vendredi 9 janvier 2026

Campagnes électorales : quand la politique prend des airs de fête populaire.

 



À quelques heures de la clôture de la campagne électorale en vue des élections communales et législatives du 11 janvier 2026, une atmosphère singulière règne dans les villages, hameaux et arrondissements des 19e, 20e , 21ᵉ et 22ᵉ circonscriptions électorales. Loin des tensions redoutées, le terrain offre plutôt le visage d’une véritable fête populaire, où la ferveur politique s’exprime dans la joie, la danse et les chants.

Dans les rues, sur les places publiques et le long des axes secondaires, militants et militantes des partis politiques en lice se mobilisent massivement. Drapés aux couleurs de leurs formations respectives, ils déambulent en groupes compacts, scandant des slogans, entonnant des chants de campagne et exécutant des pas de danse au rythme des fanfares improvisées. L’espace public devient ainsi une scène ouverte où la politique se vit comme un moment de communion collective.

Une liesse populaire sans heurts

Partout où ils passent, les messages sont clairs et répétés avec enthousiasme : « Votez pour mon parti », « Le développement passe par notre choix ». Mais ces appels se font dans un esprit de convivialité et de respect mutuel. Selon les constats faits sur le terrain par plusieurs observateurs, aucun incident majeur n’a été signalé. Ni injures, ni menaces, encore moins d’affrontements : la campagne se déroule dans une ambiance apaisée et bon enfant.

Cette dynamique tranche avec les appréhensions souvent associées aux périodes électorales, parfois perçues comme des moments de crispation et de tensions. Ici, au contraire, la compétition politique semble se transformer en une saine émulation, où chaque camp tente de séduire l’électorat par la mobilisation festive plutôt que par la confrontation.

Une campagne aux couleurs de fin d’année

Il convient également de souligner que cette campagne électorale coïncide avec la période des fêtes de fin d’année. Une conjoncture qui renforce l’atmosphère de réjouissance et contribue à la tonalité festive observée dans les localités concernées. La musique, les danses et les rassemblements rappellent par moments les célébrations traditionnelles, donnant à la campagne une dimension culturelle et sociale marquée.

Chacun, à sa manière, « bat le terrain », allant à la conquête des électeurs dans un esprit de fair-play. La politique descend ainsi dans la rue, se mêle au quotidien des populations et prend les allures d’un rendez-vous populaire où l’expression démocratique rime avec joie et partage.

À l’approche du scrutin, cette effervescence festive apparaît comme un signal fort : celui d’une démocratie vivante, portée par des citoyens engagés, déterminés à faire entendre leur voix dans la paix et la convivialité.


Ernest LATOUNDJI

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Élections couplées du 11 janvier 2026 : la CBDH outille ses moniteurs pour une surveillance accrue des droits de l’Homme.

 



À quelques jours des élections communales et législatives couplées prévues pour le 11 janvier 2026, la Commission béninoise des droits de l’Homme (CBDH) entre dans la phase opérationnelle de son dispositif d’observation électorale. Ce jeudi 8 janvier 2026, l’institution a organisé, de façon simultanée dans plusieurs localités du pays, une session de formation intensive à l’intention des 164 moniteurs retenus pour le suivi du processus électoral. Issus de l’ensemble des départements du Bénin, ces moniteurs sont déployés sur toute l’étendue du territoire national, avec pour mission d’assurer une présence effective dans les 77 communes. Cette couverture nationale vise à garantir une veille permanente et à permettre à la CBDH de recueillir, en temps réel, des informations fiables sur d’éventuelles atteintes aux libertés fondamentales, des dysfonctionnements ou des incidents susceptibles d’entacher la transparence du scrutin._ 


Un renforcement technique pour un monitoring conforme aux standards internationaux

La journée du 8 janvier est consacrée au renforcement des capacités techniques des observateurs de terrain. Réunis dans leurs zones d’intervention respectives, les moniteurs ont été formés aux indicateurs de monitoring électoral fondés sur les normes internationales relatives aux droits de l’Homme en période électorale.

Cette session a également été marquée par la remise officielle des kits de monitoring. Composés d’outils de collecte de données, de documents de référence et de guides de surveillance, ces équipements constituent le socle du travail des moniteurs. Ils leur permettront de consigner, de manière méthodique, rigoureuse et impartiale, les observations faites sur le terrain.

Une mobilisation au service d’élections apaisées

À travers ce dispositif, la CBDH ambitionne un monitoring « efficient et crédible ». Il s’agit, d’une part, de documenter objectivement le déroulement du scrutin et, d’autre part, de contribuer à la prévention des tensions électorales, en veillant au respect des droits civils et politiques de chaque citoyen.

