mercredi 14 janvier 2026

 Défis environnementaux et sanitaires : L'ONG Yilaa sensibilise les producteurs agricoles sur les techniques agro-écologiques 



Les changements climatiques constituent un défi majeur pour l'humanité. Au vu des techniques culturales et des mutations qui le caractérisent désormais, le secteur agricole reste un véritable danger pour l'environnement et la santé des vivants. L'utilisation des produits chimiques dont les engrais, les herbicides les insecticides et autres intrants chimiques devenus la risée des producteurs agricoles dans le but de maximiser le rendement compromet dangereusement l'écosystème environnemental. Ce qui accentue les changements climatiques et détermine désormais, la santé des habitants de la terre devenus sujets des affections les plus préoccupantes. 



Face à un tel désastre qui, au file des années, porte d'énormes  préjudices à l'humanité, l'Organisation non gouvernementale Yilaa qui intervient dans 31 pays africains dont le Bénin, appuyée par ses partenaires techniques et financiers a organisé une journée de sensibilisation et de formation au profit des acteurs du monde vert ce lundi 12 janvier 2026 à Dangbo dans le département de l'Ouémé au Sud du Bénin. Ceci, dans le but d'emmener ces acteurs agricoles à adopter les technologies agro-écologiques pour réduire l'utilisation des polluants climatiques à courte durée de vie dans la production de maïs, du riz et d'autres produits agricoles cultivés au Bénin. Venus des communes du départements de l'Ouémé, ces femmes et jeunes producteurs agricoles ont compris l'urgence et les enjeux liés à cette réalité accablante. Le défi actuel est d'adopter des pratiques agro-écologiques résilientes, mais respectueuses de l'environnement et de la santé des vivants. « Face au dérèglement climatique, les polluants climatiques dont les méthanes, les pesticides, les engrais chimiques, les herbicides et autres intrants chimiques constituent non seulement un vrai danger dans le secteur agricole, mais aussi pour la santé humaine et pour l'environnement avec des préjudices causés à nos sols et aux eaux. Ce qui affecte les différentes espèces de la terre et compromet dangereusement notre santé. Il est donc important de trouver une solution à ce problème très préoccupant pour le monde entier et surtout pour l'Afrique », a précisé Innocent Antoine Houédji, directeur exécutif Afrique de l'ONG Yilaa. Et pour renverser la tendance actuelle, l'adoption des pratiques agro-écologiques s'avère indispensable, d'où la nécessité de cet atelier qui a permis de sensibiliser près de 200 producteurs agricoles sur les effets néfastes des intrant chimiques savamment utilisés dans la production. Comme palliatif, le compost se présente comme l'alternative idéale pouvant permettre d'améliorer les rendements, mais aussi de préserver l'environnement et la santé des habitants de la terre. 



L'atelier de Dangbo a donc été une occasion pour les participants d'être également formés sur le compostage et son usage dans les champs agricoles. « Nous sommes là pour partager les techniques agro-écologiques avec ces producteurs afin de leur permettre de commencer par appliquer ces pratiques respectueuses de la nature dans la production pour pouvoir réduire l'usage des polluants climatiques notamment les engrais, les herbicides et autres pesticides chimiques dans le secteur agricole. C'est pourquoi nous avons attiré non seulement leur attention sur les dangers liés à ces polluants, mais nous les avons également formé sur la fabrication du compost avec des matières organiques dont les résidus de récoltes et autres pour pouvoir restaurer et renforcer la fertilité de leurs terres agricoles tout en préservant notre santé et notre environnement », a expliqué le responsable Afrique de Yilaa. « Au delà de son rôle de fertilisant, le compost est un engrais organique qui favorise l'économie circulaire et l'assainissement du cadre de vie », ont rappelé les communicateurs commis à cet atelier. « Évitons l'usage de ces produits chimiques et adoptons les pratiques agro-écologiques pour sauver l'humanité et pour protéger notre environnement », ont insisté Parfait Ganhoun, consultant en agro-écologique et Estelle Hounkpatin à travers les différentes communications qui ont constitué le plat de résistance de cet atelier ouvert par Narcisse Obinti, chef division territoriale du cadre de vie et des transports d'Adjohoun, représentant du directeur départemental du cadre de vie et du développement durable. Dans ses propos, « Il a salué l'initiative avant d'inviter les responsables de l'ONG Yilaa à intensifier leurs activités au profit du Bénin aux fins d'induire cette mutation nécessaire au vu du contexte climatique actuel plus préoccupant.  Toutefois, l'engagement des acteurs agricoles s'avère indispensable pour l'atteinte des objectifs. D'où la nécessité pour ces acteurs d'appliquer les savoirs reçus », a t - il insisté. Trois communications relatives aux procédures d'accès et de sécurisation des terres agricoles, à l'agro-écologie et l'économie circulaire, ainsi que la généralité sur les polluants chimiques à coûte durée de vie ; ont focalisé les attentions des participants.



Comprenant les enjeux et l'importance liés à ce défi d'adopter désormais les pratiques agro-écologiques dans le secteur agricole béninois, les producteurs mobilisés à cet atelier ont manifesté leur satisfaction tout en promettant d'accorder une attention particulière à l'application des connaissances reçues afin de faire de l'agriculture, un secteur résilient mais respectueux de la nature et protecteur de la santé des habitants de la terre. « Nous sommes très satisfaits. L'usage de l'engrais, des herbicides et autres produits chimiques est un sujet très préoccupant. Grâce à cet atelier, nos oreilles sont ouvertes et nous devons prendre conscience du danger que nous côtoyons. Notre vie est en danger et nous devons vraiment changer de pratique surtout que l'usage de ces produits dégrade nos sols et les rendent pauvre au file des années », ont - ils reconnu avant de rassurer de partager le message pour une large prise de conscience afin de contribuer à ce que, la grande masse vire désormais vers l'adoption des mesures agro-écologiques pour le bien de la planète. Ils ont par ailleurs plaidé que l'ONG Yilaa initie de pareils ateliers au profit des consommateurs et des commerçants car « Ce sont eux qui exigent de nous la qualité extérieure ou physique des produits », ajoutent - ils.

Soulignons que cet atelier tenu ce lundi 12 janvier 2026 à Dangbo a connu la présence des responsables communaux et départementaux des organisations paysannes et des structures déconcentrées de l'État.

Jérôme Tagnon

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