le suivi du processus électoral. Issus de l’ensemble des départements du Bénin, ces moniteurs sont déployés sur toute l’étendue du territoire national, avec pour mission d’assurer une présence effective dans les 77 communes. Cette couverture nationale vise à garantir une veille permanente et à permettre à la CBDH de recueillir, en temps réel, des informations fiables sur d’éventuelles atteintes aux libertés fondamentales, des dysfonctionnements ou des incidents susceptibles d’entacher la transparence du scrutin._ 


Un renforcement technique pour un monitoring conforme aux standards internationaux

La journée du 8 janvier est consacrée au renforcement des capacités techniques des observateurs de terrain. Réunis dans leurs zones d’intervention respectives, les moniteurs ont été formés aux indicateurs de monitoring électoral fondés sur les normes internationales relatives aux droits de l’Homme en période électorale.

Cette session a également été marquée par la remise officielle des kits de monitoring. Composés d’outils de collecte de données, de documents de référence et de guides de surveillance, ces équipements constituent le socle du travail des moniteurs. Ils leur permettront de consigner, de manière méthodique, rigoureuse et impartiale, les observations faites sur le terrain.

Une mobilisation au service d’élections apaisées

À travers ce dispositif, la CBDH ambitionne un monitoring « efficient et crédible ». Il s’agit, d’une part, de documenter objectivement le déroulement du scrutin et, d’autre part, de contribuer à la prévention des tensions électorales, en veillant au respect des droits civils et politiques de chaque citoyen.

En déployant ces 164 moniteurs sur le terrain, la Commission béninoise des droits de l’Homme réaffirme son rôle central dans la consolidation de la démocratie au Bénin. Les rapports attendus à l’issue du scrutin du 11 janvier 2026 devront refléter fidèlement la réalité observée et servir de levier pour le renforcement continu du système électoral béninois.


Waris SIDIKI

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Traditions et spiritualité Repenser l’identité africaine : le Bénin de Patrice Talon imprime des marques indélébiles.

 





Longtemps présentés comme des peuples sans histoire ni culture, les Africains continuent, parfois malgré eux, d’entretenir cette vision dépréciative héritée de la domination coloniale. Une perception forgée pour servir des desseins impérialistes, mais qui, bien après la fin officielle de la colonisation, demeure ancrée dans les consciences. L’Afrique peine encore à se libérer de cette emprise culturelle et spirituelle, au point que nombre de ses fils et filles caricaturent leurs propres traditions, les qualifiant de diaboliques, sataniques ou rétrogrades.

Cette aliénation culturelle, profondément enracinée, profite paradoxalement à l’ancien colon. Celui-là même qui a introduit sur le continent des croyances étrangères aux valeurs ancestrales africaines revient aujourd’hui fouler le sol africain, animé par une quête fervente de spiritualité, de sens et d’authenticité. Ce qu’il dénonçait autrefois comme barbare devient désormais objet de fascination, de recherche et même de rentabilité économique. Les traditions africaines, longtemps vilipendées, révèlent ainsi une profondeur spirituelle inégalée et une richesse culturelle jamais concurrencée.

À l’instar d’autres nations africaines lucides face à cette aberration historique, le Bénin a engagé un tournant décisif : celui du retour aux sources. Depuis 2016, sous l’impulsion d’une volonté politique affirmée, le pays s’emploie à réconcilier le Béninois avec son identité. Les actes posés sont éloquents et les faits parlent d’eux-mêmes. La restitution progressive des œuvres d’art spoliées durant la colonisation, jadis méprisées mais aujourd’hui jalousement conservées par les musées occidentaux, symbolise cette reconquête mémorielle. À cela s’ajoutent la reconnaissance constitutionnelle de la chefferie traditionnelle, la rénovation de sites et lieux sacrés, la construction de musées modernes et la valorisation du patrimoine immatériel.