En déployant ces 164 moniteurs sur le terrain, la Commission béninoise des droits de l’Homme réaffirme son rôle central dans la consolidation de la démocratie au Bénin. Les rapports attendus à l’issue du scrutin du 11 janvier 2026 devront refléter fidèlement la réalité observée et servir de levier pour le renforcement continu du système électoral béninois.


Waris SIDIKI

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Traditions et spiritualité Repenser l’identité africaine : le Bénin de Patrice Talon imprime des marques indélébiles.

 





Longtemps présentés comme des peuples sans histoire ni culture, les Africains continuent, parfois malgré eux, d’entretenir cette vision dépréciative héritée de la domination coloniale. Une perception forgée pour servir des desseins impérialistes, mais qui, bien après la fin officielle de la colonisation, demeure ancrée dans les consciences. L’Afrique peine encore à se libérer de cette emprise culturelle et spirituelle, au point que nombre de ses fils et filles caricaturent leurs propres traditions, les qualifiant de diaboliques, sataniques ou rétrogrades.

Cette aliénation culturelle, profondément enracinée, profite paradoxalement à l’ancien colon. Celui-là même qui a introduit sur le continent des croyances étrangères aux valeurs ancestrales africaines revient aujourd’hui fouler le sol africain, animé par une quête fervente de spiritualité, de sens et d’authenticité. Ce qu’il dénonçait autrefois comme barbare devient désormais objet de fascination, de recherche et même de rentabilité économique. Les traditions africaines, longtemps vilipendées, révèlent ainsi une profondeur spirituelle inégalée et une richesse culturelle jamais concurrencée.

À l’instar d’autres nations africaines lucides face à cette aberration historique, le Bénin a engagé un tournant décisif : celui du retour aux sources. Depuis 2016, sous l’impulsion d’une volonté politique affirmée, le pays s’emploie à réconcilier le Béninois avec son identité. Les actes posés sont éloquents et les faits parlent d’eux-mêmes. La restitution progressive des œuvres d’art spoliées durant la colonisation, jadis méprisées mais aujourd’hui jalousement conservées par les musées occidentaux, symbolise cette reconquête mémorielle. À cela s’ajoutent la reconnaissance constitutionnelle de la chefferie traditionnelle, la rénovation de sites et lieux sacrés, la construction de musées modernes et la valorisation du patrimoine immatériel.

Autant d’initiatives qui traduisent la vision du président Patrice Talon et de son gouvernement : reconnecter le Bénin à ses racines pour bâtir un développement cohérent, durable et authentique. Cette dynamique trouve une illustration majeure dans la restructuration de la fête du Vodun, désormais célébrée sous l’appellation « Vodun Days », et enrichie par la consultation traditionnelle du Tofa, dont les révélations, année après année, continuent de se confirmer.

Au-delà de l’événementiel, c’est une véritable vision de reconquête culturelle qui se déploie. Une reconquête fondée sur l’appropriation des valeurs ancestrales et sur l’adhésion populaire à des manifestations officielles devenues des rendez-vous internationaux majeurs, attirant des visiteurs venus des quatre coins du monde, notamment d’Occident.

Cependant, le défi majeur demeure l’appropriation de ces valeurs par la jeunesse africaine. Le système éducatif national, et plus largement africain, doit être mobilisé afin d’inculquer dès le bas âge les vertus des cultures et traditions africaines. La question essentielle que doit se poser l’Africain est simple : pourquoi ces traditions, hier diabolisées par le colon, suscitent-elles aujourd’hui autant de passion et de curiosité chez ceux-là mêmes qui les avaient combattues ?

Il est donc impératif que les peuples africains s’interrogent, se regardent en face et engagent un véritable examen de conscience. Faute de quoi, leur patrimoine culturel et spirituel continuera de se dissoudre entre les doigts de ceux-là mêmes qui sont appelés à le préserver et à le magnifier.

En s’inscrivant résolument dans cette dynamique de reconquête identitaire, le Bénin adresse un message fort à l’humanité, et plus encore à l’Afrique. Un continent qui court le risque d’une acculturation profonde et suicidaire ne saurait espérer l’émergence. Aucune nation ne peut atteindre sa plénitude sans ses racines, et toute rivière qui renie sa source est condamnée à s’assécher.

Les peuples africains, et particulièrement les Béninois, sont ainsi appelés à une réappropriation spirituelle et traditionnelle, socle indispensable d’une Afrique prospère, souveraine et fidèle à son génie propre.



Jérôme Tagnon

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Préparatifs des élections communales et législatives : la Céna reçoit des délégations du RIARC et de l’Union africaine.

 



 À trois jours des élections communales et législatives prévues pour le 11 janvier 2026, la Commission électorale nationale autonome (Céna) intensifie ses échanges avec ses partenaires internationaux. Ce jeudi 8 janvier, le président de l’institution, Sacca Lafia, a successivement accordé des audiences à des délégations du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et de l’Union africaine (UA), au siège de la Céna à Cotonou.

