À Cotonou, la formation organisée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie, s’est achevée après quatre jours d’échanges intenses sur la couverture médiatique des élections. Cette initiative visait à renforcer les compétences des journalistes afin de garantir une information de qualité et un traitement équilibré des enjeux électoraux.
Les travaux ont porté sur le rôle central des médias en période électorale. Au-delà de leur mission d’information, les journalistes ont été rappelés à leur responsabilité en tant qu’acteurs de la transparence et de l’apaisement du débat public. Les modules abordés ont également mis l’accent sur les défis liés à la logistique électorale, la centralisation des résultats et le cadre juridique encadrant les contentieux électoraux. L’objectif : permettre aux professionnels des médias de mieux comprendre les mécanismes juridiques afin d’éviter les approximations et de renforcer la crédibilité de leurs productions.
La déontologie journalistique a occupé une place centrale dans les discussions.
Vérification des sources, respect du pluralisme, équilibre dans le traitement de l’information et responsabilité dans le choix des mots ont été présentés comme des principes incontournables, particulièrement à l’ère des réseaux sociaux où la circulation rapide de l’information peut amplifier les risques de désinformation.
Dans son allocution de clôture, le Secrétaire Général de la HAAC, François AWOUDO, a souligné que la formation n’était qu’une étape. « La mission continue. Les prochaines échéances électorales seront le véritable terrain d’évaluation de nos acquis. Puisse chacun repartir avec la ferme conviction d’exercer son métier avec encore plus de rigueur, d’éthique et de professionnalisme », a-t-il déclaré.
De son côté, la Directrice de Cabinet du Président de la HAAC, Katia U. KEREKOU-LAOUROU, a insisté sur le rôle stratégique des médias dans le processus démocratique. Selon elle, les journalistes ne sont pas de simples observateurs en période électorale : ils contribuent à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions en produisant une information fiable et équilibrée. Elle a également rappelé l’importance de la maîtrise du cadre juridique pour éviter toute diffusion susceptible de fragiliser la paix sociale.
Au terme de cette formation, les participants repartent mieux outillés pour une couverture professionnelle des élections générales de 2026. L’ambition demeure claire : faire des médias béninois des références en matière d’éthique, de responsabilité et de crédibilité, au service d’une démocratie renforcée et apaisée.
Ernest LATOUNDJI


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