Autant d’initiatives qui traduisent la vision du président Patrice Talon et de son gouvernement : reconnecter le Bénin à ses racines pour bâtir un développement cohérent, durable et authentique. Cette dynamique trouve une illustration majeure dans la restructuration de la fête du Vodun, désormais célébrée sous l’appellation « Vodun Days », et enrichie par la consultation traditionnelle du Tofa, dont les révélations, année après année, continuent de se confirmer.

Au-delà de l’événementiel, c’est une véritable vision de reconquête culturelle qui se déploie. Une reconquête fondée sur l’appropriation des valeurs ancestrales et sur l’adhésion populaire à des manifestations officielles devenues des rendez-vous internationaux majeurs, attirant des visiteurs venus des quatre coins du monde, notamment d’Occident.

Cependant, le défi majeur demeure l’appropriation de ces valeurs par la jeunesse africaine. Le système éducatif national, et plus largement africain, doit être mobilisé afin d’inculquer dès le bas âge les vertus des cultures et traditions africaines. La question essentielle que doit se poser l’Africain est simple : pourquoi ces traditions, hier diabolisées par le colon, suscitent-elles aujourd’hui autant de passion et de curiosité chez ceux-là mêmes qui les avaient combattues ?

Il est donc impératif que les peuples africains s’interrogent, se regardent en face et engagent un véritable examen de conscience. Faute de quoi, leur patrimoine culturel et spirituel continuera de se dissoudre entre les doigts de ceux-là mêmes qui sont appelés à le préserver et à le magnifier.

En s’inscrivant résolument dans cette dynamique de reconquête identitaire, le Bénin adresse un message fort à l’humanité, et plus encore à l’Afrique. Un continent qui court le risque d’une acculturation profonde et suicidaire ne saurait espérer l’émergence. Aucune nation ne peut atteindre sa plénitude sans ses racines, et toute rivière qui renie sa source est condamnée à s’assécher.

Les peuples africains, et particulièrement les Béninois, sont ainsi appelés à une réappropriation spirituelle et traditionnelle, socle indispensable d’une Afrique prospère, souveraine et fidèle à son génie propre.



Jérôme Tagnon

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Préparatifs des élections communales et législatives : la Céna reçoit des délégations du RIARC et de l’Union africaine.

 



 À trois jours des élections communales et législatives prévues pour le 11 janvier 2026, la Commission électorale nationale autonome (Céna) intensifie ses échanges avec ses partenaires internationaux. Ce jeudi 8 janvier, le président de l’institution, Sacca Lafia, a successivement accordé des audiences à des délégations du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et de l’Union africaine (UA), au siège de la Céna à Cotonou.

Le RIARC salue l’indépendance de la Céna_ 



Conduite par son président, Me René Bourgoin, la délégation du RIARC a été la première reçue, en début d’après-midi, par les membres du Conseil électoral et la Direction générale des élections. Pendant près d’une heure, les échanges ont porté sur l’état d’avancement du processus électoral, le fonctionnement de la Céna, le mécanisme de financement public des partis politiques ainsi que les réformes électorales engagées.

À l’issue de cette séance de travail tenue dans une atmosphère conviviale, le président du RIARC s’est dit pleinement satisfait des informations reçues. Il a notamment salué le caractère indépendant de la Céna et son rôle central dans la répartition des fonds publics destinés au financement des partis politiques.

« Il est fondamental que cette mission ne soit pas assurée par le gouvernement, mais par une institution autonome. C’est un gage de transparence et d’équité qu’il convient de saluer », a déclaré Me René Bourgoin, rappelant que la présence du RIARC au Bénin s’inscrit dans la tradition de supervision et d’accompagnement de la couverture médiatique des processus électoraux sur le continent.

L’Union africaine en mission d’observation

Peu après le départ de la délégation du RIARC, la Céna a accueilli celle de l’Union africaine, conduite par l’Ambassadeur Calixte Aristide Mbari. Comme lors de la première audience, les discussions ont porté sur les préparatifs du scrutin, les mécanismes institutionnels en place et les efforts consentis pour garantir l’inclusivité et la transparence du processus électoral.

Face à la presse, le chef de mission de l’UA a rappelé que cette visite s’inscrit dans le mandat de l’organisation continentale, qui vise à accompagner les États membres dans l’organisation d’élections crédibles et apaisées.