Le RIARC salue l’indépendance de la Céna_ 



Conduite par son président, Me René Bourgoin, la délégation du RIARC a été la première reçue, en début d’après-midi, par les membres du Conseil électoral et la Direction générale des élections. Pendant près d’une heure, les échanges ont porté sur l’état d’avancement du processus électoral, le fonctionnement de la Céna, le mécanisme de financement public des partis politiques ainsi que les réformes électorales engagées.

À l’issue de cette séance de travail tenue dans une atmosphère conviviale, le président du RIARC s’est dit pleinement satisfait des informations reçues. Il a notamment salué le caractère indépendant de la Céna et son rôle central dans la répartition des fonds publics destinés au financement des partis politiques.

« Il est fondamental que cette mission ne soit pas assurée par le gouvernement, mais par une institution autonome. C’est un gage de transparence et d’équité qu’il convient de saluer », a déclaré Me René Bourgoin, rappelant que la présence du RIARC au Bénin s’inscrit dans la tradition de supervision et d’accompagnement de la couverture médiatique des processus électoraux sur le continent.

L’Union africaine en mission d’observation

Peu après le départ de la délégation du RIARC, la Céna a accueilli celle de l’Union africaine, conduite par l’Ambassadeur Calixte Aristide Mbari. Comme lors de la première audience, les discussions ont porté sur les préparatifs du scrutin, les mécanismes institutionnels en place et les efforts consentis pour garantir l’inclusivité et la transparence du processus électoral.

Face à la presse, le chef de mission de l’UA a rappelé que cette visite s’inscrit dans le mandat de l’organisation continentale, qui vise à accompagner les États membres dans l’organisation d’élections crédibles et apaisées.

« L’Union africaine observe et accompagne les élections afin de contribuer à la consolidation de la démocratie sur le continent. Nous avons rencontré la Céna pour apprécier le niveau de préparation du scrutin et nous assurer que toutes les conditions sont réunies pour des élections sereines », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que, au regard des informations reçues, « rien n’a été laissé au hasard dans la préparation de ce double scrutin ».

Sacca Lafia rassure sur le bon déroulement du scrutin

Au terme des deux audiences, le président de la Céna s’est exprimé devant les journalistes pour rassurer l’opinion publique. Sacca Lafia a souligné le caractère habituel de ces visites d’organisations internationales en période électorale et réaffirmé l’engagement de la Céna à garantir des élections transparentes, paisibles et crédibles.

« Nous leur avons présenté l’ensemble des activités pré-électorales menées en 2025, ainsi que l’accompagnement reçu du gouvernement. Aujourd’hui, nous sommes extrêmement prêts », a-t-il assuré.

Le président de la Céna a également précisé que le déploiement du matériel électoral a déjà commencé. « Les camions quittent Cotonou dès ce jeudi soir. Les 8, 9 et 10 janvier seront consacrés à la distribution du matériel sur toute l’étendue du territoire afin que tout soit en place avant 7 heures le dimanche », a-t-il indiqué.

Et de conclure, confiant : « Du côté de la Céna, tout se passera bien ».


Ernest LATOUNDJI

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Élections du 11 janvier 2026 : Sacca Lafia et Édouard Loko au front pour une synergie CENA-presse

 




À quelques jours des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, le Bénin renforce les garde-fous de sa démocratie. Ce jeudi 8 janvier 2026, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a accueilli la délégation des présidents des instances africaines de régulation des médias, membres du RIARC, dans une rencontre stratégique placée sous le sceau de la coopération entre l’organe électoral et la presse.


Reçue par le président de la CENA, Sacca Lafia, en présence du Directeur général des élections et des cadres de l’institution, la délégation était conduite par le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko. Ensemble, les deux responsables ont mis en lumière l’enjeu central de cette mission : garantir une information électorale responsable, équilibrée et au service de la transparence du scrutin.


Au cours des échanges, Sacca Lafia a présenté le rôle déterminant de la CENA dans la préparation, l’organisation et la supervision des élections, insistant sur la nécessité d’un environnement médiatique apaisé pour préserver la crédibilité du processus électoral. Il a rappelé que la régularité du vote et la confiance des citoyens passent aussi par une couverture médiatique rigoureuse, respectueuse des règles et des principes démocratiques.


De son côté, Édouard Loko a souligné l’importance du cadre de régulation mis en place par la HAAC pour encadrer la campagne médiatique, garantir l’équité entre les acteurs politiques et prévenir les dérives susceptibles de fragiliser la paix sociale. La rencontre a permis de démontrer la complémentarité entre la CENA et l’organe de régulation des médias, deux institutions clés appelées à travailler en synergie.


