( Les dix piliers pour transformer la commune )
La salle de délibération de la mairie de Pobè a servi de cadre, ce Jeudi, à la cérémonie officielle de passation de charge entre le maire sortant Simon Dinan Adébayo et son successeur, le Professeur KOUCHADÉ Adéyèmi Clément. Un moment solennel marqué par un discours de vérité et d’engagement, dans lequel l’édile entrant a clairement posé les jalons de son action : priorité au développement structurant, à la mobilisation des ressources et à une gouvernance axée sur les résultats.
Continuité, mais cap sur l’efficacité
Devant un parterre d’autorités politico-administratives, de partenaires techniques et financiers, de chefs traditionnels et religieux, ainsi que des populations, le nouveau maire a tenu à saluer le travail de son prédécesseur, DINAN Adebayo, désormais conseiller communal. Les acquis de la mandature 2020-2026, a-t-il reconnu, constituent un socle sur lequel il entend « bâtir, corriger, renforcer et innover ».
Pour autant, le message est sans ambiguïté : « Le temps de la compétition électorale est terminé. Le temps du développement commence maintenant. » Plus qu’un changement d’homme, le maire évoque une continuité stratégique, portée par une exigence accrue de performance et de redevabilité.
Modernisation et transparence en ligne de mire
Au cœur des priorités immédiates figurent la modernisation de l’administration communale et la transparence dans la gestion. Le nouveau locataire de l’hôtel de ville entend impulser une culture de gouvernance fondée sur la rigueur, la méthode et l’action mesurable.
L’assainissement du cadre de vie et l’entretien des infrastructures existantes constituent également des axes majeurs. L’objectif affiché : faire de Pobè une commune « plus propre, plus dynamique, plus attractive et plus solidaire ».
Dix piliers pour transformer la commune
La vision du maire s’articule autour de dix piliers stratégiques, avec en tête la mobilisation de financements conséquents de l’État pour l’aménagement durable des pistes rurales stratégiques et des rues urbaines.
Parmi les projets phares annoncés :
La poursuite du lotissement des zones non agricoles et la restructuration des quartiers non planifiés à travers des comités locaux inclusifs ;
La création de trois pôles économiques à Obèlè, Igbokofin et Agbélé, adossés au développement d’une zone franche industrielle à Onigbolo ;
La valorisation du patrimoine culturel, notamment l’érection de la statue d’Oranyan et la réhabilitation de la mémoire des rois résistants AKANGBÈ et OTUTUBIODJO ;
La négociation pour le déclassement de certains domaines en vue de réaliser des infrastructures sociocommunautaires majeures ;
La dynamisation de la filière palmier à huile et la promotion d’autres filières agricoles créatrices de richesses et d’emplois ;
La création d’un marché de produits frais à Ahoyéyé ;
La mise en place d’une maison de retraite en faveur des personnes âgées.
Mobilisation des ressources : l’urgence vitale.
Au-delà des ambitions structurelles, le maire a insisté sur une urgence : accroître la mobilisation des ressources propres de la commune. Il en appelle à la franche collaboration de l’administration communale et à l’implication de tous les conseillers, majorité comme minorité.
« La diversité d’opinions n’est pas une faiblesse ; elle est une richesse lorsqu’elle est mise au service de l’intérêt général », a-t-il souligné, dans une main tendue à l’ensemble des forces vives locales.
Inclusion et responsabilité collective
Dans son allocution, le Professeur Kouchadé Adéyèmi Clément a également adressé des messages ciblés : à la jeunesse, qu’il invite à s’engager ; aux femmes, dont il reconnaît le rôle central dans le développement local ; aux cadres et partenaires techniques, appelés à travailler avec méthode et vision.
Promettant une mandature « de la responsabilité, de l’action mesurable et des résultats visibles », le nouveau maire se veut rassembleur. Aucun arrondissement ne sera laissé pour compte, a-t-il assuré, inscrivant la solidarité et le consensus comme principes directeurs de son action.
À Pobè, l’heure n’est donc plus aux discours de campagne, mais à l’épreuve des faits. Les priorités sont clairement définies ; reste désormais à transformer les engagements en réalisations concrètes au bénéfice des populations.
Ernest LATOUNDJI


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