« L’Union africaine observe et accompagne les élections afin de contribuer à la consolidation de la démocratie sur le continent. Nous avons rencontré la Céna pour apprécier le niveau de préparation du scrutin et nous assurer que toutes les conditions sont réunies pour des élections sereines », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que, au regard des informations reçues, « rien n’a été laissé au hasard dans la préparation de ce double scrutin ».

Sacca Lafia rassure sur le bon déroulement du scrutin

Au terme des deux audiences, le président de la Céna s’est exprimé devant les journalistes pour rassurer l’opinion publique. Sacca Lafia a souligné le caractère habituel de ces visites d’organisations internationales en période électorale et réaffirmé l’engagement de la Céna à garantir des élections transparentes, paisibles et crédibles.

« Nous leur avons présenté l’ensemble des activités pré-électorales menées en 2025, ainsi que l’accompagnement reçu du gouvernement. Aujourd’hui, nous sommes extrêmement prêts », a-t-il assuré.

Le président de la Céna a également précisé que le déploiement du matériel électoral a déjà commencé. « Les camions quittent Cotonou dès ce jeudi soir. Les 8, 9 et 10 janvier seront consacrés à la distribution du matériel sur toute l’étendue du territoire afin que tout soit en place avant 7 heures le dimanche », a-t-il indiqué.

Et de conclure, confiant : « Du côté de la Céna, tout se passera bien ».


Ernest LATOUNDJI

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Élections du 11 janvier 2026 : Sacca Lafia et Édouard Loko au front pour une synergie CENA-presse

 




À quelques jours des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, le Bénin renforce les garde-fous de sa démocratie. Ce jeudi 8 janvier 2026, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a accueilli la délégation des présidents des instances africaines de régulation des médias, membres du RIARC, dans une rencontre stratégique placée sous le sceau de la coopération entre l’organe électoral et la presse.


Reçue par le président de la CENA, Sacca Lafia, en présence du Directeur général des élections et des cadres de l’institution, la délégation était conduite par le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko. Ensemble, les deux responsables ont mis en lumière l’enjeu central de cette mission : garantir une information électorale responsable, équilibrée et au service de la transparence du scrutin.


Au cours des échanges, Sacca Lafia a présenté le rôle déterminant de la CENA dans la préparation, l’organisation et la supervision des élections, insistant sur la nécessité d’un environnement médiatique apaisé pour préserver la crédibilité du processus électoral. Il a rappelé que la régularité du vote et la confiance des citoyens passent aussi par une couverture médiatique rigoureuse, respectueuse des règles et des principes démocratiques.


De son côté, Édouard Loko a souligné l’importance du cadre de régulation mis en place par la HAAC pour encadrer la campagne médiatique, garantir l’équité entre les acteurs politiques et prévenir les dérives susceptibles de fragiliser la paix sociale. La rencontre a permis de démontrer la complémentarité entre la CENA et l’organe de régulation des médias, deux institutions clés appelées à travailler en synergie.


Prenant la parole au nom de la délégation, Me René Bourgoin, président du RIARC, a salué la qualité des échanges et l’ouverture des autorités béninoises, mettant en avant l’exemple du Bénin en matière de collaboration entre institutions électorales et régulateurs des médias.


À l’heure des grands choix démocratiques, la synergie entre la CENA et la presse n’est plus une option mais une exigence. C’est à ce prix que l’information électorale peut servir la transparence, préserver la paix sociale et renforcer la confiance des citoyens dans les urnes.


    M.H.

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Vodoun Days 2026 : Patrice Talon au cœur de la célébration du Vodoun à Ouidah

 



Les Vodoun Days 2026 ont officiellement démarré ce jeudi 8 janvier sur le site touristique de Ouidah, lançant trois jours intenses de célébration culturelle et spirituelle, prévus les 8, 9 et 10 janvier. Pour cette journée inaugurale, la présence du Président de la République, Patrice Talon, a donné un relief particulier à l’événement, soulignant l’importance accordée par l’État à la valorisation du patrimoine vodoun.