Prenant la parole au nom de la délégation, Me René Bourgoin, président du RIARC, a salué la qualité des échanges et l’ouverture des autorités béninoises, mettant en avant l’exemple du Bénin en matière de collaboration entre institutions électorales et régulateurs des médias.


À l’heure des grands choix démocratiques, la synergie entre la CENA et la presse n’est plus une option mais une exigence. C’est à ce prix que l’information électorale peut servir la transparence, préserver la paix sociale et renforcer la confiance des citoyens dans les urnes.


    M.H.

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Vodoun Days 2026 : Patrice Talon au cœur de la célébration du Vodoun à Ouidah

 



Les Vodoun Days 2026 ont officiellement démarré ce jeudi 8 janvier sur le site touristique de Ouidah, lançant trois jours intenses de célébration culturelle et spirituelle, prévus les 8, 9 et 10 janvier. Pour cette journée inaugurale, la présence du Président de la République, Patrice Talon, a donné un relief particulier à l’événement, soulignant l’importance accordée par l’État à la valorisation du patrimoine vodoun.


Dès les premières heures, la ville historique a vibré au rythme des rites, des danses et des chants portés par les fidèles des différents cultes vodoun, venus exprimer, dans toute leur diversité, la richesse d’une tradition ancestrale vivante. Les places publiques, notamment la nouvelle place Ninsouxwé, ont été animées par une ferveur populaire qui traduit l’attachement profond des communautés à leur héritage spirituel.


Aux côtés du Chef de l’État, plusieurs hautes autorités ont marqué de leur présence cette ouverture solennelle. Il s’agit notamment de Romuald Wadagni, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, de Jean-Michel Abimbola, ministre de la Culture, ainsi que de Mahougnon Kakpo, président du Comité des Rites Vodoun du Bénin. Leur participation témoigne de la volonté gouvernementale d’accompagner et de structurer la promotion du Vodoun comme pilier de l’identité nationale et levier de rayonnement culturel.


Par sa présence effective sur les lieux, Patrice Talon réaffirme sa vision d’un Bénin fier de ses racines et résolument ouvert au monde. Les Vodoun Days, devenus au fil des éditions un rendez-vous incontournable, s’inscrivent dans cette dynamique de reconnaissance, de transmission et de dialogue entre traditions et modernité.


Pendant trois jours, Ouidah se transforme ainsi en capitale spirituelle, offrant au monde une vitrine authentique du Vodoun béninois. Sous l’impulsion du Président Patrice Talon, cette célébration s’impose comme un symbole fort de la réappropriation culturelle et de la valorisation durable du patrimoine immatériel du Bénin.


      M.H.

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Élections du 11 janvier 2026 : le Bénin expose son modèle de régulation médiatique aux régulateurs africains

 




À la veille des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, le Bénin s’impose comme un laboratoire africain de la régulation des médias en période électorale. Sur invitation du président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Édouard Loko, plusieurs présidents d’instances africaines de régulation des médias séjournent à Cotonou dans le cadre d’une mission d’observation de la couverture médiatique du scrutin.


Conduite sous l’égide du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC), cette mission vise à s’imprégner du dispositif mis en place par la HAAC pour encadrer la campagne médiatique des élections couplées. Une démarche qui traduit l’intérêt croissant des régulateurs africains pour l’expérience béninoise en matière de gestion équitable, transparente et apaisée de l’espace médiatique en période électorale.


Ce jeudi 8 janvier 2026, une séance de travail s’est tenue au siège de la HAAC, réunissant notamment René Bourgoin, président de la HACA de Côte d’Ivoire et président en exercice du RIARC, Latifa Akharbach, présidente de la HACA du Maroc, José Richard Pouambi, président du Haut Conseil de la Communication de la Centrafrique, ainsi que Mamadou Oumar Ndiaye, président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) du Sénégal et président en exercice du REFRAM.


Au cours des échanges, le président Édouard Loko et les conseillers de la HAAC ont présenté en détail le mécanisme béninois de régulation de la campagne médiatique, fondé sur l’équité d’accès aux médias, le respect des règles professionnelles et la prévention des dérives susceptibles de compromettre la paix sociale. Les préoccupations soulevées par les délégations étrangères ont trouvé des réponses jugées satisfaisantes, illustrant la maîtrise du dispositif par l’institution béninoise.


Cette mission d’observation s’inscrit dans une dynamique de coopération sud-sud et de partage de bonnes pratiques, essentielle au renforcement des processus démocratiques sur le continent. Elle consacre également la HAAC du Bénin comme un acteur de référence dans l’encadrement médiatique des élections, contribuant ainsi à la crédibilité et à la sérénité du processus électoral.


À quelques jours du scrutin, le message est clair : au Bénin, la démocratie se construit aussi par une régulation responsable et équilibrée des médias, pilier indispensable d’élections libres, transparentes et apaisées.


      Marcellin HOUNSA

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