Dès les premières heures, la ville historique a vibré au rythme des rites, des danses et des chants portés par les fidèles des différents cultes vodoun, venus exprimer, dans toute leur diversité, la richesse d’une tradition ancestrale vivante. Les places publiques, notamment la nouvelle place Ninsouxwé, ont été animées par une ferveur populaire qui traduit l’attachement profond des communautés à leur héritage spirituel.


Aux côtés du Chef de l’État, plusieurs hautes autorités ont marqué de leur présence cette ouverture solennelle. Il s’agit notamment de Romuald Wadagni, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, de Jean-Michel Abimbola, ministre de la Culture, ainsi que de Mahougnon Kakpo, président du Comité des Rites Vodoun du Bénin. Leur participation témoigne de la volonté gouvernementale d’accompagner et de structurer la promotion du Vodoun comme pilier de l’identité nationale et levier de rayonnement culturel.


Par sa présence effective sur les lieux, Patrice Talon réaffirme sa vision d’un Bénin fier de ses racines et résolument ouvert au monde. Les Vodoun Days, devenus au fil des éditions un rendez-vous incontournable, s’inscrivent dans cette dynamique de reconnaissance, de transmission et de dialogue entre traditions et modernité.


Pendant trois jours, Ouidah se transforme ainsi en capitale spirituelle, offrant au monde une vitrine authentique du Vodoun béninois. Sous l’impulsion du Président Patrice Talon, cette célébration s’impose comme un symbole fort de la réappropriation culturelle et de la valorisation durable du patrimoine immatériel du Bénin.


      M.H.

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Élections du 11 janvier 2026 : le Bénin expose son modèle de régulation médiatique aux régulateurs africains

 




À la veille des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, le Bénin s’impose comme un laboratoire africain de la régulation des médias en période électorale. Sur invitation du président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko, plusieurs présidents d’instances africaines de régulation des médias séjournent à Cotonou dans le cadre d’une mission d’observation de la couverture médiatique du scrutin.


Conduite sous l’égide du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC), cette mission vise à s’imprégner du dispositif mis en place par la HAAC pour encadrer la campagne médiatique des élections couplées. Une démarche qui traduit l’intérêt croissant des régulateurs africains pour l’expérience béninoise en matière de gestion équitable, transparente et apaisée de l’espace médiatique en période électorale.


Ce jeudi 8 janvier 2026, une séance de travail s’est tenue au siège de la HAAC, réunissant notamment René Bourgoin, président de la HACA de Côte d’Ivoire et président en exercice du RIARC, Latifa Akharbach, présidente de la HACA du Maroc, José Richard Pouambi, président du Haut Conseil de la Communication de la Centrafrique, ainsi que Mamadou Oumar Ndiaye, président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) du Sénégal et président en exercice du REFRAM.


Au cours des échanges, le président Édouard Loko et les conseillers de la HAAC ont présenté en détail le mécanisme béninois de régulation de la campagne médiatique, fondé sur l’équité d’accès aux médias, le respect des règles professionnelles et la prévention des dérives susceptibles de compromettre la paix sociale. Les préoccupations soulevées par les délégations étrangères ont trouvé des réponses jugées satisfaisantes, illustrant la maîtrise du dispositif par l’institution béninoise.


Cette mission d’observation s’inscrit dans une dynamique de coopération sud-sud et de partage de bonnes pratiques, essentielle au renforcement des processus démocratiques sur le continent. Elle consacre également la HAAC du Bénin comme un acteur de référence dans l’encadrement médiatique des élections, contribuant ainsi à la crédibilité et à la sérénité du processus électoral.


À quelques jours du scrutin, le message est clair : au Bénin, la démocratie se construit aussi par une régulation responsable et équilibrée des médias, pilier indispensable d’élections libres, transparentes et apaisées.


      Marcellin HOUNSA

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Sèmè-Podji : une jeunesse debout, unie autour de Romuald Wadagni sous l’impulsion de jeunes rassembleurs

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